"À ce rythme, l'Institute for Health Metrics and Evaluation (IHME) prévoit que plus de 50% de la population de la région sera infectée par Omicron dans les six à huit prochaines semaines", a dit le directeur de l'OMS Europe, Hans Kluge, lors d'une conférence de presse.

Selon lui, ce variant du Covid-19 très contagieux présente des mutations "lui permettant d'adhérer plus facilement aux cellules humaines, et pouvant infecter même les personnes qui ont été préalablement infectées ou vaccinées".

Le géant pharmaceutique Pfizer a indiqué lundi que son vaccin anti-Omicron devrait prêt en mars.

La pandémie a fait près de 5,5 millions de morts, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles, qui pourrait en réalité être deux à trois fois plus élevé, selon l'OMS.

Les premiers cas avaient été détectés fin 2019 en Chine, et le 11 janvier 2020, Pékin annonçait le premier mort officiellement recensé d'une pneumonie atypique, plus tard baptisée Covid-19, dans la ville de Wuhan (centre).

Confrontée à une multiplication des foyers de contaminations, la Chine a confiné plusieurs de ses méga-cités.

Lundi soir, Anyang, dans la province du Henan (centre), a ordonné à ses cinq millions d'habitants de rester chez eux, interdit la circulation des véhicules particuliers, fermé les commerces non essentiels et lancé une campagne de dépistage générale à cause d'Omicron, selon l'agence officielle Chine nouvelle.

La ville a enregistré 84 contaminations depuis samedi, dont au moins deux cas du variant, liés à des contaminations dans la métropole portuaire de Tianjin (nord). Cette ville limitrophe de Pékin a interdit dimanche à ses 14 millions d'habitants de sortir des limites municipales.

Anyang est la troisième ville à confiner sa population.

La Chine, qui a largement endigué l'épidémie début 2020 (à peine 100.000 cas officiellement recensés, dont 4.636 mortels), suit une politique "zéro Covid" s'appuyant sur des mesures radicales dès le dépistage de quelques cas.

Cette stratégie est menacée par une flambée à Xi'an (centre, 12 millions d'habitants), la plus grave depuis le printemps 2020, et l'apparition d'Omicron.

Les autorités sont sur le qui-vive à l'approche des Jeux olympiques d'hiver de Pékin (4 au 20 février). Le Henan est limitrophe de la province du Hebei, qui accueillera une partie des épreuves.

Plusieurs cités font face à des restrictions sanitaires drastiques, mais en dehors d'Anyang et Xi'an, seule une autre ville du Henan, Yuzhou (1 million d'habitants), impose le confinement.

A Zhengzhou (13 millions d'habitants), capitale du Henan, une centaine de cas a été détectée. Ecoles, commerces non essentiels et transports publics ont été fermés.

A Shenzhen (sud, 12,6 millions d'habitants), aux portes de Hong Kong, une campagne de dépistage généralisée a été lancée après une poignée de cas. Des complexes résidentiels ont été confinés.

Hong Kong a également renforcé ses restrictions: crèches et écoles primaires sont fermées jusqu'à début février.

Le Japon voisin a prolongé mardi, jusqu'à fin février, les restrictions interdisant l'entrée de la plupart des ressortissants étrangers sur son sol, et va rouvrir des centres de vaccination de masse.

"Plutôt en colère"

Un profond scepticisme et une opposition - parfois violente - aux vaccins, outils les plus efficaces contre la pandémie selon les expertes, règnent dans nombre de pays.

Illustration en a été faite la semaine dernière, lorsque l'Australie a annulé le visa de la star du tennis serbe Novak Djokovic, non vacciné. Il a gagné un recours en justice lundi contre le gouvernement australien, mais le ressentiment contre lui monte dans le pays.

"J'imagine que certaines personnes doivent être plutôt en colère", a admis un fan de 22 ans, Harrison Denicolo, qui juge que M. Djokovic devrait être autorisé à participer à l'Open d'Australie - la décision reste en suspens.

En Italie, le Premier ministre Mario Draghi a exhorté ses citoyens à se faire vacciner. De nouvelles restrictions ont été instaurées lundi: les non vaccinés ne pourront plus accéder aux transports publics, restaurants, salles de sport, cinémas... "La plupart des problèmes qui se présentent à nous aujourd'hui viennent du fait que des personnes ne sont pas vaccinées", selon M. Draghi.

La Pologne, pays parmi les moins vaccinés d'Europe, a dépassé mardi les 100.000 morts dûs au coronavirus, d'après les autorités.

Quant au Premier ministre britannique Boris Johnson, il risque d'être visé par une enquête de police sur une garden party à Downing Street en mai 2020, en plein confinement.

Dans ce contexte de résurgence épidémique planétaire, les gouvernements sont à nouveau confrontés au choix délicat entre restrictions sanitaires et préservation de l'économie et du fonctionnement de la société en général.

La France a déclaré lundi que les règles anti-Covid allaient être allégées à l'école. La flambée actuelle (près de 270.000 cas quotidiens sur les sept derniers jours, 281 morts lundi), imputée à Omicron, a entraîné la fermeture de milliers de classes, inquiétant parents et enseignants.

A partir de mardi, les parents ne seront plus obligés de venir chercher leur enfant immédiatement pour faire un test anti-Covid s'il est cas contact.

"À ce rythme, l'Institute for Health Metrics and Evaluation (IHME) prévoit que plus de 50% de la population de la région sera infectée par Omicron dans les six à huit prochaines semaines", a dit le directeur de l'OMS Europe, Hans Kluge, lors d'une conférence de presse.Selon lui, ce variant du Covid-19 très contagieux présente des mutations "lui permettant d'adhérer plus facilement aux cellules humaines, et pouvant infecter même les personnes qui ont été préalablement infectées ou vaccinées".Le géant pharmaceutique Pfizer a indiqué lundi que son vaccin anti-Omicron devrait prêt en mars.La pandémie a fait près de 5,5 millions de morts, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles, qui pourrait en réalité être deux à trois fois plus élevé, selon l'OMS.Les premiers cas avaient été détectés fin 2019 en Chine, et le 11 janvier 2020, Pékin annonçait le premier mort officiellement recensé d'une pneumonie atypique, plus tard baptisée Covid-19, dans la ville de Wuhan (centre).Confrontée à une multiplication des foyers de contaminations, la Chine a confiné plusieurs de ses méga-cités.Lundi soir, Anyang, dans la province du Henan (centre), a ordonné à ses cinq millions d'habitants de rester chez eux, interdit la circulation des véhicules particuliers, fermé les commerces non essentiels et lancé une campagne de dépistage générale à cause d'Omicron, selon l'agence officielle Chine nouvelle.La ville a enregistré 84 contaminations depuis samedi, dont au moins deux cas du variant, liés à des contaminations dans la métropole portuaire de Tianjin (nord). Cette ville limitrophe de Pékin a interdit dimanche à ses 14 millions d'habitants de sortir des limites municipales.Anyang est la troisième ville à confiner sa population.La Chine, qui a largement endigué l'épidémie début 2020 (à peine 100.000 cas officiellement recensés, dont 4.636 mortels), suit une politique "zéro Covid" s'appuyant sur des mesures radicales dès le dépistage de quelques cas.Cette stratégie est menacée par une flambée à Xi'an (centre, 12 millions d'habitants), la plus grave depuis le printemps 2020, et l'apparition d'Omicron.Les autorités sont sur le qui-vive à l'approche des Jeux olympiques d'hiver de Pékin (4 au 20 février). Le Henan est limitrophe de la province du Hebei, qui accueillera une partie des épreuves. Plusieurs cités font face à des restrictions sanitaires drastiques, mais en dehors d'Anyang et Xi'an, seule une autre ville du Henan, Yuzhou (1 million d'habitants), impose le confinement.A Zhengzhou (13 millions d'habitants), capitale du Henan, une centaine de cas a été détectée. Ecoles, commerces non essentiels et transports publics ont été fermés.A Shenzhen (sud, 12,6 millions d'habitants), aux portes de Hong Kong, une campagne de dépistage généralisée a été lancée après une poignée de cas. Des complexes résidentiels ont été confinés.Hong Kong a également renforcé ses restrictions: crèches et écoles primaires sont fermées jusqu'à début février.Le Japon voisin a prolongé mardi, jusqu'à fin février, les restrictions interdisant l'entrée de la plupart des ressortissants étrangers sur son sol, et va rouvrir des centres de vaccination de masse.Un profond scepticisme et une opposition - parfois violente - aux vaccins, outils les plus efficaces contre la pandémie selon les expertes, règnent dans nombre de pays.Illustration en a été faite la semaine dernière, lorsque l'Australie a annulé le visa de la star du tennis serbe Novak Djokovic, non vacciné. Il a gagné un recours en justice lundi contre le gouvernement australien, mais le ressentiment contre lui monte dans le pays."J'imagine que certaines personnes doivent être plutôt en colère", a admis un fan de 22 ans, Harrison Denicolo, qui juge que M. Djokovic devrait être autorisé à participer à l'Open d'Australie - la décision reste en suspens.En Italie, le Premier ministre Mario Draghi a exhorté ses citoyens à se faire vacciner. De nouvelles restrictions ont été instaurées lundi: les non vaccinés ne pourront plus accéder aux transports publics, restaurants, salles de sport, cinémas... "La plupart des problèmes qui se présentent à nous aujourd'hui viennent du fait que des personnes ne sont pas vaccinées", selon M. Draghi.La Pologne, pays parmi les moins vaccinés d'Europe, a dépassé mardi les 100.000 morts dûs au coronavirus, d'après les autorités.Quant au Premier ministre britannique Boris Johnson, il risque d'être visé par une enquête de police sur une garden party à Downing Street en mai 2020, en plein confinement.Dans ce contexte de résurgence épidémique planétaire, les gouvernements sont à nouveau confrontés au choix délicat entre restrictions sanitaires et préservation de l'économie et du fonctionnement de la société en général.La France a déclaré lundi que les règles anti-Covid allaient être allégées à l'école. La flambée actuelle (près de 270.000 cas quotidiens sur les sept derniers jours, 281 morts lundi), imputée à Omicron, a entraîné la fermeture de milliers de classes, inquiétant parents et enseignants.A partir de mardi, les parents ne seront plus obligés de venir chercher leur enfant immédiatement pour faire un test anti-Covid s'il est cas contact.