"Je n'entrerai pas dans les détails sur nos renseignements mais ce que je peux dire, c'est que nous n'avons aucune raison de ne pas croire les informations que nous avons vues de différentes capitales alliées de l'Otan", a déclaré M. Stoltenberg à Bruxelles.

Ces pays "ont exprimé leurs inquiétudes à propos d'informations selon lesquelles l'avion pourrait avoir été abattu par la défense antiaérienne iranienne", a-t-il poursuivi. Le chef de l'Otan a souligné la nécessité "d'une enquête approfondie et d'établir la totalité des faits", et l'importance d'"une pleine coopération de la part des Iraniens dans une telle enquête".

Il s'exprimait à son arrivée à une réunion extraordinaire des ministres européens des Affaires étrangères sur les crises au Moyen-Orient et en Libye.

La catastrophe, qui a entraîné la mort de 176 personnes --essentiellement des Irano-Canadiens, mais aussi des Afghans, des Britanniques, des Suédois et des Ukrainiens--, est survenue mercredi, quelques heures après des tirs de missiles par Téhéran sur des bases utilisées par l'armée américaine en Irak.

Washington pense que l'avion a "probablement" été abattu par un missile iranien (Pompeo)

Les Etats-Unis pensent que le Boeing ukrainien qui s'est écrasé après son décollage de Téhéran a "probablement" été abattu par un missile iranien, a déclaré vendredi le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo.

"Nous croyons qu'il est probable que cet avion ait été abattu par un missile iranien", a déclaré le secrétaire d'Etat lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche, avant d'ajouter que les Etats-Unis allaient "laisser l'enquête se dérouler avant de tirer toute conclusion définitive".

Un contexte tendu

"Toute la défense antiaérienne iranienne devait être sur des charbons ardents" dans l'attente d'une éventuelle riposte américaine, fait valoir un expert français en jugeant possible une "méprise, dans un contexte aussi tendu".

Des précédents existent. Le 3 juillet 1988, un Airbus de la compagnie nationale Iran Air a été abattu peu après son décollage par deux missiles d'un croiseur américaine patrouillant dans le détroit d'Ormuz, qui avait pris l'avion de ligne pour un chasseur iranien animé d'intentions hostiles.

D'autres pays aussi l'affirment

Le Canada et le Royaume-Uni affirment que le vol PS752 d'Ukraine Airlines International a sans doute été abattu par un missile iranien tandis que Téhéran a affirmé avec certitude que l'avion n'avait "pas été touché par un missile".

Les Pays-Bas ont eux- aussi annoncé vendredi disposer d'informations selon lesquelles un missile iranien est "probablement" à l'origine du crash mercredi d'un Boeing ukrainien près de Téhéran. "Sur la base des informations du MIVD (le service de sécurité et de renseignement militaire des Pays-Bas), nous pouvons affirmer qu'il est probable qu'un missile anti-aérien iranien a provoqué le crash de l'avion", a déclaré la ministre néerlandaise de la Défense, Ank Bijleveld, après un conseil des ministres. Mme Bijleveld n'a donné aucune précision sur la manière dont les Pays-Bas ont obtenu ces informations.

Crédible?

Nombre d'images difficiles à authentifier circulent sur la toile à l'appui de la thèse avancée par Ottawa et Londres.

Une vidéo d'une vingtaine de secondes, qui montrerait le moment où un missile frappe l'appareil, a été largement diffusée sur les réseaux sociaux. Sur les images, on peut voir un objet lumineux grimpant rapidement vers le ciel et frappant ce qui semble être un avion. Selon le New York Times, l'auteur de la vidéo aurait commencé à filmer après avoir entendu une première explosion.

Sur les réseaux sociaux sont également relayées des photos de fragments d'un missile sol-air Tor-M1 (SA-15 Gauntlet pour l'Otan), un système mobile de défense antiaérienne de fabrication russe conçu pour lutter contre les avions volant à basse altitude, les hélicoptères ou des drones. Téhéran a acheté à Moscou 29 systèmes Tor-M1 dans les années 2000.

Le fait que l'avion n'ait pas explosé n'est pas contradictoire avec un tir de missile, font remarquer plusieurs spécialistes.

"A cette altitude, l'appareil n'est pas encore pressurisé, il peut y avoir des trous dans la carlingue sans qu'il explose. Ce qui provoque l'explosion c'est la pressurisation", souligne un expert français en missiles.

"Quand il détecte être à proximité d'une masse métallique, le missile déclenche l'explosion qui part perpendiculairement au missile", poursuit-il en rappelant que la charge, d'une dizaine de kilos, est constituée "pour partie d'explosif et le reste de mitraille".

Si l'avion a bien été victime d'un tir de missile, une partie de son fuselage a dû être grêlé de fragments d'acier, tout comme l'était la carlingue de l'appareil de Malaysia Airlines, abattu par un missile en 2014 au-dessus de l'est séparatiste de l'Ukraine. Le crash du vol MH17 avait fait 298 morts.

Les experts ukrainiens ont obtenu l'accès aux boîtes noires

Les experts ukrainiens présents en Iran pour enquêter sur le crash d'un avion de ligne d'Ukraine International Airlines ont obtenu des autorités de Téhéran l'accès aux boîtes noires, a annoncé vendredi la diplomatie ukrainienne.

"Notre équipe a maintenant obtenu l'accès aux boîtes noires" et aux débris de l'avion, a déclaré le ministre ukrainien des Affaires étrangères Vadym Prystaïko au cours d'une conférence de presse. "Toutes ces informations sont en train d'être analysées", a-t-il précisé.

© BELGAIMAGE

L'Ukraine a envoyé une cinquantaine d'experts en Iran pour participer à l'enquête sur le crash d'un Boeing 737 d'Ukraine International Airlines à destination de Kiev, qui a fait 176 morts. Il s'agit principalement d'Iraniens et de Canadiens, mais aussi de onze Ukrainiens dont neuf membres de l'équipage.

Les Européens appellent l'Iran à la transparence sur le crash de l'avion ukrainien

Les Européens ont appelé vendredi Téhéran à la transparence sur le crash du Boeing ukrainien en Iran, au cours d'une réunion à Bruxelles destinée à tenter de désamorcer les tensions au Moyen-Orient et en Libye. "C'est plus que tragique... L'important maintenant est que tout cela fasse l'objet d'une enquête complète", a déclaré le chef de la diplomatie allemande Heiko Maas à son arrivée à la réunion extraordinaire des ministres des Affaires étrangères des 28.

Heiko Maas © Reuters

"Rien ne doit être mis sous le tapis, si c'était le cas ce serait un terrain propice de nouveau à la défiance", a-t-il estimé. La réunion des ministres européens fait suite à plusieurs jours d'intense activité diplomatique après l'élimination par Washington du général iranien Qassem Soleimani, le 3 janvier à Bagdad. L'assassinat a entraîné en représailles des frappes de missiles iraniens mercredi sur des bases irakiennes abritant des Américains.

- Sauver l'accord sur le nucléaire -

La perspective d'une nouvelle guerre dans le Golfe s'est éloignée depuis les déclarations de Donald Trump, qui s'est félicité que Téhéran "semble reculer" et s'est dit prêt à la paix.

Le président américain a exhorté les Européens à quitter l'accord sur le nucléaire iranien de 2015, dont les Etats-Unis se sont eux-mêmes retirés en 2018 en rétablissant des sanctions contre l'Iran.

Les pays qui restent impliqués sont la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni, la Russie et la Chine.

Téhéran a aussi commencé à détricoter l'accord, affirmant dimanche dernier ne se sentir plus tenu par aucune limite "sur le nombre de ses centrifugeuses", utilisées pour la production de combustible nucléaire.

Mais plusieurs ministres européens ont rejeté l'appel de Donald Trump, réaffirmant vendredi leur soutien à un texte qu'ils jugent essentiel pour la non prolifération et la sécurité régionale.

Heiko Maas a souligné que cet accord "n'avait un avenir que s'il était honoré, c'est ce que nous attendons de l'Iran".

La France et l'Allemagne ont averti que si l'Iran ne revenait pas à un respect de ses engagements, elles pourraient décider de déclencher un mécanisme de règlement des différends prévu dans l'accord, pouvant mener à terme au rétablissement de sanctions de l'ONU.

Une décision n'était toutefois pas envisagée sur ce point vendredi, les Européens attendant de voir le résultat d'inspections de l'ONU sur le terrain.

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a estimé vendredi matin sur RTL qu'en se retirant de l'accord les Etats-Unis ouvraient "la voie à la possibilité pour l'Iran d'accéder à l'arme nucléaire".

Et si les Iraniens "poursuivent le détricotage de l'accord de Vienne, dans un délai assez proche, entre un an et deux ans, ils pourraient accéder à l'arme nucléaire, ce qui n'est pas envisageable", a averti le ministre, insistant sur le nécessaire respect de l'accord.

L'Iran exclut catégoriquement la thèse du missile

L'Iran a nié catégoriquement vendredi la thèse selon laquelle le Boeing 737 qui s'est écrasé mercredi près de Téhéran aurait été touché par un missile, piste privilégiée par plusieurs pays, notamment le Canada dont nombre de citoyens ont péri dans le crash. "Une chose est sûre, cet avion n'a pas été touché par un missile", a affirmé le président de l'Organisation de l'aviation civile iranienne (CAO), Ali Abedzadeh, à la presse.

Il a mis en garde contre toute spéculation qui ne tiendrait pas compte des résultats de l'analyse des boîtes noires de l'appareil, retrouvées dès mercredi.

Sur Twitter, un conseiller du président Hassan Rohani, Hesamodin Ashena, a exhorté les médias travaillant en persan à l'étranger de ne "pas participer à la guerre psychologique" contre l'Iran dans cette affaire. "Nous avons vu certaines vidéos", a déclaré M. Abedzadeh. "Nous confirmons que l'avion a été en feu pendant 60 à 70 secondes", mais dire "qu'il a été touché par quelque chose ne peut pas être correct sur le plan scientifique".

Alors que les appels à faire la vérité se multiplient, l'Iran promet une enquête "transparente" et de tout faire pour faciliter la tâche des pays comptant des ressortissants dans les victimes, dont l'Ukraine.

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères Vadym Prystaïko a affirmé que les enquêteurs ukrainiens bénéficiaient de la "coopération entière" de Téhéran.

"Nous prévoyons de commencer prochainement la reconstruction de conversations" qui sont enregistrées dans les boîtes noires, a-t-il dit au cours d'une conférence de presse.

Téhéran --avec qui Ottawa a rompu ses relations en 2012-- a dit aussi attendre l'arrivée d'une équipe canadienne de 10 personnes chargée de "s'occuper des affaires relatives aux victimes canadiennes".

L'Iran a invité Boeing, le constructeur américain de l'avion, à participer à l'enquête, ainsi que les Américains, les Canadiens, les Français et les Suédois à observer les méthodes de travail suivies par les Iraniens dans cette affaire.

Mettant en garde contre toute conclusion hâtive, M. Abedzadeh a insisté sur le fait que les débris de l'avion ont été collectés "sur une surface très limitée". Selon lui, cela ne semble pas plaider pour une "explosion".

"Je n'entrerai pas dans les détails sur nos renseignements mais ce que je peux dire, c'est que nous n'avons aucune raison de ne pas croire les informations que nous avons vues de différentes capitales alliées de l'Otan", a déclaré M. Stoltenberg à Bruxelles.Ces pays "ont exprimé leurs inquiétudes à propos d'informations selon lesquelles l'avion pourrait avoir été abattu par la défense antiaérienne iranienne", a-t-il poursuivi. Le chef de l'Otan a souligné la nécessité "d'une enquête approfondie et d'établir la totalité des faits", et l'importance d'"une pleine coopération de la part des Iraniens dans une telle enquête".Il s'exprimait à son arrivée à une réunion extraordinaire des ministres européens des Affaires étrangères sur les crises au Moyen-Orient et en Libye.La catastrophe, qui a entraîné la mort de 176 personnes --essentiellement des Irano-Canadiens, mais aussi des Afghans, des Britanniques, des Suédois et des Ukrainiens--, est survenue mercredi, quelques heures après des tirs de missiles par Téhéran sur des bases utilisées par l'armée américaine en Irak.Les Etats-Unis pensent que le Boeing ukrainien qui s'est écrasé après son décollage de Téhéran a "probablement" été abattu par un missile iranien, a déclaré vendredi le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo."Nous croyons qu'il est probable que cet avion ait été abattu par un missile iranien", a déclaré le secrétaire d'Etat lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche, avant d'ajouter que les Etats-Unis allaient "laisser l'enquête se dérouler avant de tirer toute conclusion définitive".Le Canada et le Royaume-Uni affirment que le vol PS752 d'Ukraine Airlines International a sans doute été abattu par un missile iranien tandis que Téhéran a affirmé avec certitude que l'avion n'avait "pas été touché par un missile". Les Pays-Bas ont eux- aussi annoncé vendredi disposer d'informations selon lesquelles un missile iranien est "probablement" à l'origine du crash mercredi d'un Boeing ukrainien près de Téhéran. "Sur la base des informations du MIVD (le service de sécurité et de renseignement militaire des Pays-Bas), nous pouvons affirmer qu'il est probable qu'un missile anti-aérien iranien a provoqué le crash de l'avion", a déclaré la ministre néerlandaise de la Défense, Ank Bijleveld, après un conseil des ministres. Mme Bijleveld n'a donné aucune précision sur la manière dont les Pays-Bas ont obtenu ces informations.Les experts ukrainiens présents en Iran pour enquêter sur le crash d'un avion de ligne d'Ukraine International Airlines ont obtenu des autorités de Téhéran l'accès aux boîtes noires, a annoncé vendredi la diplomatie ukrainienne."Notre équipe a maintenant obtenu l'accès aux boîtes noires" et aux débris de l'avion, a déclaré le ministre ukrainien des Affaires étrangères Vadym Prystaïko au cours d'une conférence de presse. "Toutes ces informations sont en train d'être analysées", a-t-il précisé. L'Ukraine a envoyé une cinquantaine d'experts en Iran pour participer à l'enquête sur le crash d'un Boeing 737 d'Ukraine International Airlines à destination de Kiev, qui a fait 176 morts. Il s'agit principalement d'Iraniens et de Canadiens, mais aussi de onze Ukrainiens dont neuf membres de l'équipage.Les Européens ont appelé vendredi Téhéran à la transparence sur le crash du Boeing ukrainien en Iran, au cours d'une réunion à Bruxelles destinée à tenter de désamorcer les tensions au Moyen-Orient et en Libye. "C'est plus que tragique... L'important maintenant est que tout cela fasse l'objet d'une enquête complète", a déclaré le chef de la diplomatie allemande Heiko Maas à son arrivée à la réunion extraordinaire des ministres des Affaires étrangères des 28."Rien ne doit être mis sous le tapis, si c'était le cas ce serait un terrain propice de nouveau à la défiance", a-t-il estimé. La réunion des ministres européens fait suite à plusieurs jours d'intense activité diplomatique après l'élimination par Washington du général iranien Qassem Soleimani, le 3 janvier à Bagdad. L'assassinat a entraîné en représailles des frappes de missiles iraniens mercredi sur des bases irakiennes abritant des Américains.La perspective d'une nouvelle guerre dans le Golfe s'est éloignée depuis les déclarations de Donald Trump, qui s'est félicité que Téhéran "semble reculer" et s'est dit prêt à la paix. Le président américain a exhorté les Européens à quitter l'accord sur le nucléaire iranien de 2015, dont les Etats-Unis se sont eux-mêmes retirés en 2018 en rétablissant des sanctions contre l'Iran.Les pays qui restent impliqués sont la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni, la Russie et la Chine.Téhéran a aussi commencé à détricoter l'accord, affirmant dimanche dernier ne se sentir plus tenu par aucune limite "sur le nombre de ses centrifugeuses", utilisées pour la production de combustible nucléaire.Mais plusieurs ministres européens ont rejeté l'appel de Donald Trump, réaffirmant vendredi leur soutien à un texte qu'ils jugent essentiel pour la non prolifération et la sécurité régionale.Heiko Maas a souligné que cet accord "n'avait un avenir que s'il était honoré, c'est ce que nous attendons de l'Iran".La France et l'Allemagne ont averti que si l'Iran ne revenait pas à un respect de ses engagements, elles pourraient décider de déclencher un mécanisme de règlement des différends prévu dans l'accord, pouvant mener à terme au rétablissement de sanctions de l'ONU.Une décision n'était toutefois pas envisagée sur ce point vendredi, les Européens attendant de voir le résultat d'inspections de l'ONU sur le terrain.Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a estimé vendredi matin sur RTL qu'en se retirant de l'accord les Etats-Unis ouvraient "la voie à la possibilité pour l'Iran d'accéder à l'arme nucléaire".Et si les Iraniens "poursuivent le détricotage de l'accord de Vienne, dans un délai assez proche, entre un an et deux ans, ils pourraient accéder à l'arme nucléaire, ce qui n'est pas envisageable", a averti le ministre, insistant sur le nécessaire respect de l'accord. L'Iran a nié catégoriquement vendredi la thèse selon laquelle le Boeing 737 qui s'est écrasé mercredi près de Téhéran aurait été touché par un missile, piste privilégiée par plusieurs pays, notamment le Canada dont nombre de citoyens ont péri dans le crash. "Une chose est sûre, cet avion n'a pas été touché par un missile", a affirmé le président de l'Organisation de l'aviation civile iranienne (CAO), Ali Abedzadeh, à la presse.Il a mis en garde contre toute spéculation qui ne tiendrait pas compte des résultats de l'analyse des boîtes noires de l'appareil, retrouvées dès mercredi.Sur Twitter, un conseiller du président Hassan Rohani, Hesamodin Ashena, a exhorté les médias travaillant en persan à l'étranger de ne "pas participer à la guerre psychologique" contre l'Iran dans cette affaire. "Nous avons vu certaines vidéos", a déclaré M. Abedzadeh. "Nous confirmons que l'avion a été en feu pendant 60 à 70 secondes", mais dire "qu'il a été touché par quelque chose ne peut pas être correct sur le plan scientifique".Alors que les appels à faire la vérité se multiplient, l'Iran promet une enquête "transparente" et de tout faire pour faciliter la tâche des pays comptant des ressortissants dans les victimes, dont l'Ukraine. Le ministre ukrainien des Affaires étrangères Vadym Prystaïko a affirmé que les enquêteurs ukrainiens bénéficiaient de la "coopération entière" de Téhéran."Nous prévoyons de commencer prochainement la reconstruction de conversations" qui sont enregistrées dans les boîtes noires, a-t-il dit au cours d'une conférence de presse.Téhéran --avec qui Ottawa a rompu ses relations en 2012-- a dit aussi attendre l'arrivée d'une équipe canadienne de 10 personnes chargée de "s'occuper des affaires relatives aux victimes canadiennes". L'Iran a invité Boeing, le constructeur américain de l'avion, à participer à l'enquête, ainsi que les Américains, les Canadiens, les Français et les Suédois à observer les méthodes de travail suivies par les Iraniens dans cette affaire.Mettant en garde contre toute conclusion hâtive, M. Abedzadeh a insisté sur le fait que les débris de l'avion ont été collectés "sur une surface très limitée". Selon lui, cela ne semble pas plaider pour une "explosion".