Le coronavirus a fait au moins 3.272.332 morts dans le monde depuis fin 2019 et contaminé plus de 156.790.180 personnes, selon un bilan établi samedi par l'AFP à partir de sources officielles.

Avec 789.500 contaminations enregistrées quotidiennement dans le monde cette semaine, l'indicateur a légèrement baissé (-4% par rapport à la semaine précédente) pour la première fois en 10 semaines. Seule l'Asie a accéléré (+10%) dans le sillage de l'Inde.

La pandémie ralentit ailleurs : -25% en Afrique, -24% en Europe, -13% au Moyen-Orient, -12% aux Etats-Unis/Canada, -12% en Océanie et -8% en Amérique latine/Caraïbes.

Brevets : l'UE sceptique

Pour accélérer la diffusion des vaccins aux pays pauvres, le pape François a apporté samedi son soutien à la levée des brevets, condamnant "le nationalisme étroit qui empêche, par exemple, l'internationalisation des vaccins", dans un message vidéo au concert "Vax Live".

Saluée par l'ONU, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ou encore l'Union africaine, l'annonce surprise mercredi du soutien du gouvernement de Joe Biden à la levée des brevets, afin d'accélérer la production et la distribution des vaccins aux pays pauvres, a suscité le scepticisme parmi les 27 Etats membres de l'UE, réunis en sommet à Porto (Portugal).

Les Européens, qui soupçonnent un coup médiatique des Américains, rappellent être la seule "région démocratique" du monde à exporter massivement des vaccins, tandis que Britanniques et Américains réservent leur production à leur propre population.

Charles Michel, le président du Conseil européen qui représente les Etats membres, est "prêt à débattre de ce sujet-là dès lors que des propositions concrètes seraient mises sur la table", mais, "sur la question de la propriété intellectuelle, nous ne pensons pas que, à court terme, cela puisse être une solution magique".

Le président français Emmanuel Macron a appelé "très clairement les Etats-Unis à mettre fin aux interdictions à l'exportation non seulement de vaccins mais de composants de ces vaccins qui empêchent la production".

Par ailleurs, l'UE a annoncé un nouveau contrat en vue d'acheter jusqu'à 1,8 milliard de doses de vaccins contre le Covid à BioNTech-Pfizer, dont les livraisons sont prévues pour dès cette année et jusqu'en 2023.

Inde : 4.200 morts en 24H

L'Inde, un géant asiatique d'1,3 milliard d'habitants, a enregistré samedi 4.197 morts supplémentaires en une seule journée - un nouveau record national, qui y porte le bilan total à 238.270 décès.

Malgré l'aide internationale, des patients continuent de mourir aux portes d'hôpitaux submergés. Selon les spécialistes, le pire est encore à venir, avec un pic épidémique attendu dans les prochaines semaines.

Si la situation se stabilise dans les grandes villes comme New Delhi et Bombay, qui ont reçu des approvisionnements supplémentaires en oxygène - en grande partie de l'étranger -, c'est maintenant dans les zones rurales du sud que la propagation du virus est la plus rapide, poussant les autorités à ordonner des confinements locaux.

La situation se dégrade également chez les voisins de l'Inde.

Au Népal, qui affronte une hausse soudaine et massive des contaminations, le Covid-19 menace la saison d'alpinisme et sévit déjà sur "le toit du monde" - ce que le gouvernement nie.

Au cours des trois dernières semaines, le nombre des cas est monté en flèche et deux personnes sur cinq testées sont maintenant positives. "Les établissements de santé ont été inondés de cas symptomatiques", a déclaré à l'AFP Hemanta Chandra Ojha, de la Division d'épidémiologie et de contrôle des maladies.

Au Pakistan, les autorités, craignant une dégradation à l'indienne, ont imposé de strictes restrictions pour neuf jours à partir de samedi.

Les écoles, commerces, restaurants et parcs sont fermés et les transports en commun ont été mis à l'arrêt, à l'approche de l'Aïd el-Fitr, la fête marquant la fin du mois de jeûne du ramadan, une période de rassemblements.

"Ces mesures ont été rendues nécessaires par la situation extrêmement dangereuse dans la région avec la propagation de mutations virulentes du virus", a tweeté le ministre du Plan, Asad Umar.

Les vols internationaux ont été réduits et les frontières avec l'Iran et l'Afghanistan closes, sauf pour le commerce.

A Singapour, de nouvelles restrictions entrent également en vigueur samedi.

Les JO à l'ombre du Covid

Au Japon, l'état d'urgence, rétabli le 25 avril à Tokyo et dans trois autres départements, y sera prolongé jusqu'au 31 mai et sera réinstauré dans deux autres départements.

La pandémie demeure limitée dans l'archipel nippon mais épuise le système hospitalier, d'autant que la vaccination avance très lentement.

La nouvelle flambée de contaminations menace les Jeux olympiques de Tokyo (23 juillet- 8 août), déjà reportés d'un an, même si le vice-président du Comité olympique international (CIO) John Coates a affirmé samedi que rien ne les empêcherait d'avoir lieu. Les spectateurs en provenance de l'étranger sont exclus.

En Europe, où les campagnes de vaccination sont plus avancées, certains pays lèvent progressivement les restrictions sanitaires.

En Belgique, les tables et les chaises sont sorties, les patrons de bars et de restaurants s'affairent : après presque sept mois, les terrasses ont rouvert samedi, par un temps frais et pluvieux.

En Grèce, ce sont les plages privées qui ont rouvert samedi.

Le coronavirus a fait au moins 3.272.332 morts dans le monde depuis fin 2019 et contaminé plus de 156.790.180 personnes, selon un bilan établi samedi par l'AFP à partir de sources officielles.Avec 789.500 contaminations enregistrées quotidiennement dans le monde cette semaine, l'indicateur a légèrement baissé (-4% par rapport à la semaine précédente) pour la première fois en 10 semaines. Seule l'Asie a accéléré (+10%) dans le sillage de l'Inde.La pandémie ralentit ailleurs : -25% en Afrique, -24% en Europe, -13% au Moyen-Orient, -12% aux Etats-Unis/Canada, -12% en Océanie et -8% en Amérique latine/Caraïbes.Brevets : l'UE sceptiquePour accélérer la diffusion des vaccins aux pays pauvres, le pape François a apporté samedi son soutien à la levée des brevets, condamnant "le nationalisme étroit qui empêche, par exemple, l'internationalisation des vaccins", dans un message vidéo au concert "Vax Live".Saluée par l'ONU, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ou encore l'Union africaine, l'annonce surprise mercredi du soutien du gouvernement de Joe Biden à la levée des brevets, afin d'accélérer la production et la distribution des vaccins aux pays pauvres, a suscité le scepticisme parmi les 27 Etats membres de l'UE, réunis en sommet à Porto (Portugal).Les Européens, qui soupçonnent un coup médiatique des Américains, rappellent être la seule "région démocratique" du monde à exporter massivement des vaccins, tandis que Britanniques et Américains réservent leur production à leur propre population.Charles Michel, le président du Conseil européen qui représente les Etats membres, est "prêt à débattre de ce sujet-là dès lors que des propositions concrètes seraient mises sur la table", mais, "sur la question de la propriété intellectuelle, nous ne pensons pas que, à court terme, cela puisse être une solution magique".Le président français Emmanuel Macron a appelé "très clairement les Etats-Unis à mettre fin aux interdictions à l'exportation non seulement de vaccins mais de composants de ces vaccins qui empêchent la production".Par ailleurs, l'UE a annoncé un nouveau contrat en vue d'acheter jusqu'à 1,8 milliard de doses de vaccins contre le Covid à BioNTech-Pfizer, dont les livraisons sont prévues pour dès cette année et jusqu'en 2023.Inde : 4.200 morts en 24HL'Inde, un géant asiatique d'1,3 milliard d'habitants, a enregistré samedi 4.197 morts supplémentaires en une seule journée - un nouveau record national, qui y porte le bilan total à 238.270 décès. Malgré l'aide internationale, des patients continuent de mourir aux portes d'hôpitaux submergés. Selon les spécialistes, le pire est encore à venir, avec un pic épidémique attendu dans les prochaines semaines. Si la situation se stabilise dans les grandes villes comme New Delhi et Bombay, qui ont reçu des approvisionnements supplémentaires en oxygène - en grande partie de l'étranger -, c'est maintenant dans les zones rurales du sud que la propagation du virus est la plus rapide, poussant les autorités à ordonner des confinements locaux.La situation se dégrade également chez les voisins de l'Inde. Au Népal, qui affronte une hausse soudaine et massive des contaminations, le Covid-19 menace la saison d'alpinisme et sévit déjà sur "le toit du monde" - ce que le gouvernement nie. Au cours des trois dernières semaines, le nombre des cas est monté en flèche et deux personnes sur cinq testées sont maintenant positives. "Les établissements de santé ont été inondés de cas symptomatiques", a déclaré à l'AFP Hemanta Chandra Ojha, de la Division d'épidémiologie et de contrôle des maladies.Au Pakistan, les autorités, craignant une dégradation à l'indienne, ont imposé de strictes restrictions pour neuf jours à partir de samedi. Les écoles, commerces, restaurants et parcs sont fermés et les transports en commun ont été mis à l'arrêt, à l'approche de l'Aïd el-Fitr, la fête marquant la fin du mois de jeûne du ramadan, une période de rassemblements."Ces mesures ont été rendues nécessaires par la situation extrêmement dangereuse dans la région avec la propagation de mutations virulentes du virus", a tweeté le ministre du Plan, Asad Umar.Les vols internationaux ont été réduits et les frontières avec l'Iran et l'Afghanistan closes, sauf pour le commerce.A Singapour, de nouvelles restrictions entrent également en vigueur samedi.Les JO à l'ombre du CovidAu Japon, l'état d'urgence, rétabli le 25 avril à Tokyo et dans trois autres départements, y sera prolongé jusqu'au 31 mai et sera réinstauré dans deux autres départements.La pandémie demeure limitée dans l'archipel nippon mais épuise le système hospitalier, d'autant que la vaccination avance très lentement.La nouvelle flambée de contaminations menace les Jeux olympiques de Tokyo (23 juillet- 8 août), déjà reportés d'un an, même si le vice-président du Comité olympique international (CIO) John Coates a affirmé samedi que rien ne les empêcherait d'avoir lieu. Les spectateurs en provenance de l'étranger sont exclus.En Europe, où les campagnes de vaccination sont plus avancées, certains pays lèvent progressivement les restrictions sanitaires.En Belgique, les tables et les chaises sont sorties, les patrons de bars et de restaurants s'affairent : après presque sept mois, les terrasses ont rouvert samedi, par un temps frais et pluvieux.En Grèce, ce sont les plages privées qui ont rouvert samedi.