Quatre suspects accusés d'avoir mis en péril les règles anti-Covid ont été contraints de parader dans une ville du sud de la Chine, ont rapporté les médias, dont certains fustigeaient une approche disproportionnée.

La Chine a pratiquement éradiqué le virus sur son sol depuis l'an dernier au prix de mesures radicales: limitation des vols internationaux, quarantaines obligatoires à l'arrivée, dépistages massifs et suivis des déplacements.

À l'apparition de cas, le pays impose de stricts confinements, comme à Xi'an (nord) où 13 millions d'habitants ont interdiction de sortir de chez eux depuis une semaine.

Quatre suspects en combinaison intégrale ont été forcés de défiler mardi dans les rues de Jingxi, près du Vietnam, devant une foule nombreuse, a rapporté le quotidien local Les Nouvelles du Guangxi.

Chaque suspect, menotté dans le dos, était escorté par deux policiers également en combinaison blanche, et portait une pancarte avec son nom et sa photo, selon des images de l'événement, réminiscence des humiliations publiques de la "Révolution culturelle".

Les suspects sont accusés d'avoir fait passer en Chine des migrants, en dépit de la fermeture des frontières pour cause d'épidémie.

L'humiliation publique fait partie des mesures disciplinaires annoncées en août par le gouvernement local pour punir ceux qui enfreignent les règles sanitaires.

Le défilé a servi "d'avertissement", se sont félicitées Les Nouvelles du Guangxi.

Mais la mesure s'est attirée les foudres d'autres médias officiels, le quotidien Les Nouvelles de Pékin fustigeant mercredi une "grave atteinte à l'esprit de l'État de droit".

La Chine a interdit en 2010 ce type d'humiliation publique, après des décennies de campagnes menées par des défenseurs des droits de l'Homme. Mais la pratique tend à refaire surface ces derniers temps.

Des suspects accusés de contrebande et de trafic d'être humains ont également été exhibés à Jingxi ces derniers mois, selon des documents des autorités locales du Guangxi.

En novembre, un rassemblement similaire avait été organisé en présence de deux détenus en combinaison intégrale, encadrés par des policiers. Un fonctionnaire avait alors lu en public les infractions qui leur étaient reprochées.

Quatre suspects accusés d'avoir mis en péril les règles anti-Covid ont été contraints de parader dans une ville du sud de la Chine, ont rapporté les médias, dont certains fustigeaient une approche disproportionnée.La Chine a pratiquement éradiqué le virus sur son sol depuis l'an dernier au prix de mesures radicales: limitation des vols internationaux, quarantaines obligatoires à l'arrivée, dépistages massifs et suivis des déplacements.À l'apparition de cas, le pays impose de stricts confinements, comme à Xi'an (nord) où 13 millions d'habitants ont interdiction de sortir de chez eux depuis une semaine.Quatre suspects en combinaison intégrale ont été forcés de défiler mardi dans les rues de Jingxi, près du Vietnam, devant une foule nombreuse, a rapporté le quotidien local Les Nouvelles du Guangxi.Chaque suspect, menotté dans le dos, était escorté par deux policiers également en combinaison blanche, et portait une pancarte avec son nom et sa photo, selon des images de l'événement, réminiscence des humiliations publiques de la "Révolution culturelle".Les suspects sont accusés d'avoir fait passer en Chine des migrants, en dépit de la fermeture des frontières pour cause d'épidémie.L'humiliation publique fait partie des mesures disciplinaires annoncées en août par le gouvernement local pour punir ceux qui enfreignent les règles sanitaires.Le défilé a servi "d'avertissement", se sont félicitées Les Nouvelles du Guangxi.Mais la mesure s'est attirée les foudres d'autres médias officiels, le quotidien Les Nouvelles de Pékin fustigeant mercredi une "grave atteinte à l'esprit de l'État de droit".La Chine a interdit en 2010 ce type d'humiliation publique, après des décennies de campagnes menées par des défenseurs des droits de l'Homme. Mais la pratique tend à refaire surface ces derniers temps. Des suspects accusés de contrebande et de trafic d'être humains ont également été exhibés à Jingxi ces derniers mois, selon des documents des autorités locales du Guangxi.En novembre, un rassemblement similaire avait été organisé en présence de deux détenus en combinaison intégrale, encadrés par des policiers. Un fonctionnaire avait alors lu en public les infractions qui leur étaient reprochées.