Emmanuel macron n'aura pas craqué, il a tenu bon face à une Marine Le Pen qui s'était apparemment donné comme objectif de le faire sortir de ses gonds en l'attaquant tous azimuts rapporte Le Parisien. "Marine Le Pen espère ainsi démontrer que Macron, trop émotif, n'a pas la stature d'un président de la République", écrit le quotidien français.

Au cours de ce débat de l'entre-deux tours, Marine Le Pen a attaqué à de multiples reprises son adversaire Macron, tour à tour sur son jeune âge, son manque d'expérience en politique, le fait qu'il ne maîtrisait pas ses dossiers...Une tactique pour le pousser jusque dans ses derniers retranchements afin qu'il perde son sang-froid et qu'il soit discrédité aux yeux des électeurs français.

Selon le psychologue Didier Pleux auteur du livre "Exprimer sa colère sans perdre le contrôle" (Editions Odile Jacob), dire à quelqu'un de (plutôt) calme qu'il est énervé suffirait à mettre le feu aux poudres et à réellement mettre en colère la personne accusée. Un mécanisme psychologique qui repose sur une certaine logique. Avec comme conséquences que les arguments de la personne en colère auront moins de poids. La personne fâchée sera moins prise au sérieux que si elle reste de marbre.

Le spécialiste explique ce mécanisme au HuffPost : "C'est une bonne stratégie lorsque la personne en face de soi est impulsive et à tendance à s'énerver facilement. Quand on lui dit 'calme-toi, tu es énervé' alors qu'elle ne l'est pas, cela va amorcer une sorte de sentiment d'injustice. Cette personne va se dire: 'ce n'est pas logique, je suis resté calme, j'ai fait des efforts pour ne pas perdre mon sang-froid et il me dit que je m'énerve, c'est un mensonge'". Il s'agit également d'un moyen de discréditer la personne en question et de la faire passer pour quelqu'un d'instable et qui n'est pas maître d'elle-même.

Répondre par le sarcasme

Le psychologue ajoute : "La fragilité du candidat serait qu'il pense que s'il ne fait pas de coup bas, l'autre n'en fera pas non plus. Erreur. Pour ne pas se laisser avoir et être déstabilisé, il faut simplement qu'il se prépare à ce que Marine Le Pen dise des vacheries. S'il sait qu'elle va dire des mensonges, faire des attaques ad hominem, plutôt que de parler de son programme, il ne sera pas surpris et sera plus à même de passer outre, de répondre par le sarcasme ou l'humour". La candidate d'extrême droite ne pourra alors pas l'accuser de perdre son sang-froid, sans révéler au grand jour sa propre agressivité.

Le Huffington Post rapelle que la stratégie de Marine Le Pen est similaire à celle utilisée en 2007 par Nicolas Sarkozy lors du débat l'opposant à Ségolène Royal. Face à ce que la candidate socialiste qualifiait elle-même de "colère saine", le candidat UMP avait pris plaisir à enfoncer le clou. "Je ne sais pas pourquoi Madame Royal, d'habitude calme, a perdu ses nerfs", avait déclaré le futur chef de l'État, avec ironie.

Emmanuel macron n'aura pas craqué, il a tenu bon face à une Marine Le Pen qui s'était apparemment donné comme objectif de le faire sortir de ses gonds en l'attaquant tous azimuts rapporte Le Parisien. "Marine Le Pen espère ainsi démontrer que Macron, trop émotif, n'a pas la stature d'un président de la République", écrit le quotidien français. Au cours de ce débat de l'entre-deux tours, Marine Le Pen a attaqué à de multiples reprises son adversaire Macron, tour à tour sur son jeune âge, son manque d'expérience en politique, le fait qu'il ne maîtrisait pas ses dossiers...Une tactique pour le pousser jusque dans ses derniers retranchements afin qu'il perde son sang-froid et qu'il soit discrédité aux yeux des électeurs français.Selon le psychologue Didier Pleux auteur du livre "Exprimer sa colère sans perdre le contrôle" (Editions Odile Jacob), dire à quelqu'un de (plutôt) calme qu'il est énervé suffirait à mettre le feu aux poudres et à réellement mettre en colère la personne accusée. Un mécanisme psychologique qui repose sur une certaine logique. Avec comme conséquences que les arguments de la personne en colère auront moins de poids. La personne fâchée sera moins prise au sérieux que si elle reste de marbre.Le spécialiste explique ce mécanisme au HuffPost : "C'est une bonne stratégie lorsque la personne en face de soi est impulsive et à tendance à s'énerver facilement. Quand on lui dit 'calme-toi, tu es énervé' alors qu'elle ne l'est pas, cela va amorcer une sorte de sentiment d'injustice. Cette personne va se dire: 'ce n'est pas logique, je suis resté calme, j'ai fait des efforts pour ne pas perdre mon sang-froid et il me dit que je m'énerve, c'est un mensonge'". Il s'agit également d'un moyen de discréditer la personne en question et de la faire passer pour quelqu'un d'instable et qui n'est pas maître d'elle-même.Répondre par le sarcasmeLe psychologue ajoute : "La fragilité du candidat serait qu'il pense que s'il ne fait pas de coup bas, l'autre n'en fera pas non plus. Erreur. Pour ne pas se laisser avoir et être déstabilisé, il faut simplement qu'il se prépare à ce que Marine Le Pen dise des vacheries. S'il sait qu'elle va dire des mensonges, faire des attaques ad hominem, plutôt que de parler de son programme, il ne sera pas surpris et sera plus à même de passer outre, de répondre par le sarcasme ou l'humour". La candidate d'extrême droite ne pourra alors pas l'accuser de perdre son sang-froid, sans révéler au grand jour sa propre agressivité.Le Huffington Post rapelle que la stratégie de Marine Le Pen est similaire à celle utilisée en 2007 par Nicolas Sarkozy lors du débat l'opposant à Ségolène Royal. Face à ce que la candidate socialiste qualifiait elle-même de "colère saine", le candidat UMP avait pris plaisir à enfoncer le clou. "Je ne sais pas pourquoi Madame Royal, d'habitude calme, a perdu ses nerfs", avait déclaré le futur chef de l'État, avec ironie.