Dernière arrestation en date, celle du journaliste d'opposition Roman Protassevitch, qui était réfugié en Pologne puis en Lituanie depuis deux ans. Son interpellation dimanche à Minsk après le déroutement d'un avion de ligne par les autorités du Bélarus a déclenché une tempête diplomatique.

Au total mi-mars, plus de 400 personnes avaient été condamnées dans le cadre de la répression de la contestation, selon le parquet bélarusse.

Opposants emprisonnés

En mai 2020 débute la campagne pour l'élection présidentielle du 9 août. Contrairement aux scrutins précédents, plusieurs candidats anti-Loukachenko suscitent une adhésion populaire, notamment Sergueï Tikhanovski, un vidéo-blogueur devenu populaire en étrillant la corruption du pouvoir, et un ancien banquier, Viktor Babaryko.

Leur popularité inquiète l'indéboulonnable président, au pouvoir depuis 1994. Sergueï Tikhanovski est emprisonné le 29 mai, inculpé notamment de troubles de masse et d'incitation à la haine sociale. Il encourt jusqu'à 15 ans de prison. Son procès n'a pas encore commencé.

Deux jours plus tard, Mikola Statkevitch, figure historique de l'opposition, est incarcéré.

Viktor Babaryko est lui arrêté le 18 juin. Accusé de corruption et blanchiment d'argent, il est jugé depuis le 17 février. Sa plus proche conseillère, Maria Kolesnikova, est incarcérée depuis début septembre, après avoir refusé de s'exiler.

Quasiment un an plus tard, le 25 mai 2021, sept opposants dont le chef d'un parti d'opposition, Pavel Severinets, ont écopé de peines allant de quatre à sept ans de prison.

Condamné à cinq ans de prison en janvier, l'opposant Vitold Achourok, coordinateur du mouvement civique "Pour la Liberté", est lui mort en détention. Plusieurs médias indépendants ont annoncé son décès le 21 mai d'un "arrêt cardiaque", à 50 ans.

Journalistes arrêtés

Début 2021, la répression s'abat sur les médias: le 18 février 2021, Daria Tchoultsova et Katerina Bakhvalova, jeunes journalistes de la chaîne d'opposition Belsat, sont condamnées à deux ans de prison, accusées d'avoir fomenté des troubles en couvrant la contestation de 2020.

Le 2 mars, la journaliste Katerina Borissevitch, employée par le principal média indépendant du Bélarus, Tut.by, est condamnée à six mois de prison pour des révélations sur la mort d'un manifestant d'opposition après une interpellation.

Le 15 mai, deux journalistes bélarusses, dont un pigiste de la Deutsche Welle (DW) allemande, sont emprisonnés et assurent avoir été torturés.

Trois jours plus tard, une quinzaine d'employés de Tut.by sont interpellés. Le site est bloqué par les autorités après une série de perquisitions.

Interpellé dimanche, Roman Protassevitch, 26 ans, a "avoué" l'organisation de "troubles massifs" dans une vidéo diffusée lundi à la télévision publique. Quelque 24 journalistes sont actuellement détenus de manière arbitraire au Bélarus, selon un décompte de Reporters sans frontières (RSF).

Exil imposé

Svetlana Tikhanovskaïa, 38 ans, s'est présentée à l'élection présidentielle après l'arrestation de son mari.

Devenue l'égérie de l'opposition, cette novice en politique revendique la victoire, appelant son adversaire à mettre fin à la répression et quitter le pouvoir pacifiquement.

Mais le 11 août 2020, deux jours après des élections jugées "ni libres, ni équitables" par l'UE, l'opposante annonce être partie en Lituanie, qui refuse la demande d'extradition de Minsk. Elle avait disparu la veille, après avoir été retenue des heures par les autorités.

Autre figure politique, Veronika Tsepkalo est contrainte au départ dans les derniers jours de la campagne. Elle rejoint en exil à Moscou son mari Valeri, ancien diplomate dont la candidature à la présidentielle avait été rejetée, alors qu'une dizaine de leurs collaborateurs sont arrêtés. Le couple s'exile ensuite en Pologne.

Egalement réfugiés en Pologne, la juriste Olga Kovalkova, membre du "conseil de coordination" formé par l'opposition pour négocier le départ du président, ou l'ancien ministre de la Culture Pavel Latouchko, limogé pour avoir appelé publiquement à de nouvelles élections et au départ du chef de l'Etat.

De même que Stepan Poutilo, co-fondateur avec Roman Protassevitch de la chaîne Nexta, diffusée sur YouTube et Telegram, à la pointe de la contestation contre M. Loukachenko. Fin 2020, Minsk avait réclamé sans succès l'extradition des deux journalistes.

Dernière arrestation en date, celle du journaliste d'opposition Roman Protassevitch, qui était réfugié en Pologne puis en Lituanie depuis deux ans. Son interpellation dimanche à Minsk après le déroutement d'un avion de ligne par les autorités du Bélarus a déclenché une tempête diplomatique.Au total mi-mars, plus de 400 personnes avaient été condamnées dans le cadre de la répression de la contestation, selon le parquet bélarusse.En mai 2020 débute la campagne pour l'élection présidentielle du 9 août. Contrairement aux scrutins précédents, plusieurs candidats anti-Loukachenko suscitent une adhésion populaire, notamment Sergueï Tikhanovski, un vidéo-blogueur devenu populaire en étrillant la corruption du pouvoir, et un ancien banquier, Viktor Babaryko. Leur popularité inquiète l'indéboulonnable président, au pouvoir depuis 1994. Sergueï Tikhanovski est emprisonné le 29 mai, inculpé notamment de troubles de masse et d'incitation à la haine sociale. Il encourt jusqu'à 15 ans de prison. Son procès n'a pas encore commencé.Deux jours plus tard, Mikola Statkevitch, figure historique de l'opposition, est incarcéré.Viktor Babaryko est lui arrêté le 18 juin. Accusé de corruption et blanchiment d'argent, il est jugé depuis le 17 février. Sa plus proche conseillère, Maria Kolesnikova, est incarcérée depuis début septembre, après avoir refusé de s'exiler.Quasiment un an plus tard, le 25 mai 2021, sept opposants dont le chef d'un parti d'opposition, Pavel Severinets, ont écopé de peines allant de quatre à sept ans de prison.Condamné à cinq ans de prison en janvier, l'opposant Vitold Achourok, coordinateur du mouvement civique "Pour la Liberté", est lui mort en détention. Plusieurs médias indépendants ont annoncé son décès le 21 mai d'un "arrêt cardiaque", à 50 ans. Début 2021, la répression s'abat sur les médias: le 18 février 2021, Daria Tchoultsova et Katerina Bakhvalova, jeunes journalistes de la chaîne d'opposition Belsat, sont condamnées à deux ans de prison, accusées d'avoir fomenté des troubles en couvrant la contestation de 2020. Le 2 mars, la journaliste Katerina Borissevitch, employée par le principal média indépendant du Bélarus, Tut.by, est condamnée à six mois de prison pour des révélations sur la mort d'un manifestant d'opposition après une interpellation.Le 15 mai, deux journalistes bélarusses, dont un pigiste de la Deutsche Welle (DW) allemande, sont emprisonnés et assurent avoir été torturés.Trois jours plus tard, une quinzaine d'employés de Tut.by sont interpellés. Le site est bloqué par les autorités après une série de perquisitions.Interpellé dimanche, Roman Protassevitch, 26 ans, a "avoué" l'organisation de "troubles massifs" dans une vidéo diffusée lundi à la télévision publique. Quelque 24 journalistes sont actuellement détenus de manière arbitraire au Bélarus, selon un décompte de Reporters sans frontières (RSF).Svetlana Tikhanovskaïa, 38 ans, s'est présentée à l'élection présidentielle après l'arrestation de son mari.Devenue l'égérie de l'opposition, cette novice en politique revendique la victoire, appelant son adversaire à mettre fin à la répression et quitter le pouvoir pacifiquement.Mais le 11 août 2020, deux jours après des élections jugées "ni libres, ni équitables" par l'UE, l'opposante annonce être partie en Lituanie, qui refuse la demande d'extradition de Minsk. Elle avait disparu la veille, après avoir été retenue des heures par les autorités.Autre figure politique, Veronika Tsepkalo est contrainte au départ dans les derniers jours de la campagne. Elle rejoint en exil à Moscou son mari Valeri, ancien diplomate dont la candidature à la présidentielle avait été rejetée, alors qu'une dizaine de leurs collaborateurs sont arrêtés. Le couple s'exile ensuite en Pologne.Egalement réfugiés en Pologne, la juriste Olga Kovalkova, membre du "conseil de coordination" formé par l'opposition pour négocier le départ du président, ou l'ancien ministre de la Culture Pavel Latouchko, limogé pour avoir appelé publiquement à de nouvelles élections et au départ du chef de l'Etat. De même que Stepan Poutilo, co-fondateur avec Roman Protassevitch de la chaîne Nexta, diffusée sur YouTube et Telegram, à la pointe de la contestation contre M. Loukachenko. Fin 2020, Minsk avait réclamé sans succès l'extradition des deux journalistes.