Il y a "une multiplicité de stratégies complexes à mettre en place mais ni l'UE ni l'ONU n'ont la force de le faire", estime l'homme politique franco-allemand dans un entretien sur le site internet du Monde.

L'agence européenne qu'il préconise permettrait d'"aiguill(er) les nouveaux arrivants", explique-t-il, en réclamant aussi l'organisation par l'UE d'"une conférence internationale, sous l'égide des Nations unies, sur le sauvetage en mer pour réunir les ONG et Frontex (l'agence européenne de gardes-frontières, NDLR), qui ne se parlent pas".

Il évoque aussi la nécessité de créer "des centres d'accueil au début du parcours des migrants, à l'image de ce que l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra, NDLR) a mis en place au Niger, pour éviter que ceux-ci n'aient à passer par la Libye".

Relevant que "tous les pays ont un problème avec les migrants", Daniel Cohn-Bendit note que "quand le premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, accueille un premier bateau, puis un autre, au bout du troisième, ça coince. Le problème vient du fait que l'Europe n'a pas de stratégie sur cette question", estime-t-il.

Alors que le navire humanitaire Aquarius a finalement été autorisé à accoster à Malte mardi après plusieurs jours d'errance, l'ex-eurodéputé, qui était "favorable à ce que (le navire) débarque dans un port français", juge qu'il faudra "d'abord que le gouvernement français accueille" si une telle situation devait se reproduire. "Ensuite, l'Ofpra et les institutions d'accueil des autres pays européens doivent faire leur travail, pour démontrer la capacité de coopération européenne".

Il salue néanmoins le fait qu'Emmanuel Macron "essaie de démontrer qu'on a besoin d'une coopération entre pays".

Evoquant le cas de "47 réfugiés de l'Aquarius qui avaient été débarqués dans le port de Valence" en Espagne mi-juin et qui "sont allés à Lille" (nord de la France), il souligne qu'"on s'est passé du règlement de Dublin et (que) c'est une très bonne chose". "Je suis pour que l'on poursuive ce processus et j'attends de M. Macron qu'il l'accélère", dit-il.

Mais le président français est "isolé sur la scène européenne, notamment à cause de l'Allemagne", où la chancelière Angela Merkel est affaiblie, souligne-t-il.

Il y a "une multiplicité de stratégies complexes à mettre en place mais ni l'UE ni l'ONU n'ont la force de le faire", estime l'homme politique franco-allemand dans un entretien sur le site internet du Monde.L'agence européenne qu'il préconise permettrait d'"aiguill(er) les nouveaux arrivants", explique-t-il, en réclamant aussi l'organisation par l'UE d'"une conférence internationale, sous l'égide des Nations unies, sur le sauvetage en mer pour réunir les ONG et Frontex (l'agence européenne de gardes-frontières, NDLR), qui ne se parlent pas".Il évoque aussi la nécessité de créer "des centres d'accueil au début du parcours des migrants, à l'image de ce que l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra, NDLR) a mis en place au Niger, pour éviter que ceux-ci n'aient à passer par la Libye". Relevant que "tous les pays ont un problème avec les migrants", Daniel Cohn-Bendit note que "quand le premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, accueille un premier bateau, puis un autre, au bout du troisième, ça coince. Le problème vient du fait que l'Europe n'a pas de stratégie sur cette question", estime-t-il.Alors que le navire humanitaire Aquarius a finalement été autorisé à accoster à Malte mardi après plusieurs jours d'errance, l'ex-eurodéputé, qui était "favorable à ce que (le navire) débarque dans un port français", juge qu'il faudra "d'abord que le gouvernement français accueille" si une telle situation devait se reproduire. "Ensuite, l'Ofpra et les institutions d'accueil des autres pays européens doivent faire leur travail, pour démontrer la capacité de coopération européenne".Il salue néanmoins le fait qu'Emmanuel Macron "essaie de démontrer qu'on a besoin d'une coopération entre pays".Evoquant le cas de "47 réfugiés de l'Aquarius qui avaient été débarqués dans le port de Valence" en Espagne mi-juin et qui "sont allés à Lille" (nord de la France), il souligne qu'"on s'est passé du règlement de Dublin et (que) c'est une très bonne chose". "Je suis pour que l'on poursuive ce processus et j'attends de M. Macron qu'il l'accélère", dit-il.Mais le président français est "isolé sur la scène européenne, notamment à cause de l'Allemagne", où la chancelière Angela Merkel est affaiblie, souligne-t-il.