L'automobile européenne, le high-tech chinois, les migrants latinos arrivés du Mexique... Difficile, de prime abord, de saisir le trait reliant les cibles toujours plus nombreuses du président américain. Derrière l'ire de Donald Trump, on trouve néanmoins systématiquement la peur d'être floué dans les grands échanges commerciaux et l'angoisse absolue de voir la suprématie de sa belle Amérique remise en question. Dans tous les cas, il flatte son électorat populaire qui lui a donné les clés de la Maison-Blanche pour "make America great again". Et tant pis si son pari de réindustrialiser les Etats-Unis a échoué. Pour autant, si le président milliardaire peut paraître sans limites, l'homme sait faire preuve de pragmatisme. Après force rodomontades, Trump s'est ainsi radouci lors de sa rencontre avec le président chinois, Xi Jinping, lors du dernier G20 au Japon, annonçant la relance des négociations commerciales entre les deux pays et esquissant même un possible retour en grâce de l'équipementier télécoms Huawei sur le sol américain.
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