Un rapport, publié par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et la Banque mondiale, révèle que les personnes les plus pauvres et les plus vulnérables à travers le monde sont contraintes systématiquement de choisir entre les soins de santé et d'autres nécessités quotidiennes, y compris la nourriture et l'éducation.
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Un rapport, publié par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et la Banque mondiale, révèle que les personnes les plus pauvres et les plus vulnérables à travers le monde sont contraintes systématiquement de choisir entre les soins de santé et d'autres nécessités quotidiennes, y compris la nourriture et l'éducation. Les auteurs de l'étude ont constaté que plus de 122 millions de personnes sont forcées de vivre avec 3,10 dollars par jour, le niveau de "pauvreté modérée", en raison des dépenses de santé. Depuis l'an 2000, ce chiffre alarmant augmente d'environ 1,8 million chaque année. Au total, 800 millions de personnes consacrent plus de 10% du budget du ménage pour les dépenses liées à la santé non-couvertes par une assurance maladie. Pour environ 180 millions de personnes, ce taux grimpe aux alentours de 25%, voire plus. La partie la plus concernée du globe est le continent asiatique, puis l'Afrique. Mais cela ne concerne pas que les pays en voie de développement. Même dans les endroits où l'accès aux soins de santé est élevé, comme l'Europe par exemple, de plus en plus de personnes y consacrent au moins 10% de leur budget total. Cette inégalité touche également davantage les femmes. Et cela ne concerne pas uniquement la santé : "tant que des millions de personnes seront appauvries par les dépenses en soins de santé, nous n'atteindrons pas notre objectif de développement durable collectif de mettre fin à l'extrême pauvreté d'ici 2030", explique Timothy Evans, directeur principal de la santé, nutrition et population à la Banque mondiale. L'organisme souhaite, conjointement avec l'OMS, que chacun, indépendamment de sa situation, puisse recevoir les services de santé nécessaires et adéquats sans risquer des difficultés financières. Bien qu'une couverture universelle des soins de santé soit une cible-clé des objectifs de l'ONU, les militants affirment que sans un engagement solide des gouvernements, cet objectif restera hors de portée.