Si les mouvements anti-corruption se multiplient à travers le monde, les institutions gouvernementales et les autorités ne montrent que trop peu, voire pas du tout de signes d'amélioration dans la lutte contre la corruption. Tel est le constat tiré par l'ONG Transparency International, qui publie chaque année un classement de 180 pays selon leur taux de corruption.
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Si les mouvements anti-corruption se multiplient à travers le monde, les institutions gouvernementales et les autorités ne montrent que trop peu, voire pas du tout de signes d'amélioration dans la lutte contre la corruption. Tel est le constat tiré par l'ONG Transparency International, qui publie chaque année un classement de 180 pays selon leur taux de corruption."Comme pour les années précédentes, les données montrent qu'en dépit de certains progrès, la majorité des pays - c'est-à-dire plus des deux tiers - ne parviennent toujours pas à lutter efficacement contre la corruption dans le secteur public", déplore l'ONG dans son rapport. Sur une échelle de 0 (très corrompu) à 100 (très peu corrompu), deux tiers des pays obtiennent en effet un score inférieur à 50, avec une note moyenne de 43/100.Pour réaliser cette analyse et établir ce classement, l'ONG s'est notamment servie de 13 enquêtes et évaluations qui rendent compte des perceptions par les chefs d'entreprise et les experts nationaux du niveau de corruption présent dans le secteur public. Elle a ensuiteattribué un score allant de zéro pour un pays "fortement corrompu" à 100 points pour un État "très peu corrompu."Les États d'Europe occidentale - en particulier les pays nordiques - figurent au top du classement des nations les moins corrompues. Tandis qu'au bout de ce classement, l'Afrique, le Moyen-Orient et l'Asie apparaissent comme les régions où elle est la plus répandue. La Belgique, quant à elle, reste une bonne élève en la matière. Notre plat pays se classe en effet à la 17e position dans le classement des pays les moins corrompus.La cause principale de cette corruption ? L'influence et la libre circulation de grosses sommes d'argent en politique, dénonce Delia Ferreira Rubio, présidente de l'ONG. "Les gouvernements doivent s'attaquer de toute urgence au rôle corrupteur des grosses sommes d'argent dans le financement des partis politiques et à l'influence indue qu'elles exercent sur nos systèmes politiques ", explique-t-elle."Pour avoir une chance de mettre fin à la corruption et d'améliorer la vie des individus, nous devons nous attaquer à la relation entre la politique et l'argent. Tous les citoyens doivent être représentés dans la prise de décision", appelle Patricia Moreira, directrice générale du secrétariat international de Transparency International.D'autant qu'au cours des huit dernières années, seuls 22 pays ont amélioré leur score, dont la Grèce (+12) , la Guyane (+12) et l'Estonie (+10). 21 autres pays - dont notamment le Canada (-7), le Nicaragua (-7) et l'Australie (-8) - ont, quant à eux, vu leur score baisser. Dans les 137 pays restants, la situation n'a que trop peu, ou pas du tout évolué.