Le dirigeant du Parti pour la Liberté (PVV) avait alors remis en cause le droit fondamental de ces derniers à exister en promettant qu'il y en aurait "moins" dans son pays à l'avenir.

Les procureurs néerlandais estiment que les trois chefs d'inculpation sont prouvés et que les propos incriminés avaient été tenus dans l'intention délibérée de viser un groupe ethnique particulier, en infraction avec la Constitution.

Au cours d'une soirée après les élections municipales de mars 2014 à La Haye, cet homme de 53 ans, absent à son procès, avait demandé à ses militants s'ils voulaient "plus ou moins de Marocains dans (leur) ville et aux Pays-Bas". Face à une foule scandant "Moins ! Moins ! Moins !", il avait répondu dans un sourire : "Nous allons nous en charger".

Ces propos avaient suscité le dépôt de 6.400 plaintes par des citoyens et des organisations. Il s'agit du deuxième procès de ce type pour l'élu, relaxé en 2011. Il encourt un maximum de deux ans d'emprisonnement ou une amende de plus de 20.000 euros, mais une peine sévère est peu probable, d'après les experts. Le verdict est attendu pour le 9 décembre.

Au parlement, les députés du PVV ont manifesté à la suite de ce réquisitoire en déployant une affiche de leur chef de file barré d'une croix rouge, comme privé de sa liberté d'expression.

Le dirigeant du Parti pour la Liberté (PVV) avait alors remis en cause le droit fondamental de ces derniers à exister en promettant qu'il y en aurait "moins" dans son pays à l'avenir.Les procureurs néerlandais estiment que les trois chefs d'inculpation sont prouvés et que les propos incriminés avaient été tenus dans l'intention délibérée de viser un groupe ethnique particulier, en infraction avec la Constitution. Au cours d'une soirée après les élections municipales de mars 2014 à La Haye, cet homme de 53 ans, absent à son procès, avait demandé à ses militants s'ils voulaient "plus ou moins de Marocains dans (leur) ville et aux Pays-Bas". Face à une foule scandant "Moins ! Moins ! Moins !", il avait répondu dans un sourire : "Nous allons nous en charger".Ces propos avaient suscité le dépôt de 6.400 plaintes par des citoyens et des organisations. Il s'agit du deuxième procès de ce type pour l'élu, relaxé en 2011. Il encourt un maximum de deux ans d'emprisonnement ou une amende de plus de 20.000 euros, mais une peine sévère est peu probable, d'après les experts. Le verdict est attendu pour le 9 décembre.Au parlement, les députés du PVV ont manifesté à la suite de ce réquisitoire en déployant une affiche de leur chef de file barré d'une croix rouge, comme privé de sa liberté d'expression.