Ils avaient le choix entre trois types de tests. 1. La PCR (Polymerase Chain Reaction ou réaction de polymérisation en chaîne), test génétique qui mesure la présence de gènes du virus. 2. Les tests qui visent à mesurer la présence de protéines virales dans notre sang, appelés tests antigéniques. 3. Les tests qui s'intéressent à la réponse immunitaire, donc aux anticorps développés face au virus, et qu'on appelle tests sérologiques.

Les tests génétiques via la fameuse PCR ont été choisis et présentés comme le "Golden Standard", la voie du salut. Il n'empêche, depuis le début de la crise, nombre de spécialistes ont mis en garde contre son utilisation pour les dépistages massifs. Pourquoi une telle mise en garde ? Parce que si ces tests sont très utiles pour confirmer un diagnostic (par exemple qu'on est face à Covid-19 et non face à une grippe), ils ne signifient rien si l'on n'est pas malade ni symptomatique. En effet, la PCR mesure la présence de gènes du virus, non la maladie. Pour être clair, avec le test par PCR, être positif ne signifie pas être malade ni même contagieux. Or, cette erreur a été commise depuis le début de l'épidémie.

En outre, il s'avère que les tests par PCR sont très couteux, nécessitent du personnel spécialisé tant lors de la prise d'échantillon que pour leur analyse, et demandent au moins 24 heures avant de connaître le résultat. Ils ont créé un cauchemar logistique pour la plupart des gouvernements. De nombreuses voix, s'appuyant sur une importante littérature scientifique, s'étaient élevées dès le début contre ce mauvais usage de la PCR, sans succès.

De son côté, le prestigieux Lancet vient de publier un article extrêmement clair - un article que la plupart des experts ne veulent pas citer. Le texte très documenté et référencé est limpide : "Les fragments d'ARN [les gènes, donc] peuvent rester présents durant des semaines après la disparition de l'infection virale et peuvent, bien souvent, se trouver chez des personnes sans symptôme et sans exposition connue [au virus]." Pour faire simple, face à Covid-19, le test PCR ne mesure ni le risque ni la contagiosité !

En outre, chaque laboratoire doit mettre au point ses propres protocoles avant de pouvoir conclure quoi que ce soit. L'article du Lancet lance, à cet égard, un cri d'alarme. Il pointe la confusion qui règne entre la mise au point des protocoles et la mesure de la charge virale, donc celle de la contagiosité. Tout ceci a une conséquence majeure : le nombre extrêmement élevé de faux positifs. Autant de résultats erronés qui concernent l'immense majorité des tests effectués en Europe.

Or, c'est sur la base de ces tests que les gouvernements en Europe et ailleurs ont décidé des lockdowns, établi des zones à risque et des codes couleurs pour les déplacements... Concrètement : la plus grande partie des mesures de santé publique face à Covid-19 s'est fondée sur des tests offrant une vision trompeuse et déformée de la réalité.

Que faire ? Les tests antigéniques ont été décriés. Cependant, comme les tests de grossesse, ils peuvent être faits par tous et donnent des résultats en moins de 10 minutes sur base d'une goutte de sang. Ils ont le mérite de leur coût : entre 5 et 10 euros. Des informations contradictoires ont circulé pour mettre en cause leur capacité à donner des résultats fiables. Les accusations sont infondées : bien calibrés ces tests disent s'ils y a un risque de contagion, ceci pour un coût modique, sans aucun problème logistique et sans avoir à attendre des jours pour disposer du résultat.

Concernant les tests sérologiques - qui nous renseignent sur les réponses anticorps de notre système immunitaire - ils ont aussi un rôle à jouer. Ces tests permettent de savoir si une infection est récente ou ancienne, et encore si l'individu testé est porteur sain ou asymptomatique. Ceci a une utilité à la fois pour la pratique médicale et pour la santé publique.

Il est donc urgent et même vital d'obtenir la transparence au sujet des tests par PCR. Pourquoi s'est-on obstiné dans cette voie ? Pourquoi certains experts en ont-ils fait la seule voie du salut ? Certains experts ont-ils des liens avec des firmes pharmaceutiques actives dans le domaine de la PCR ? Comme le signale l'article du Lancet, ces questions attendent des réponses ! Il y a eu bien trop de dommages sociaux, économiques, psychologiques et de santé publique pour ne pas les poser.

Pr. Dr. Martin ZIZI, MD-PhD

Chercheur en Biophysique, Professeur de Physiologie (KULeuven et VUB), ancien Directeur de la Division épidémiologie et biostatistiques du Département de la Défense, ancien Directeur scientifique et Président de Comité d'éthique, ancien Conseiller UN/Nations Unies pour le désarmement biologique et bio-inspecteur UNSCOM.

Ils avaient le choix entre trois types de tests. 1. La PCR (Polymerase Chain Reaction ou réaction de polymérisation en chaîne), test génétique qui mesure la présence de gènes du virus. 2. Les tests qui visent à mesurer la présence de protéines virales dans notre sang, appelés tests antigéniques. 3. Les tests qui s'intéressent à la réponse immunitaire, donc aux anticorps développés face au virus, et qu'on appelle tests sérologiques. Les tests génétiques via la fameuse PCR ont été choisis et présentés comme le "Golden Standard", la voie du salut. Il n'empêche, depuis le début de la crise, nombre de spécialistes ont mis en garde contre son utilisation pour les dépistages massifs. Pourquoi une telle mise en garde ? Parce que si ces tests sont très utiles pour confirmer un diagnostic (par exemple qu'on est face à Covid-19 et non face à une grippe), ils ne signifient rien si l'on n'est pas malade ni symptomatique. En effet, la PCR mesure la présence de gènes du virus, non la maladie. Pour être clair, avec le test par PCR, être positif ne signifie pas être malade ni même contagieux. Or, cette erreur a été commise depuis le début de l'épidémie.En outre, il s'avère que les tests par PCR sont très couteux, nécessitent du personnel spécialisé tant lors de la prise d'échantillon que pour leur analyse, et demandent au moins 24 heures avant de connaître le résultat. Ils ont créé un cauchemar logistique pour la plupart des gouvernements. De nombreuses voix, s'appuyant sur une importante littérature scientifique, s'étaient élevées dès le début contre ce mauvais usage de la PCR, sans succès. De son côté, le prestigieux Lancet vient de publier un article extrêmement clair - un article que la plupart des experts ne veulent pas citer. Le texte très documenté et référencé est limpide : "Les fragments d'ARN [les gènes, donc] peuvent rester présents durant des semaines après la disparition de l'infection virale et peuvent, bien souvent, se trouver chez des personnes sans symptôme et sans exposition connue [au virus]." Pour faire simple, face à Covid-19, le test PCR ne mesure ni le risque ni la contagiosité ! En outre, chaque laboratoire doit mettre au point ses propres protocoles avant de pouvoir conclure quoi que ce soit. L'article du Lancet lance, à cet égard, un cri d'alarme. Il pointe la confusion qui règne entre la mise au point des protocoles et la mesure de la charge virale, donc celle de la contagiosité. Tout ceci a une conséquence majeure : le nombre extrêmement élevé de faux positifs. Autant de résultats erronés qui concernent l'immense majorité des tests effectués en Europe. Or, c'est sur la base de ces tests que les gouvernements en Europe et ailleurs ont décidé des lockdowns, établi des zones à risque et des codes couleurs pour les déplacements... Concrètement : la plus grande partie des mesures de santé publique face à Covid-19 s'est fondée sur des tests offrant une vision trompeuse et déformée de la réalité. Que faire ? Les tests antigéniques ont été décriés. Cependant, comme les tests de grossesse, ils peuvent être faits par tous et donnent des résultats en moins de 10 minutes sur base d'une goutte de sang. Ils ont le mérite de leur coût : entre 5 et 10 euros. Des informations contradictoires ont circulé pour mettre en cause leur capacité à donner des résultats fiables. Les accusations sont infondées : bien calibrés ces tests disent s'ils y a un risque de contagion, ceci pour un coût modique, sans aucun problème logistique et sans avoir à attendre des jours pour disposer du résultat. Concernant les tests sérologiques - qui nous renseignent sur les réponses anticorps de notre système immunitaire - ils ont aussi un rôle à jouer. Ces tests permettent de savoir si une infection est récente ou ancienne, et encore si l'individu testé est porteur sain ou asymptomatique. Ceci a une utilité à la fois pour la pratique médicale et pour la santé publique. Il est donc urgent et même vital d'obtenir la transparence au sujet des tests par PCR. Pourquoi s'est-on obstiné dans cette voie ? Pourquoi certains experts en ont-ils fait la seule voie du salut ? Certains experts ont-ils des liens avec des firmes pharmaceutiques actives dans le domaine de la PCR ? Comme le signale l'article du Lancet, ces questions attendent des réponses ! Il y a eu bien trop de dommages sociaux, économiques, psychologiques et de santé publique pour ne pas les poser.Pr. Dr. Martin ZIZI, MD-PhDChercheur en Biophysique, Professeur de Physiologie (KULeuven et VUB), ancien Directeur de la Division épidémiologie et biostatistiques du Département de la Défense, ancien Directeur scientifique et Président de Comité d'éthique, ancien Conseiller UN/Nations Unies pour le désarmement biologique et bio-inspecteur UNSCOM.