"Ce conflit ne se terminera pas sur la base d'un consensus international sur qui a raison et qui a tort, sur qui devrait concéder X et qui devrait accepter Y", a lancé devant les pays membres du Conseil de sécurité, à New York, Jason Greenblatt, qui travaille avec Jared Kushner, le conseiller et gendre du président américain, à un plan de paix très controversé.

"Une paix durable et globale ne sera pas décrétée par la loi internationale ou par ces résolutions verbeuses et peu claires", a-t-il ajouté, dans une nouvelle prise de distance flagrante des Etats-Unis avec les Nations unies. Jared Kushner et Jason Greenblatt doivent retourner au Moyen-Orient à la fin du mois pour des discussions sur leur plan de paix. Le volet économique -- 50 milliards d'investissements internationaux dans les Territoires palestiniens et les pays arabes voisins sur dix ans -- a été présenté en juin, mais le volet politique tarde à être dévoilé.

Les Palestiniens pour l'instant boycottent cet effort de paix américain, accusant l'administration Trump d'avoir justement rompu avec le "consensus international" en reconnaissant unilatéralement Jérusalem comme capitale d'Israël et en faisant la part belle aux revendications de l'Etat hébreu.