Les deux pays ont d'étroits liens économiques et sont tous les deux de très proches alliés de Washington. Mais leur relation est plombée depuis des décennies par des contentieux historiques remontant à l'époque (1910-1945) où la péninsule était une colonie nippone.

Cette brouille avait dégénéré l'an dernier avec de graves tensions commerciales et diplomatiques, qui avaient failli déboucher sur la rupture d'un accord de partage de renseignements militaires capital notamment pour la politique américaine face à la Corée du Nord.

Jeudi, le Premier ministre japonais Shinzo Abe a annoncé que toute personne arrivant dans l'archipel et ayant séjourné récemment en Chine ou en Corée du Sud devrait passer 14 jours en quarantaine.

Dans un communiqué, le ministère sud-coréen des Affaires étrangères a exhorté Tokyo à revoir ses mesures "irrationnelles et excessives" et annoncé avoir convoqué l'ambassadeur du Japon.

"Nous ne pouvons pas nous empêcher de nous demander si le Japon n'a pas des arrière-pensées, au-delà du fait de vouloir contenir l'épidémie", a-t-il dit.

La Corée du Sud a ajouté qu'elle pourrait prendre des mesures de rétorsion en disant qu'elle examinait "toutes les options possibles" pour assurer la sécurité de ses ressortissants.

La Corée du Sud est le pays qui compte le plus de cas de Covid-19 après la Chine, berceau de l'épidémie.

Séoul a annoncé vendredi que son nombre de cas était désormais de 6.284. Sept nouveaux décès ont été répertoriés par les Centres coréens pour le contrôle et la prévention des maladies (KCDC), portant le bilan de l'épidémie à 42 morts.

Le Japon totalise de son côté 360 cas confirmés et six décès.

- "Posture" -

Une quarantaine de pays et territoires ont interdit l'entrée sur leur sol des personnes ayant récemment été en Corée du Sud, et une vingtaine d'autres ont mis en place des mesures de quarantaine.

Les décisions japonaises ont déjà eu un effet sur "des milliers de Sud-Coréens", a déclaré Park Chul-hyun, un éditorialiste sud-coréen basé à Tokyo qui a annulé un voyage de trois jours prévu à Séoul de crainte de devoir subir une quarantaine à son retour.

"Des milliers de Sud-Coréens arrivent chaque jour à Tokyo et j'imagine que la majorité ont annulé leurs voyages", a ajouté M. Park, dénonçant une "posture" du Japon à l'approche des Jeux Olymiques.

L'inflation du nombre de cas en Corée du Sud s'explique notamment par une intense campagne de dépistage lancée le mois dernier en raison de la propagation très importante de la maladie au sein de l'Eglise Shincheonji de Jésus, une organisation religieuse accusée par certains d'être une secte.

C'est à partir d'une adepte, une femme de 61 ans qui avait assisté à plusieurs cérémonies religieuses en février dans la ville de Daegu (sud) avant de savoir qu'elle était contaminée, que Shincheonji est devenu un des principaux vecteurs du coronavirus en Corée du Sud.

Plus de 90% des cas sud-coréens ont été répertoriés à Daegu, qui compte plus de 4.600 personnes infectées, et dans la province voisine de Gyeongsang du Nord.

Les deux pays ont d'étroits liens économiques et sont tous les deux de très proches alliés de Washington. Mais leur relation est plombée depuis des décennies par des contentieux historiques remontant à l'époque (1910-1945) où la péninsule était une colonie nippone.Cette brouille avait dégénéré l'an dernier avec de graves tensions commerciales et diplomatiques, qui avaient failli déboucher sur la rupture d'un accord de partage de renseignements militaires capital notamment pour la politique américaine face à la Corée du Nord.Jeudi, le Premier ministre japonais Shinzo Abe a annoncé que toute personne arrivant dans l'archipel et ayant séjourné récemment en Chine ou en Corée du Sud devrait passer 14 jours en quarantaine.Dans un communiqué, le ministère sud-coréen des Affaires étrangères a exhorté Tokyo à revoir ses mesures "irrationnelles et excessives" et annoncé avoir convoqué l'ambassadeur du Japon."Nous ne pouvons pas nous empêcher de nous demander si le Japon n'a pas des arrière-pensées, au-delà du fait de vouloir contenir l'épidémie", a-t-il dit.La Corée du Sud a ajouté qu'elle pourrait prendre des mesures de rétorsion en disant qu'elle examinait "toutes les options possibles" pour assurer la sécurité de ses ressortissants.La Corée du Sud est le pays qui compte le plus de cas de Covid-19 après la Chine, berceau de l'épidémie.Séoul a annoncé vendredi que son nombre de cas était désormais de 6.284. Sept nouveaux décès ont été répertoriés par les Centres coréens pour le contrôle et la prévention des maladies (KCDC), portant le bilan de l'épidémie à 42 morts.Le Japon totalise de son côté 360 cas confirmés et six décès.- "Posture" -Une quarantaine de pays et territoires ont interdit l'entrée sur leur sol des personnes ayant récemment été en Corée du Sud, et une vingtaine d'autres ont mis en place des mesures de quarantaine.Les décisions japonaises ont déjà eu un effet sur "des milliers de Sud-Coréens", a déclaré Park Chul-hyun, un éditorialiste sud-coréen basé à Tokyo qui a annulé un voyage de trois jours prévu à Séoul de crainte de devoir subir une quarantaine à son retour."Des milliers de Sud-Coréens arrivent chaque jour à Tokyo et j'imagine que la majorité ont annulé leurs voyages", a ajouté M. Park, dénonçant une "posture" du Japon à l'approche des Jeux Olymiques.L'inflation du nombre de cas en Corée du Sud s'explique notamment par une intense campagne de dépistage lancée le mois dernier en raison de la propagation très importante de la maladie au sein de l'Eglise Shincheonji de Jésus, une organisation religieuse accusée par certains d'être une secte.C'est à partir d'une adepte, une femme de 61 ans qui avait assisté à plusieurs cérémonies religieuses en février dans la ville de Daegu (sud) avant de savoir qu'elle était contaminée, que Shincheonji est devenu un des principaux vecteurs du coronavirus en Corée du Sud.Plus de 90% des cas sud-coréens ont été répertoriés à Daegu, qui compte plus de 4.600 personnes infectées, et dans la province voisine de Gyeongsang du Nord.