Déjà tourné vers son nouveau sommet avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, Donald Trump a affiché un optimisme à toute épreuve lors de l'Assemblée générale annuelle de l'ONU, où il avait l'an dernier atteint l'apogée de son discours musclé contre Pyongyang en menaçant de "détruire totalement" la Corée du Nord.

"Je pense que nous trouverons un accord", "Kim Jong Un, un homme que j'ai appris à connaître et apprécier, veut la paix et la prospérité pour la Corée du Nord", a-t-il assuré devant le Conseil de sécurité.

Il a toutefois appelé la communauté internationale à appliquer les sanctions de l'ONU "jusqu'à ce que la dénucléarisation intervienne", "pour faire en sorte que ces progrès se poursuivent". Sans nommer la Russie et la Chine, accusées par Washington de relâcher la pression, il a déploré que "certains pays violent déjà ces sanctions".

Lors du premier sommet historique Trump-Kim en juin à Singapour, l'homme fort de Pyongyang avait promis d'oeuvrer à la "dénucléarisation complète de la péninsule coréenne".

Mike Pompeo a ensuite engagé des négociations pour transformer cet engagement vague et ancien en un accord sur la "dénucléarisation définitive et entièrement vérifiée" qu'il appelle de ses voeux.

Mais ces discussions ont vite stagné: le secrétaire d'Etat est rentré bredouille d'une visite dans la capitale nord-coréenne en juillet, accusé qui plus est par les autorités locales d'employer des méthodes de "gangster". Et un autre déplacement, prévu fin août, avait été annulé à la dernière minute par Donald Trump, contraint de reconnaître, pour la première fois, l'insuffisance de progrès concrets.

Depuis, une lettre de Kim à Trump et un troisième sommet entre le dirigeant nord-coréen et le président sud-coréen Moon Jae-in ont permis de remettre les discussions sur les rails et de confirmer le spectaculaire réchauffement en cours après une année 2017 scandée par des menaces de guerre atomique.

"Rencontre très positive"

Donald Trump a annoncé cette semaine à l'ONU qu'il rencontrerait à nouveau Kim Jong Un dans un avenir proche, à une date et dans un lieu qui restent toutefois à préciser.

De nombreux observateurs estiment que le numéro un de Pyongyang préfère une relation directe avec l'iconoclaste et imprévisible milliardaire républicain, persuadé qu'il peut obtenir davantage de concessions de sa part. La Corée du Nord réclame en effet des contreparties en échange de premiers gestes vers la dénucléarisation, notamment une déclaration mettant formellement fin à la guerre de Corée, qui ne s'est achevée en 1953 que par un simple armistice.

L'administration américaine tente elle d'obtenir la garantie de progrès suffisants avant même que le prochain sommet ait lieu -- "probablement un peu après" octobre, a dit mercredi Mike Pompeo à la chaîne américaine CBS.

"Nous travaillons ardemment pour faire en sorte que les conditions soient réunies pour avancer autant que possible durant le sommet", a-t-il ajouté, sans exclure une déclaration de paix à cette occasion.

Le secrétaire d'Etat a donc rencontré mercredi à New York le ministre nord-coréen des Affaires étrangères Ri Yong Ho, lors d'une réunion qui n'avait pas été annoncée à l'avance et dont les médias ont été tenus à l'écart.

"Rencontre très positive", a tweeté le chef de la diplomatie américaine, précisant avoir "discuté du prochain sommet" et "des prochaines étapes vers la dénucléarisation de la Corée du Nord". "Il reste beaucoup de travail, mais nous continuerons à avancer", a ajouté Mike Pompeo.

Le département d'Etat a ensuite annoncé qu'il avait accepté "l'invitation" de Kim Jong Un à se rendre à nouveau à Pyongyang en octobre pour "faire de nouveaux progrès" et "préparer le deuxième sommet".

Il s'agira du quatrième voyage de Mike Pompeo en Corée du Nord depuis le printemps.

Déjà tourné vers son nouveau sommet avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, Donald Trump a affiché un optimisme à toute épreuve lors de l'Assemblée générale annuelle de l'ONU, où il avait l'an dernier atteint l'apogée de son discours musclé contre Pyongyang en menaçant de "détruire totalement" la Corée du Nord."Je pense que nous trouverons un accord", "Kim Jong Un, un homme que j'ai appris à connaître et apprécier, veut la paix et la prospérité pour la Corée du Nord", a-t-il assuré devant le Conseil de sécurité.Il a toutefois appelé la communauté internationale à appliquer les sanctions de l'ONU "jusqu'à ce que la dénucléarisation intervienne", "pour faire en sorte que ces progrès se poursuivent". Sans nommer la Russie et la Chine, accusées par Washington de relâcher la pression, il a déploré que "certains pays violent déjà ces sanctions".Lors du premier sommet historique Trump-Kim en juin à Singapour, l'homme fort de Pyongyang avait promis d'oeuvrer à la "dénucléarisation complète de la péninsule coréenne".Mike Pompeo a ensuite engagé des négociations pour transformer cet engagement vague et ancien en un accord sur la "dénucléarisation définitive et entièrement vérifiée" qu'il appelle de ses voeux.Mais ces discussions ont vite stagné: le secrétaire d'Etat est rentré bredouille d'une visite dans la capitale nord-coréenne en juillet, accusé qui plus est par les autorités locales d'employer des méthodes de "gangster". Et un autre déplacement, prévu fin août, avait été annulé à la dernière minute par Donald Trump, contraint de reconnaître, pour la première fois, l'insuffisance de progrès concrets.Depuis, une lettre de Kim à Trump et un troisième sommet entre le dirigeant nord-coréen et le président sud-coréen Moon Jae-in ont permis de remettre les discussions sur les rails et de confirmer le spectaculaire réchauffement en cours après une année 2017 scandée par des menaces de guerre atomique.Donald Trump a annoncé cette semaine à l'ONU qu'il rencontrerait à nouveau Kim Jong Un dans un avenir proche, à une date et dans un lieu qui restent toutefois à préciser.De nombreux observateurs estiment que le numéro un de Pyongyang préfère une relation directe avec l'iconoclaste et imprévisible milliardaire républicain, persuadé qu'il peut obtenir davantage de concessions de sa part. La Corée du Nord réclame en effet des contreparties en échange de premiers gestes vers la dénucléarisation, notamment une déclaration mettant formellement fin à la guerre de Corée, qui ne s'est achevée en 1953 que par un simple armistice.L'administration américaine tente elle d'obtenir la garantie de progrès suffisants avant même que le prochain sommet ait lieu -- "probablement un peu après" octobre, a dit mercredi Mike Pompeo à la chaîne américaine CBS."Nous travaillons ardemment pour faire en sorte que les conditions soient réunies pour avancer autant que possible durant le sommet", a-t-il ajouté, sans exclure une déclaration de paix à cette occasion.Le secrétaire d'Etat a donc rencontré mercredi à New York le ministre nord-coréen des Affaires étrangères Ri Yong Ho, lors d'une réunion qui n'avait pas été annoncée à l'avance et dont les médias ont été tenus à l'écart."Rencontre très positive", a tweeté le chef de la diplomatie américaine, précisant avoir "discuté du prochain sommet" et "des prochaines étapes vers la dénucléarisation de la Corée du Nord". "Il reste beaucoup de travail, mais nous continuerons à avancer", a ajouté Mike Pompeo.Le département d'Etat a ensuite annoncé qu'il avait accepté "l'invitation" de Kim Jong Un à se rendre à nouveau à Pyongyang en octobre pour "faire de nouveaux progrès" et "préparer le deuxième sommet".Il s'agira du quatrième voyage de Mike Pompeo en Corée du Nord depuis le printemps.