"Le haut commandement de l'armée annonce la fermeture de l'espace aérien pour les avions et tout drone au-dessus du nord-ouest de la Syrie et surtout au-dessus de la région d'Idleb", a rapporté l'agence de presse officielle Sana, citant une source militaire.

"Tout avion qui viole notre espace aérien sera traité comme un avion ennemi qui doit être abattu et empêché d'atteindre ses objectifs", a ajouté la source citée par Sana.

Cette annonce a eu lieu peu avant celle d'Ankara, qui a dit dimanche avoir lancé une offensive militaire contre le régime syrien à Idleb, après "la vile attaque du 27 février à Idleb" ayant tué 34 de ses soldats.

Depuis vendredi, 74 soldats syriens ont été tués dans des bombardements de la Turquie, dont au moins 26 dans des raids de représailles menés par des drones turcs, d'après l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), qui dispose d'un vaste réseau de sources en Syrie.

Et dix membres du Hezbollah libanais, allié de Damas, ainsi quatre autres miliciens pro-Téhéran ont été tués dans les frappes d'Ankara, selon l'OSDH.

Les tensions entre la Turquie et la Syrie ont pris une tournure inquiétante ces derniers jours, certains craignant une guerre ouverte entre les deux pays. Depuis février, les accrochages directs entre les deux armées sont devenus monnaie courante.

Le ministre turc de la Défense a affirmé n'avoir "ni l'intention, ni l'envie d'entrer dans une confrontation avec la Russie". Principal soutien du régime syrien, l'aviation russe mène régulièrement des frappes dans la région d'Idleb, frontalière de la Turquie.

Avec l'aide de Moscou, le régime syrien mène ainsi depuis décembre une offensive d'envergure contre la région d'Idleb, où la Turquie, parrain de certains rebelles, dispose de plusieurs postes d'observation et a récemment massé des renforts.

L'offensive a mis à rude épreuve les relations entre la Russie et la Turquie qui avaient conclu en 2018 un accord pour éviter une offensive dans ce dernier grand bastion qui échappe à Damas.

A la faveur de cette offensive, l'armée syrienne a pu reconquérir la moitié de la province d'Idleb, selon l'OSDH. Jeudi, les rebelles soutenus par Ankara ont réussi à reprendre la ville-clé de Saraqeb, où des combats acharnés se poursuivent.

Les combats et bombardements ont provoqué une catastrophe humanitaire, faisant près d'un million de déplacés, d'après l'ONU, et tué plus de 400 civils, selon l'OSDH.

Déclenché par des manifestations pro-démocratie, le conflit en Syrie s'est complexifié au fil des ans.

La guerre a fait plus de 380.000 morts depuis 2011 et déplacé et poussé vers l'exil la moitié de la population.

Lire aussi: Syrie: l'escalade russo-turque, une menace pour l'Europe

"Le haut commandement de l'armée annonce la fermeture de l'espace aérien pour les avions et tout drone au-dessus du nord-ouest de la Syrie et surtout au-dessus de la région d'Idleb", a rapporté l'agence de presse officielle Sana, citant une source militaire."Tout avion qui viole notre espace aérien sera traité comme un avion ennemi qui doit être abattu et empêché d'atteindre ses objectifs", a ajouté la source citée par Sana.Cette annonce a eu lieu peu avant celle d'Ankara, qui a dit dimanche avoir lancé une offensive militaire contre le régime syrien à Idleb, après "la vile attaque du 27 février à Idleb" ayant tué 34 de ses soldats.Depuis vendredi, 74 soldats syriens ont été tués dans des bombardements de la Turquie, dont au moins 26 dans des raids de représailles menés par des drones turcs, d'après l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), qui dispose d'un vaste réseau de sources en Syrie.Et dix membres du Hezbollah libanais, allié de Damas, ainsi quatre autres miliciens pro-Téhéran ont été tués dans les frappes d'Ankara, selon l'OSDH.Les tensions entre la Turquie et la Syrie ont pris une tournure inquiétante ces derniers jours, certains craignant une guerre ouverte entre les deux pays. Depuis février, les accrochages directs entre les deux armées sont devenus monnaie courante. Le ministre turc de la Défense a affirmé n'avoir "ni l'intention, ni l'envie d'entrer dans une confrontation avec la Russie". Principal soutien du régime syrien, l'aviation russe mène régulièrement des frappes dans la région d'Idleb, frontalière de la Turquie.Avec l'aide de Moscou, le régime syrien mène ainsi depuis décembre une offensive d'envergure contre la région d'Idleb, où la Turquie, parrain de certains rebelles, dispose de plusieurs postes d'observation et a récemment massé des renforts.L'offensive a mis à rude épreuve les relations entre la Russie et la Turquie qui avaient conclu en 2018 un accord pour éviter une offensive dans ce dernier grand bastion qui échappe à Damas.A la faveur de cette offensive, l'armée syrienne a pu reconquérir la moitié de la province d'Idleb, selon l'OSDH. Jeudi, les rebelles soutenus par Ankara ont réussi à reprendre la ville-clé de Saraqeb, où des combats acharnés se poursuivent.Les combats et bombardements ont provoqué une catastrophe humanitaire, faisant près d'un million de déplacés, d'après l'ONU, et tué plus de 400 civils, selon l'OSDH.Déclenché par des manifestations pro-démocratie, le conflit en Syrie s'est complexifié au fil des ans.La guerre a fait plus de 380.000 morts depuis 2011 et déplacé et poussé vers l'exil la moitié de la population.Lire aussi: Syrie: l'escalade russo-turque, une menace pour l'Europe