Ce texte, qui peut encore évoluer, a été envoyé mercredi à une dizaine de gouvernements participant dimanche à Bruxelles à un mini-sommet censé apporter des réponses au défi migratoire.

"Des mesures unilatérales et non coordonnées seraient non seulement moins efficaces, mais elles porteraient gravement atteinte au processus d'intégration européenne et mettraient en péril les acquis de Schengen", explique ce projet de document qu'ont pu consulter les quotidiens allemands Handelsblatt et Suddeutsche Zeitung.

Sur le plan intérieur, des contrôles d'identité seraient effectués dans les aéroports, gares ferroviaires et routières. Et les demandeurs d'asile risqueraient "une amende" s'ils ne restent pas dans le pays où ils ont été enregistrés, selon ce document.

"Il n'existe pas de droit qui autorise à déposer une demande d'asile dans le pays qui convient" le mieux aux migrants, soutient ce texte.

Ces mesures permettraient notamment à la chancelière allemande Angela Merkel de calmer les tensions au sein même de son gouvernement face à la ligne dure de son ministre de l'Intérieur qui menace de "refouler" les migrants arrivant aux frontières allemandes faute de solution européenne d'ici au sommet européen de fin juin.

Ce document liste également des mesures contraignantes aux frontières de l'Europe.

L'agence européenne Frontex, chargée de la surveillance des frontières extérieures de l'UE, deviendrait une "véritable police européenne aux frontières aux compétences propres pour protéger les frontières extérieures de l'UE", un souhait réclamé de longue date par l'Italie.

Pour l'aider dans cette tâche, elle verrait ses effectifs augmenter bien plus rapidement que prévu: d'ici 2020, quelque 10.000 agents devraient y être associés.

Enfin, l'actuel Bureau européen d'appui pour l'asile (EASO), serait transformé en une entité supranationale en charge de la gestion des demandeurs d'asile, une mesure envisagée par Bruxelles depuis plusieurs années.

Elle pourrait ainsi directement examiner de manière indépendante des demandes d'asile depuis l'extérieur des frontières européennes sous la forme de "plateformes régionales de débarquement" en dehors du territoire de l'Union pour les migrants secourus en mer.

Dimanche, les dirigeants français, allemand italien, grec, maltais, espagnol, autrichien, bulgare, belge et néerlandais, sont invités par le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, à Bruxelles pour travailler à des solutions européennes en vue du Conseil européen des 28-29 juin, dont la migration constitue l'un des principaux thèmes.

Ce sujet reste au coeur des tensions entre Européens dont les divergences se sont illustrées récemment par l'errance en Méditerranée de l'Aquarius, ce navire avec 630 migrants à son bord, auquel l'Italie a refusé d'ouvrir ses ports en dénonçant le manque de solidarité de ses voisins européens face à la pression migratoire.

Ce texte, qui peut encore évoluer, a été envoyé mercredi à une dizaine de gouvernements participant dimanche à Bruxelles à un mini-sommet censé apporter des réponses au défi migratoire."Des mesures unilatérales et non coordonnées seraient non seulement moins efficaces, mais elles porteraient gravement atteinte au processus d'intégration européenne et mettraient en péril les acquis de Schengen", explique ce projet de document qu'ont pu consulter les quotidiens allemands Handelsblatt et Suddeutsche Zeitung.Sur le plan intérieur, des contrôles d'identité seraient effectués dans les aéroports, gares ferroviaires et routières. Et les demandeurs d'asile risqueraient "une amende" s'ils ne restent pas dans le pays où ils ont été enregistrés, selon ce document."Il n'existe pas de droit qui autorise à déposer une demande d'asile dans le pays qui convient" le mieux aux migrants, soutient ce texte.Ces mesures permettraient notamment à la chancelière allemande Angela Merkel de calmer les tensions au sein même de son gouvernement face à la ligne dure de son ministre de l'Intérieur qui menace de "refouler" les migrants arrivant aux frontières allemandes faute de solution européenne d'ici au sommet européen de fin juin.Ce document liste également des mesures contraignantes aux frontières de l'Europe.L'agence européenne Frontex, chargée de la surveillance des frontières extérieures de l'UE, deviendrait une "véritable police européenne aux frontières aux compétences propres pour protéger les frontières extérieures de l'UE", un souhait réclamé de longue date par l'Italie.Pour l'aider dans cette tâche, elle verrait ses effectifs augmenter bien plus rapidement que prévu: d'ici 2020, quelque 10.000 agents devraient y être associés. Enfin, l'actuel Bureau européen d'appui pour l'asile (EASO), serait transformé en une entité supranationale en charge de la gestion des demandeurs d'asile, une mesure envisagée par Bruxelles depuis plusieurs années.Elle pourrait ainsi directement examiner de manière indépendante des demandes d'asile depuis l'extérieur des frontières européennes sous la forme de "plateformes régionales de débarquement" en dehors du territoire de l'Union pour les migrants secourus en mer.Dimanche, les dirigeants français, allemand italien, grec, maltais, espagnol, autrichien, bulgare, belge et néerlandais, sont invités par le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, à Bruxelles pour travailler à des solutions européennes en vue du Conseil européen des 28-29 juin, dont la migration constitue l'un des principaux thèmes.Ce sujet reste au coeur des tensions entre Européens dont les divergences se sont illustrées récemment par l'errance en Méditerranée de l'Aquarius, ce navire avec 630 migrants à son bord, auquel l'Italie a refusé d'ouvrir ses ports en dénonçant le manque de solidarité de ses voisins européens face à la pression migratoire.