Selon les chiffres du ministère, considérés comme très sous-évalués par la communauté scientifique, 251.498 décès ont été enregistrés au total, après 1.541 morts supplémentaires au cours des dernières 24 heures qui ont également vu 65.998 nouvelles contaminations.

Depuis un mois, le Brésil déplore en moyenne plus de mille morts par jour avec cette deuxième vague dont le tragique a été illustré en janvier par le décès à Manaus (Nord) de dizaines de patients asphyxiés, faute d'oxygène. Dans sept Etats (sur 27), la deuxième vague est déjà plus mortelle que la première.

Le Brésil est le deuxième pays le plus endeuillé derrière les Etats-Unis qui ont franchi lundi le cap des 500.000 morts. Il a également dépassé les dix millions de contaminations la semaine dernière, rejoignant les Etats-Unis et l'Inde. Mais contrairement à ces pays, le Brésil connait une campagne de vaccination très poussive. Elle a même été interrompue dans plusieurs villes, telles Salvador (Nord-Est) ou Rio de Janeiro (Sud-Est) où elle a repris jeudi après huit jours d'arrêt, faute de doses.

La campagne nationale, lancée à la mi-janvier, n'a permis à ce jour d'injecter une dose qu'à six millions de personnes et deux doses à 1,6 million, dans ce pays de 212 millions d'habitants jusqu'ici champion de la vaccination. Si les Brésiliens adhèrent massivement au vaccin, ce n'est pas le cas de leur président Jair Bolsonaro, le seul chef d'Etat à avoir mis en doute son utilité, allant jusqu'à déclarer qu'il pouvait transformer les gens en "crocodiles". Il a livré un bras-de-fer aux gouverneurs des Etats qui souhaitaient des confinements, invoquant la nécessité de ne pas paralyser la 8e économie mondiale. Il a été rétif aux gestes barrière, comme le port du masque, une attitude jugée responsable par les épidémiologistes de la rapide propagation du virus.

Pas de vaccin pour Bolsonaro

Après le reflux d'une première longue vague, les courbes de contamination sont de nouveau reparties à la hausse en novembre, et cela "a été largement dû à l'exemple donné par ceux qui nous gouvernent", se désole ainsi Mauro Sanchez, épidémiologiste de l'Université de Brasilia. Jair Bolsonaro a assuré qu'il ne se ferait pas vacciner et aucun membre du gouvernement brésilien n'a été vu découvrant une épaule pour une injection, contrairement à d'autres pays.

Belga
© Belga

Faute de politique nationale coordonnée dans ce pays qui n'a jamais vécu aucun confinement, les Etats et les villes ont pris des mesures en ordre dispersé, fermant les commerces non-essentiels ici ou instaurant ailleurs un couvre-feu, comme à Sao Paulo. En dépit de la quasi saturation de nombreux hôpitaux, la vie a le plus souvent gardé une apparence de normalité, avec des restaurants ou des bars pleins et des plages bondées comme à Rio de Janeiro, pourtant lourdement endeuillée, et qui n'a guère dû renoncer qu'à son célèbre carnaval.

Les grandes régions les plus touchées par le Covid-19 sont le Sud-Est, englobant les métropoles de Sao Paulo et Rio, et le Nord-est, notamment Manaus, où est apparu un nouveau variant inquiétant, le P1. Peu d'éléments sont connus sur la contagiosité et la dangerosité de ce variant qui a essaimé à l'étranger, le Brésil pratiquant peu de séquençage.

Selon les chiffres du ministère, considérés comme très sous-évalués par la communauté scientifique, 251.498 décès ont été enregistrés au total, après 1.541 morts supplémentaires au cours des dernières 24 heures qui ont également vu 65.998 nouvelles contaminations.Depuis un mois, le Brésil déplore en moyenne plus de mille morts par jour avec cette deuxième vague dont le tragique a été illustré en janvier par le décès à Manaus (Nord) de dizaines de patients asphyxiés, faute d'oxygène. Dans sept Etats (sur 27), la deuxième vague est déjà plus mortelle que la première.Le Brésil est le deuxième pays le plus endeuillé derrière les Etats-Unis qui ont franchi lundi le cap des 500.000 morts. Il a également dépassé les dix millions de contaminations la semaine dernière, rejoignant les Etats-Unis et l'Inde. Mais contrairement à ces pays, le Brésil connait une campagne de vaccination très poussive. Elle a même été interrompue dans plusieurs villes, telles Salvador (Nord-Est) ou Rio de Janeiro (Sud-Est) où elle a repris jeudi après huit jours d'arrêt, faute de doses.La campagne nationale, lancée à la mi-janvier, n'a permis à ce jour d'injecter une dose qu'à six millions de personnes et deux doses à 1,6 million, dans ce pays de 212 millions d'habitants jusqu'ici champion de la vaccination. Si les Brésiliens adhèrent massivement au vaccin, ce n'est pas le cas de leur président Jair Bolsonaro, le seul chef d'Etat à avoir mis en doute son utilité, allant jusqu'à déclarer qu'il pouvait transformer les gens en "crocodiles". Il a livré un bras-de-fer aux gouverneurs des Etats qui souhaitaient des confinements, invoquant la nécessité de ne pas paralyser la 8e économie mondiale. Il a été rétif aux gestes barrière, comme le port du masque, une attitude jugée responsable par les épidémiologistes de la rapide propagation du virus.Après le reflux d'une première longue vague, les courbes de contamination sont de nouveau reparties à la hausse en novembre, et cela "a été largement dû à l'exemple donné par ceux qui nous gouvernent", se désole ainsi Mauro Sanchez, épidémiologiste de l'Université de Brasilia. Jair Bolsonaro a assuré qu'il ne se ferait pas vacciner et aucun membre du gouvernement brésilien n'a été vu découvrant une épaule pour une injection, contrairement à d'autres pays.Faute de politique nationale coordonnée dans ce pays qui n'a jamais vécu aucun confinement, les Etats et les villes ont pris des mesures en ordre dispersé, fermant les commerces non-essentiels ici ou instaurant ailleurs un couvre-feu, comme à Sao Paulo. En dépit de la quasi saturation de nombreux hôpitaux, la vie a le plus souvent gardé une apparence de normalité, avec des restaurants ou des bars pleins et des plages bondées comme à Rio de Janeiro, pourtant lourdement endeuillée, et qui n'a guère dû renoncer qu'à son célèbre carnaval. Les grandes régions les plus touchées par le Covid-19 sont le Sud-Est, englobant les métropoles de Sao Paulo et Rio, et le Nord-est, notamment Manaus, où est apparu un nouveau variant inquiétant, le P1. Peu d'éléments sont connus sur la contagiosité et la dangerosité de ce variant qui a essaimé à l'étranger, le Brésil pratiquant peu de séquençage.