Child Focus aurait appris de deux familles qu'elles avaient perdu l'un de leurs enfants. Le premier est un petit garçon d'un an et demi, mort parce qu'il était sous-alimenté, et un autre qui a été signalé par l'intermédiaire de la famille du père et dont les raisons du décès ne sont pas précisées.
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Child Focus aurait appris de deux familles qu'elles avaient perdu l'un de leurs enfants. Le premier est un petit garçon d'un an et demi, mort parce qu'il était sous-alimenté, et un autre qui a été signalé par l'intermédiaire de la famille du père et dont les raisons du décès ne sont pas précisées."Nous ne pouvons pas vérifier sur place, mais nous savons depuis longtemps qu'il n'y a pas assez de moyens dans ces camps pour nourrir et soigner les enfants de manière adéquate ", dit Heidi De Pauw, directrice de Child Focus dans De Morgen. L'organisation est en contact avec les familles de 51 enfants de combattants étrangers de l'EI.Selon le dernier rapport des Nations Unies, 70 000 personnes vivent dans le camp d'Al-Hol, en majorité des femmes et des enfants. Depuis la chute de Baghouz, les autorités kurdes estiment qu'il y a environ 6 500 enfants de combattants étrangers dans ce camp. L'un des enfants belges signalés comme gravement blessés s'y trouve. Son frère de trois ans serait lui aussi blessé, mais ne peut être soigné, car il n'y aurait pas d'analgésique dans le camp. La soeur de la mère de ces enfants veut que la Belgique intervienne et, avec trois belles-soeurs, vient d'écrire une lettre au gouvernement. Elles sont conscientes que S.H. (la mère) et son mari ont commis une grave erreur en rejoignant IS et ne cachent pas le fait que le père est même apparu dans une vidéo de propagande. "Les combattants méritent d'être punis", disent les tantes à l'unanimité. "Mais ces enfants ne devraient pas payer pour les erreurs de leurs parents, n'est-ce pas ?" Elles ne comprennent donc pas que la Belgique n'aille pas chercher les enfants au plus vite. "Même maintenant que l'EI est réduit à rien, la position du gouvernement belge n'a pas changé. Il estime toujours que les enfants de moins de 10 ans ont le droit de revenir, mais seulement si leurs parents ne les accompagnent pas et s'ils se présentent à une ambassade ou un consulat. La Belgique ne veut pas s'occuper activement des enfants des combattants de l'EI qui se trouvent dans les camps." dit encore De Morgen.Pourtant les Kurdes syriens insistent pour que les pays reprennent leurs combattants capturés, y compris les enfants. Pour Abdel Karim Omar, président de la Commission des affaires étrangères du Gouvernement autonome de la Syrie du Nord, "si ces enfants ne sont pas rééduqués et réintégrés dans leur société d'origine, ils sont de futurs terroristes potentiels". D'autres voies s'élèvent également pour dénoncer ce qu'il estime une négligence coupable.