"Le projet européen risque de sombrer. Il est clair que si les divergences économiques entre pays européens augmentent et si la crise accroît les différences entre divers pays européens, au lieu de (les) diminuer (...), il sera très difficile de maintenir en l'état le projet européen", a dit M. Gentiloni à Radio Capital.

L'ancien chef du gouvernement italien souligne par ailleurs qu'une solution doit être trouvée "inévitablement à travers un dialogue avec l'Allemagne sans laquelle on ne trouvera pas un compromis".

Un fossé sépare des pays du sud de l'Europe, comme l'Espagne et l'Italie, soutenus par la France, de ceux du nord, menés par les Pays-Bas et l'Allemagne.

Les premiers, les plus touchés jusqu'à présent par la pandémie et dotés de finances publiques fragiles, souhaitent un soutien financier massif de l'UE pour surmonter les conséquences sanitaires, économiques et sociales de la crise. Ils plaident pour une mutualisation des dettes des pays de la zone euro, qui pourraient prendre la forme de "corona bonds", ce que les pays du nord refusent.

"Malheureusement, dans la dynamique des rapports entre les Etats européens, c'est la clé de lecture des crises précédentes qui a pris le dessus. Le fait est que cette discussion, qui est absolument légitime, n'est pas adaptée à la situation que nous vivons", a ajouté M. Gentiloni.

Si l'Europe ne se montre pas à la hauteur de ce défi , l'édifice européen tout entier risque de perdre

Un sommet de l'UE s'est terminé sans résultat jeudi et a renvoyé une éventuelle prise de décision à dans deux semaines, en dépit de l'urgence imposée par la pandémie.

L'Italie, dont la dette est la deuxième plus élevée de la zone euro après la Grèce, attend de l'UE une plus grande solidarité financière.

"Nous devons éviter de faire en Europe des choix tragiques. Si l'Europe ne se montre pas à la hauteur de ce défi sans précédent, l'édifice européen tout entier risque de perdre, aux yeux de nos propres citoyens, sa raison d'être", a mis en garde samedi Giuseppe Conte, le chef du gouvernement italien.

Et lundi dans une interview au quotidien espagnol El Pais, il s'en est pris aux pays qui "raisonnent avec un regard vieux, dépassé. Une approche inadéquate pour cette crise".

"Il ne s'agit pas d'une crise économique qui toucherait des pays moins vertueux que d'autres, c'est une crise sanitaire qui a explosé dans le domaine économique et social. C'est un défi historique pour toute l'Europe", a conclu M. Conte.

"Le projet européen risque de sombrer. Il est clair que si les divergences économiques entre pays européens augmentent et si la crise accroît les différences entre divers pays européens, au lieu de (les) diminuer (...), il sera très difficile de maintenir en l'état le projet européen", a dit M. Gentiloni à Radio Capital.L'ancien chef du gouvernement italien souligne par ailleurs qu'une solution doit être trouvée "inévitablement à travers un dialogue avec l'Allemagne sans laquelle on ne trouvera pas un compromis".Un fossé sépare des pays du sud de l'Europe, comme l'Espagne et l'Italie, soutenus par la France, de ceux du nord, menés par les Pays-Bas et l'Allemagne.Les premiers, les plus touchés jusqu'à présent par la pandémie et dotés de finances publiques fragiles, souhaitent un soutien financier massif de l'UE pour surmonter les conséquences sanitaires, économiques et sociales de la crise. Ils plaident pour une mutualisation des dettes des pays de la zone euro, qui pourraient prendre la forme de "corona bonds", ce que les pays du nord refusent."Malheureusement, dans la dynamique des rapports entre les Etats européens, c'est la clé de lecture des crises précédentes qui a pris le dessus. Le fait est que cette discussion, qui est absolument légitime, n'est pas adaptée à la situation que nous vivons", a ajouté M. Gentiloni.Un sommet de l'UE s'est terminé sans résultat jeudi et a renvoyé une éventuelle prise de décision à dans deux semaines, en dépit de l'urgence imposée par la pandémie.L'Italie, dont la dette est la deuxième plus élevée de la zone euro après la Grèce, attend de l'UE une plus grande solidarité financière."Nous devons éviter de faire en Europe des choix tragiques. Si l'Europe ne se montre pas à la hauteur de ce défi sans précédent, l'édifice européen tout entier risque de perdre, aux yeux de nos propres citoyens, sa raison d'être", a mis en garde samedi Giuseppe Conte, le chef du gouvernement italien.Et lundi dans une interview au quotidien espagnol El Pais, il s'en est pris aux pays qui "raisonnent avec un regard vieux, dépassé. Une approche inadéquate pour cette crise"."Il ne s'agit pas d'une crise économique qui toucherait des pays moins vertueux que d'autres, c'est une crise sanitaire qui a explosé dans le domaine économique et social. C'est un défi historique pour toute l'Europe", a conclu M. Conte.