Mars: campagne en sourdine

Au printemps, la pandémie prive Joe Biden du contact direct avec les électeurs. Confiné début mars et pendant deux mois chez lui dans le Delaware, il n'organise aucun meeting et fait du respect des gestes barrières un des marqueurs de sa campagne. "Joe l'endormi se cache dans son sous-sol", ne cesse de se moquer Donald Trump, lui-même contraint d'annuler ses déplacements dans les Etats confinés.

Juin: meeting controversé à Tulsa

Le 20 juin, le président Trump veut relancer sa campagne avec un grand meeting à Tulsa (Oklahoma). Ce premier rassemblement politique depuis le début de la pandémie dans une salle fermée est vivement critiqué.

La découverte le matin même de six cas positifs dans l'équipe organisatrice ne remet rien en cause. Et si la température des participants est prise et des masques distribués, l'écrasante majorité du public y assiste à visage découvert.

Deux semaines plus tard, le nombre de cas de Covid-19 s'envole dans la ville. Le responsable local des services de santé reconnaît un lien "plus que probable".

Donald Trump en meeting à Tulsa, le 20 juin dernier., Nicholas Kamm / AFP
Donald Trump en meeting à Tulsa, le 20 juin dernier. © Nicholas Kamm / AFP

Août: conventions virtuelles

Le 20 août, la convention démocrate programmée à l'origine à Milwaukee (Wisconsin) se réduit à une émission de deux heures sans les applaudissements des milliers de participants traditionnels.

Seul moment plus convivial: Joe Biden et sa colistière Kamala Harris acceptent leur nomination en direct de Wilmington (Delaware), avant de sortir masqués sur le parking pour saluer des partisans réunis en "drive-in".

Le 25 août, soucieux de se démarquer de son adversaire, Donald Trump inaugure en personne la convention républicaine à Charlotte (Caroline du Nord).

Mais à l'exception de cette première journée, le républicain a dû lui aussi se résoudre à un format largement virtuel, après avoir longtemps défendu une grande convention festive.

Septembre: 200.000 morts et 12,6 millions de chômeurs

Le 22 septembre, la barre des 200.000 Américains morts du coronavirus est dépassée.

"La première responsabilité d'un président est de protéger le peuple américain et il ne le fait pas", assène Joe Biden. Sa gestion du virus le "disqualifie totalement".

Le président a toujours minimisé en public la gravité de la pandémie. Son gouvernement a stoppé un plan de distribution générale de masques et contraint les autorités sanitaires à édulcorer leurs consignes pour encourager le retour à la normale.

"Cela n'affecte presque personne", martèle Donald Trump. "C'est en train de disparaître. Et cela disparaîtra encore plus vite avec les vaccins", qu'il promet avant l'élection.

Le coronavirus, qui a laminé une économie jusque-là florissante, prive aussi Donald Trump de son principal argument électoral.

Le pays, officiellement en récession, est passé en neuf mois du plein emploi à un taux de chômage de 7,9% en septembre, avec un pic de 14,7% en avril. Au total, 12,6 millions de personnes sont au chômage, tandis que le Congrès ne parvient pas à s'entendre sur un quatrième plan d'aide.

Octobre: Trump positif

Le président annonce le 1er octobre être positif au coronavirus, tout comme sa femme Melania.

Le tribun qui a jusque-là sillonné le pays à la rencontre de milliers de partisans est hospitalisé trois nuits, sa campagne est arrêtée net.

Pendant ses neuf jours de confinement, Joe Biden occupe seul, mais à un rythme très ralenti, le terrain des Etats-clés et continue de creuser son avance dans les sondages.

AFP
© AFP

De retour à la Maison Blanche, Donald Trump appelle les Américains à ne pas laisser le virus les "dominer". Se disant immunisé, toujours réticent à porter un masque, il reprend ses voyages à un rythme effréné.

Melania Trump annonce plus tard que leur fils, Barron, a lui aussi été testé positif.

Le 15 octobre, le virus provoque l'annulation du deuxième débat entre les deux candidats, remplacé par des séances de questions-réponses sur deux chaînes concurrentes. "Que fait-il (contre le virus, ndlr) ? Rien", l'accuse Joe Biden, qui dira quelques jours plus tard préférer "la science à la fiction".

Au printemps, la pandémie prive Joe Biden du contact direct avec les électeurs. Confiné début mars et pendant deux mois chez lui dans le Delaware, il n'organise aucun meeting et fait du respect des gestes barrières un des marqueurs de sa campagne. "Joe l'endormi se cache dans son sous-sol", ne cesse de se moquer Donald Trump, lui-même contraint d'annuler ses déplacements dans les Etats confinés. Le 20 juin, le président Trump veut relancer sa campagne avec un grand meeting à Tulsa (Oklahoma). Ce premier rassemblement politique depuis le début de la pandémie dans une salle fermée est vivement critiqué.La découverte le matin même de six cas positifs dans l'équipe organisatrice ne remet rien en cause. Et si la température des participants est prise et des masques distribués, l'écrasante majorité du public y assiste à visage découvert. Deux semaines plus tard, le nombre de cas de Covid-19 s'envole dans la ville. Le responsable local des services de santé reconnaît un lien "plus que probable".Le 20 août, la convention démocrate programmée à l'origine à Milwaukee (Wisconsin) se réduit à une émission de deux heures sans les applaudissements des milliers de participants traditionnels. Seul moment plus convivial: Joe Biden et sa colistière Kamala Harris acceptent leur nomination en direct de Wilmington (Delaware), avant de sortir masqués sur le parking pour saluer des partisans réunis en "drive-in". Le 25 août, soucieux de se démarquer de son adversaire, Donald Trump inaugure en personne la convention républicaine à Charlotte (Caroline du Nord).Mais à l'exception de cette première journée, le républicain a dû lui aussi se résoudre à un format largement virtuel, après avoir longtemps défendu une grande convention festive. Le 22 septembre, la barre des 200.000 Américains morts du coronavirus est dépassée. "La première responsabilité d'un président est de protéger le peuple américain et il ne le fait pas", assène Joe Biden. Sa gestion du virus le "disqualifie totalement". Le président a toujours minimisé en public la gravité de la pandémie. Son gouvernement a stoppé un plan de distribution générale de masques et contraint les autorités sanitaires à édulcorer leurs consignes pour encourager le retour à la normale. "Cela n'affecte presque personne", martèle Donald Trump. "C'est en train de disparaître. Et cela disparaîtra encore plus vite avec les vaccins", qu'il promet avant l'élection. Le coronavirus, qui a laminé une économie jusque-là florissante, prive aussi Donald Trump de son principal argument électoral. Le pays, officiellement en récession, est passé en neuf mois du plein emploi à un taux de chômage de 7,9% en septembre, avec un pic de 14,7% en avril. Au total, 12,6 millions de personnes sont au chômage, tandis que le Congrès ne parvient pas à s'entendre sur un quatrième plan d'aide. Le président annonce le 1er octobre être positif au coronavirus, tout comme sa femme Melania. Le tribun qui a jusque-là sillonné le pays à la rencontre de milliers de partisans est hospitalisé trois nuits, sa campagne est arrêtée net. Pendant ses neuf jours de confinement, Joe Biden occupe seul, mais à un rythme très ralenti, le terrain des Etats-clés et continue de creuser son avance dans les sondages.De retour à la Maison Blanche, Donald Trump appelle les Américains à ne pas laisser le virus les "dominer". Se disant immunisé, toujours réticent à porter un masque, il reprend ses voyages à un rythme effréné.Melania Trump annonce plus tard que leur fils, Barron, a lui aussi été testé positif.Le 15 octobre, le virus provoque l'annulation du deuxième débat entre les deux candidats, remplacé par des séances de questions-réponses sur deux chaînes concurrentes. "Que fait-il (contre le virus, ndlr) ? Rien", l'accuse Joe Biden, qui dira quelques jours plus tard préférer "la science à la fiction".