"Les raids israéliens ont fait trois morts, deux du Hezbollah et un Iranien", a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) dimanche, assurant que les frappes ont visé des positions des forces iraniennes et du Hezbollah dans le secteur de Aqraba, au sud-est de Damas.

L'armée israélienne avait indiqué durant la nuit avoir mené avec succès des frappes en Syrie visant à empêcher une attaque iranienne sur son sol. L'aviation israélienne "a été en mesure d'empêcher une tentative iranienne de la force al-Quods (unité d'élite des Gardiens de la Révolution, ndlr) de mener une attaque depuis la Syrie contre des cibles dans le nord d'Israël avec des drones tueurs", a déclaré aux journalistes un porte-parole de l'armée, Jonathan Conricus.

"Plusieurs cibles terroristes et installations militaires appartenant à la force al-Quods ainsi qu'à des milices chiites" avaient été visées par l'aviation israélienne, qui a déjà mené des centaines de frappes en Syrie depuis le début de la guerre dans ce pays en 2011. Du côté syrien, une source militaire citée par l'agence de presse officielle Sana a assuré que la défense antiaérienne de l'armée syrienne était entrée samedi soir en action pour contrer des "missiles israéliens" en provenance du Golan et visant les environs de Damas, précisant que la plupart avaient été abattus avant d'atteindre leurs cibles.

"La majorité des missiles israéliens ennemis ont été détruits avant d'atteindre leurs objectifs", a affirmé la source. Quelques heures après ces frappes en Syrie, un drone est tombé dimanche au Liban peu avant l'aube et un autre a explosé dans la banlieue sud de la capitale Beyrouth, bastion du Hezbollah.

Un responsable du mouvement chiite n'était pas en mesure de dire si les drones étaient israéliens, mais le Premier ministre libanais Saad Hariri a dénoncé dimanche une "agression" israélienne menaçant la "stabilité régionale". La chute des deux drones aurait endommagé un centre des médias du Hezbollah.