Au lendemain des excuses présentées par le Premier ministre Boris Johnson au sujet des fusillades sanglantes qui ont fait 10 morts en 1971 dans le quartier de Ballymurphy à Belfast, son ministre chargé de l'Irlande du Nord Brandon Lewis a rendu hommage à la "patience" et à la détermination des familles, lors d'une déclaration devant les députés.

Une procédure judiciaire a conclu mardi à un usage injustifié de la force par l'armée britannique lors du "massacre de Ballymurphy", considéré comme l'un des épisodes les plus meurtriers des trois décennies de violences entre catholiques partisans de la réunification avec l'Irlande et protestants favorables à la couronne britannique. Jusqu'à l'accord de paix de 1998, le conflit a fait 3.500 morts.

Vingt-trois ans après l'accord de paix, "des milliers de meurtres restent irrésolus", a souligné Brandon Lewis.

Le gouvernement veut répondre d'une manière qui "reflète le temps qui s'est écoulé, la complexité de l'histoire troublée de l'Irlande du Nord et la réalité des compromis qui ont déjà été effectués". Mais surtout d'une "manière qui permette aux victimes et aux survivants d'accéder à la vérité qu'ils méritent", a-t-il déclaré, plaidant pour une démarche qui "ouvrira la voie à une réconciliation sociétale plus large pour toutes les communautés".

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Après les excuses de Boris Johnson, le Premier ministre irlandais Micheal Martin a appelé mercredi soir le gouvernement britannique à répondre de "manière complète" aux conclusions de la procédure judiciaire.

Le chef du gouvernement irlandais a exhorté Londres à "reconnaître et proclamer l'innocence des victimes de Ballymurphy" et à comprendre à quel point la "douleur et le chagrin" des familles ont été "aggravés par les mensonges qui ont été racontés au sujet de leurs proches".

"Ceux qui sont morts étaient entièrement innocents"

Les conclusions de l'enquête sont "claires", a déclaré jeudi Brandon Lewis, "ceux qui sont morts étaient entièrement innocents", "les événements de Ballymurphy n'auraient jamais dû arriver".

Au Parlement, la responsable des questions nord-irlandaises au sein de l'opposition travailliste, Louise Haigh, a déploré que Boris Johnson ne soit pas venu en personne devant le Parlement pour présenter les excuses de l'Etat, comme l'avait fait son prédécesseur David Cameron en son temps.

Après l'enquête sur le "Bloody Sunday", où 14 personnes étaient tombées sous les balles des soldats britanniques lors d'une manifestation pacifique le 30 janvier 1972, David Cameron avait condamné en 2010 un acte "injustifié et injustifiable".

C'est par écrit que Boris Johnson a choisi de s'adresser aux familles des victimes de Ballymurphy, en leur adressant à chacun une lettre.

Alors que l'Irlande du Nord connaît des tensions ravivées par le Brexit, le gouvernement irlandais a récemment exprimé son opposition à la promesse du gouvernement britannique de légiférer afin d'empêcher de nouvelles poursuites pour des infractions commises lors des "Troubles".

Au lendemain des excuses présentées par le Premier ministre Boris Johnson au sujet des fusillades sanglantes qui ont fait 10 morts en 1971 dans le quartier de Ballymurphy à Belfast, son ministre chargé de l'Irlande du Nord Brandon Lewis a rendu hommage à la "patience" et à la détermination des familles, lors d'une déclaration devant les députés.Une procédure judiciaire a conclu mardi à un usage injustifié de la force par l'armée britannique lors du "massacre de Ballymurphy", considéré comme l'un des épisodes les plus meurtriers des trois décennies de violences entre catholiques partisans de la réunification avec l'Irlande et protestants favorables à la couronne britannique. Jusqu'à l'accord de paix de 1998, le conflit a fait 3.500 morts.Vingt-trois ans après l'accord de paix, "des milliers de meurtres restent irrésolus", a souligné Brandon Lewis.Le gouvernement veut répondre d'une manière qui "reflète le temps qui s'est écoulé, la complexité de l'histoire troublée de l'Irlande du Nord et la réalité des compromis qui ont déjà été effectués". Mais surtout d'une "manière qui permette aux victimes et aux survivants d'accéder à la vérité qu'ils méritent", a-t-il déclaré, plaidant pour une démarche qui "ouvrira la voie à une réconciliation sociétale plus large pour toutes les communautés".Après les excuses de Boris Johnson, le Premier ministre irlandais Micheal Martin a appelé mercredi soir le gouvernement britannique à répondre de "manière complète" aux conclusions de la procédure judiciaire.Le chef du gouvernement irlandais a exhorté Londres à "reconnaître et proclamer l'innocence des victimes de Ballymurphy" et à comprendre à quel point la "douleur et le chagrin" des familles ont été "aggravés par les mensonges qui ont été racontés au sujet de leurs proches".Les conclusions de l'enquête sont "claires", a déclaré jeudi Brandon Lewis, "ceux qui sont morts étaient entièrement innocents", "les événements de Ballymurphy n'auraient jamais dû arriver".Au Parlement, la responsable des questions nord-irlandaises au sein de l'opposition travailliste, Louise Haigh, a déploré que Boris Johnson ne soit pas venu en personne devant le Parlement pour présenter les excuses de l'Etat, comme l'avait fait son prédécesseur David Cameron en son temps.Après l'enquête sur le "Bloody Sunday", où 14 personnes étaient tombées sous les balles des soldats britanniques lors d'une manifestation pacifique le 30 janvier 1972, David Cameron avait condamné en 2010 un acte "injustifié et injustifiable".C'est par écrit que Boris Johnson a choisi de s'adresser aux familles des victimes de Ballymurphy, en leur adressant à chacun une lettre.Alors que l'Irlande du Nord connaît des tensions ravivées par le Brexit, le gouvernement irlandais a récemment exprimé son opposition à la promesse du gouvernement britannique de légiférer afin d'empêcher de nouvelles poursuites pour des infractions commises lors des "Troubles".