La Commission nationale de la santé, qui fait office de ministère, a indiqué que le nombre de personnes infectées par le virus, apparu en décembre dans la province du Hubei (centre), dépasse désormais les 74.500.

L'épidémie de nouveau coronavirus a par ailleurs fait 114 morts de plus en Chine continentale (hors Hong Kong et Macao) au cours des dernières 24 heures, portant le total à 2.118.

La plupart des nouveaux cas et décès ont été enregistrés à Wuhan, le chef-lieu du Hubei, où le virus serait apparu sur un marché de la ville.

Les autorités provinciales ont fait état jeudi de 628 nouvelles contaminations. Mais elles ont également annoncé que 279 personnes comptées dans un premier temps comme contaminées avaient finalement été déclarées négatives.

En clair, cet ajustement est synonyme d'une augmentation quotidienne "nette" de 349 cas par rapport au total de la veille au niveau provincial.

La Commission nationale de la santé a expliqué cette actualisation du nombre de cas dans le Hubei par le fait que certains patients, d'abord comptabilisés comme "confirmés" sur la base de simples radios pulmonaires, avaient depuis subi un test de dépistage ayant révélé qu'ils n'avaient pas contracté la maladie Covid-19.

Après cet ajustement, le ministère a établi la hausse nette journalière du nombre de cas en Chine continentale à 394, soit seulement le quart du chiffre annoncé la veille.

En dehors du Hubei, le nombre de nouveaux cas quotidiens chute progressivement, avec seulement 45 annoncés jeudi par la Commission nationale de la santé.

Les efforts de la Chine pour maîtriser l'épidémie "fonctionnent", assure Pékin

Les efforts de la Chine pour maîtriser l'épidémie meurtrière liée au nouveau coronavirus "fonctionnent", a déclaré jeudi le chef de la diplomatie chinoise, Wang Yi, attribuant le recul des nouveaux cas à l'"action énergique" de son pays contre la maladie.

S'exprimant à Vientiane après avoir rencontré ses homologues des dix pays de l'Asean (Association des nations d'Asie du Sud-Est) lors d'une réunion sur le coronavirus, le ministre chinois a déclaré que l'épidémie était "contrôlable et curable" malgré l'inquiétude qu'elle a suscitée dans le monde entier.

"La Chine ne protège pas seulement sa propre population mais également le reste du monde", a-t-il ajouté.

La Chine a annoncé jeudi une baisse spectaculaire des nouvelles contaminations, au plus bas depuis près d'un mois avec une hausse nette de 394 cas soit seulement le quart du chiffre annoncé la veille.

Le nombre total de contaminations dépasse 74.500 en Chine continentale où l'épidémie a tué 2.118 personnes. Le Covid-19 a également fait dix morts en dehors de Chine continentale dans d'autres pays et territoires.

L'Asean a organisé à la hâte cette réunion car la région subit le contrecoup économique et sanitaire de l'épidémie, avec des cas confirmés aux Philippines, à Singapour, en Thaïlande et au Vietnam. Une rencontre similaire avait été tenue en 2003 au moment de l'épidémie de Sras (Syndrome respiratoire aigü sévère).

Les Philippines, Singapour et le Vietnam ont imposé des restrictions aux vols depuis la Chine continentale et suspendu les entrées sans visa, avec des contrôles sanitaires aux points d'entrée.

La Thaïlande n'a pas pris de telles mesures mais a enregistré en février une baisse de 90% des arrivées depuis la Chine continentale ce qui porte un coup à son secteur touristique qui représente près d'un cinquième de son économie.

Durant la réunion au Laos, Pékin devait s'efforcer de "promouvoir la solidarité régionale avec ses efforts contre l'épidémie", a expliqué à l'AFP un diplomate d'Asie du Sud-Est sous couvert de l'anonymat.

Le ministre philippin des Affaires étrangères Teodoro Locsin a remercié la Chine pour ses "mesures intérieures sans précédent et (son) action rapide", après la mise en quarantaine de facto de villes entières. Mais il a aussi noté l'impact économique "immensément préjudiciable" de l'épidémie pour les économies d'Asie du Sud-Est.

Mercredi, à son arrivée au Laos, Wang Yi avait été cité par l'agence étatique Chine nouvelle, se félicitant qu'"après de très durs efforts, la situation est en train de changer".

Le Hubei et son chef-lieu Wuhan (centre de la Chine), foyer de l'épidémie apparue en décembre, restent "très touchés", avait-il ajouté, "mais la situation commence à être maîtrisée et des nouvelles réconfortantes nous arrivent" des autres régions du pay

Japon: décès de 2 malades du coronavirus provenant du paquebot

Deux malades du nouveau coronavirus issus du paquebot en quarantaine au Japon sont décédés, ont rapporté les médias japonais jeudi.

Une femme et un homme octogénaires qui avaient été contaminés sont morts, ont rapporté la chaîne de télévision publique NHK et d'autres médias.

La confirmation de cette information par le ministère de la Santé n'a pu être obtenue dans l'immédiat.

Il s'agirait des premiers cas mortels parmi les plus de 600 porteurs confirmés du virus sur le navire de croisière.

Ces deux octogénaires souffraient d'affections préexistantes et avaient été évacués du bateau les 11 et 12 février, a précisé la NHK.

Tokyo avait annoncé dans la soirée de mercredi 79 nouveaux porteurs du coronavirus à bord, ce qui porte le nombre total de cas répertoriés sur le Diamond Princess à 621, faisant de ce navire de croisière à quai dans le port de Yokohama, dans la banlieue de Tokyo, le plus grand foyer du virus hors de Chine.

Mercredi, 443 passagers ont débarqué. L'évacuation de tous les passagers devrait prendre au moins trois jours.

Les croisiéristes ne présentant pas de symptômes, dont les tests se sont révélés négatifs et qui n'ont pas eu de contact avec des personnes porteuses du virus, ont débarqué tout au long de la journée, après 14 jours de quarantaine.

Près de 40 membres d'une secte contaminés en Corée du Sud

Près de quarante personnes appartenant à une secte dans la ville de Daegu, en Corée du Sud, ont été contaminées par le nouveau coronavirus, selon un bilan établi jeudi par les autorités, conduisant le maire à demander aux habitants de rester chez eux.

Environ la moitié des 82 personnes contaminées au total dans le pays ont un lien avec une femme de 61 ans qui fréquentait la branche à Daegu de l'Eglise de Shincheonji, ou Temple du Tabernacle du témoignage, souvent considérée comme une secte.

Après avoir présenté de la fièvre le 10 février, elle a refusé à deux reprises de se soumettre à un test de dépistage du nouveau coronavirus au prétexte qu'elle ne s'était pas récemment rendue à l'étranger.

Elle a ensuite assisté à au moins quatre offices avant d'être diagnostiquée porteuse du virus.

Shincheonji affirme que son fondateur Lee Man-hee a endossé les habits de Jésus Christ et emmènera au paradis 144.000 personnes le jour du Jugement dernier.

Jusqu'à présent, 37 autres membres de cette secte ont été testés positifs au nouveau coronavirus. La sexagénaire aurait par ailleurs contaminé une autre personne au sein d'un hôpital.

La municipalité de Daegu a indiqué que 1.001 fidèles de Shincheonji qui auraient assisté aux mêmes offices que la sexagénaire se sont vus demander de rester en quarantaine chez eux.

Au total, 43 cas de contamination ont été enregistrés dans la ville de Daegun et dans la province voisine du Nord de Gyeongsang située dans l'est du pays.

Le maire de Daegu, Kwon Young-jin, a appelé jeudi les habitants "à éviter, autant que possible, de sortir de leur domicile".

Par mesure de précaution, les services d'urgence de quatre hôpitaux de la ville ont été fermés, selon un responsable de la municipalité.

L'Eglise de Shincheonji a pour sa part fermé toutes ses structures à travers le pays.

"Nous sommes profondément désolés que l'un de nos membres, qui considérait son état comme un rhume parce qu'elle ne s'était pas rendu l'étranger, ait contaminé de nombreux membres de notre église, suscitant l'inquiétude au sein de la communauté locale", a-t-elle déclaré dans un communiqué.

Le centre coréen de contrôle et de prévention des maladies a déclaré jeudi, dans un communiqué, que 31 nouveaux cas de coronavirus ont été enregistrés dans tout le pays, portant le nombre de cas de contamination à 82 contre 31 mardi.

La Commission nationale de la santé, qui fait office de ministère, a indiqué que le nombre de personnes infectées par le virus, apparu en décembre dans la province du Hubei (centre), dépasse désormais les 74.500.L'épidémie de nouveau coronavirus a par ailleurs fait 114 morts de plus en Chine continentale (hors Hong Kong et Macao) au cours des dernières 24 heures, portant le total à 2.118.La plupart des nouveaux cas et décès ont été enregistrés à Wuhan, le chef-lieu du Hubei, où le virus serait apparu sur un marché de la ville.Les autorités provinciales ont fait état jeudi de 628 nouvelles contaminations. Mais elles ont également annoncé que 279 personnes comptées dans un premier temps comme contaminées avaient finalement été déclarées négatives.En clair, cet ajustement est synonyme d'une augmentation quotidienne "nette" de 349 cas par rapport au total de la veille au niveau provincial.La Commission nationale de la santé a expliqué cette actualisation du nombre de cas dans le Hubei par le fait que certains patients, d'abord comptabilisés comme "confirmés" sur la base de simples radios pulmonaires, avaient depuis subi un test de dépistage ayant révélé qu'ils n'avaient pas contracté la maladie Covid-19.Après cet ajustement, le ministère a établi la hausse nette journalière du nombre de cas en Chine continentale à 394, soit seulement le quart du chiffre annoncé la veille.En dehors du Hubei, le nombre de nouveaux cas quotidiens chute progressivement, avec seulement 45 annoncés jeudi par la Commission nationale de la santé.Les efforts de la Chine pour maîtriser l'épidémie meurtrière liée au nouveau coronavirus "fonctionnent", a déclaré jeudi le chef de la diplomatie chinoise, Wang Yi, attribuant le recul des nouveaux cas à l'"action énergique" de son pays contre la maladie.S'exprimant à Vientiane après avoir rencontré ses homologues des dix pays de l'Asean (Association des nations d'Asie du Sud-Est) lors d'une réunion sur le coronavirus, le ministre chinois a déclaré que l'épidémie était "contrôlable et curable" malgré l'inquiétude qu'elle a suscitée dans le monde entier."La Chine ne protège pas seulement sa propre population mais également le reste du monde", a-t-il ajouté.La Chine a annoncé jeudi une baisse spectaculaire des nouvelles contaminations, au plus bas depuis près d'un mois avec une hausse nette de 394 cas soit seulement le quart du chiffre annoncé la veille.Le nombre total de contaminations dépasse 74.500 en Chine continentale où l'épidémie a tué 2.118 personnes. Le Covid-19 a également fait dix morts en dehors de Chine continentale dans d'autres pays et territoires.L'Asean a organisé à la hâte cette réunion car la région subit le contrecoup économique et sanitaire de l'épidémie, avec des cas confirmés aux Philippines, à Singapour, en Thaïlande et au Vietnam. Une rencontre similaire avait été tenue en 2003 au moment de l'épidémie de Sras (Syndrome respiratoire aigü sévère).Les Philippines, Singapour et le Vietnam ont imposé des restrictions aux vols depuis la Chine continentale et suspendu les entrées sans visa, avec des contrôles sanitaires aux points d'entrée.La Thaïlande n'a pas pris de telles mesures mais a enregistré en février une baisse de 90% des arrivées depuis la Chine continentale ce qui porte un coup à son secteur touristique qui représente près d'un cinquième de son économie.Durant la réunion au Laos, Pékin devait s'efforcer de "promouvoir la solidarité régionale avec ses efforts contre l'épidémie", a expliqué à l'AFP un diplomate d'Asie du Sud-Est sous couvert de l'anonymat.Le ministre philippin des Affaires étrangères Teodoro Locsin a remercié la Chine pour ses "mesures intérieures sans précédent et (son) action rapide", après la mise en quarantaine de facto de villes entières. Mais il a aussi noté l'impact économique "immensément préjudiciable" de l'épidémie pour les économies d'Asie du Sud-Est.Mercredi, à son arrivée au Laos, Wang Yi avait été cité par l'agence étatique Chine nouvelle, se félicitant qu'"après de très durs efforts, la situation est en train de changer".Le Hubei et son chef-lieu Wuhan (centre de la Chine), foyer de l'épidémie apparue en décembre, restent "très touchés", avait-il ajouté, "mais la situation commence à être maîtrisée et des nouvelles réconfortantes nous arrivent" des autres régions du payDeux malades du nouveau coronavirus issus du paquebot en quarantaine au Japon sont décédés, ont rapporté les médias japonais jeudi.Une femme et un homme octogénaires qui avaient été contaminés sont morts, ont rapporté la chaîne de télévision publique NHK et d'autres médias.La confirmation de cette information par le ministère de la Santé n'a pu être obtenue dans l'immédiat.Il s'agirait des premiers cas mortels parmi les plus de 600 porteurs confirmés du virus sur le navire de croisière.Ces deux octogénaires souffraient d'affections préexistantes et avaient été évacués du bateau les 11 et 12 février, a précisé la NHK.Tokyo avait annoncé dans la soirée de mercredi 79 nouveaux porteurs du coronavirus à bord, ce qui porte le nombre total de cas répertoriés sur le Diamond Princess à 621, faisant de ce navire de croisière à quai dans le port de Yokohama, dans la banlieue de Tokyo, le plus grand foyer du virus hors de Chine.Mercredi, 443 passagers ont débarqué. L'évacuation de tous les passagers devrait prendre au moins trois jours.Les croisiéristes ne présentant pas de symptômes, dont les tests se sont révélés négatifs et qui n'ont pas eu de contact avec des personnes porteuses du virus, ont débarqué tout au long de la journée, après 14 jours de quarantaine.Près de quarante personnes appartenant à une secte dans la ville de Daegu, en Corée du Sud, ont été contaminées par le nouveau coronavirus, selon un bilan établi jeudi par les autorités, conduisant le maire à demander aux habitants de rester chez eux.Environ la moitié des 82 personnes contaminées au total dans le pays ont un lien avec une femme de 61 ans qui fréquentait la branche à Daegu de l'Eglise de Shincheonji, ou Temple du Tabernacle du témoignage, souvent considérée comme une secte. Après avoir présenté de la fièvre le 10 février, elle a refusé à deux reprises de se soumettre à un test de dépistage du nouveau coronavirus au prétexte qu'elle ne s'était pas récemment rendue à l'étranger. Elle a ensuite assisté à au moins quatre offices avant d'être diagnostiquée porteuse du virus. Shincheonji affirme que son fondateur Lee Man-hee a endossé les habits de Jésus Christ et emmènera au paradis 144.000 personnes le jour du Jugement dernier.Jusqu'à présent, 37 autres membres de cette secte ont été testés positifs au nouveau coronavirus. La sexagénaire aurait par ailleurs contaminé une autre personne au sein d'un hôpital.La municipalité de Daegu a indiqué que 1.001 fidèles de Shincheonji qui auraient assisté aux mêmes offices que la sexagénaire se sont vus demander de rester en quarantaine chez eux.Au total, 43 cas de contamination ont été enregistrés dans la ville de Daegun et dans la province voisine du Nord de Gyeongsang située dans l'est du pays.Le maire de Daegu, Kwon Young-jin, a appelé jeudi les habitants "à éviter, autant que possible, de sortir de leur domicile".Par mesure de précaution, les services d'urgence de quatre hôpitaux de la ville ont été fermés, selon un responsable de la municipalité.L'Eglise de Shincheonji a pour sa part fermé toutes ses structures à travers le pays."Nous sommes profondément désolés que l'un de nos membres, qui considérait son état comme un rhume parce qu'elle ne s'était pas rendu l'étranger, ait contaminé de nombreux membres de notre église, suscitant l'inquiétude au sein de la communauté locale", a-t-elle déclaré dans un communiqué.Le centre coréen de contrôle et de prévention des maladies a déclaré jeudi, dans un communiqué, que 31 nouveaux cas de coronavirus ont été enregistrés dans tout le pays, portant le nombre de cas de contamination à 82 contre 31 mardi.