Venu retirer vendredi sa carte d'électeur dans sa ville natale de Ngozi (nord), M. Nkurunziza s'est exprimé au cours d'un grand meeting organisé pour l'occasion par son parti, le CNDD-FDD, a indiqué ce mouvement lundi. Au cours du meeting, il a remercié la population "d'avoir été solidaire" pendant la tentative de coup d'Etat du 13 mai, alors qu'il assistait en Tanzanie à un sommet régional.

Le putsch avait été mise en échec 24 heures plus tard. "Pour lui, les Burundais ont bien compris la démocratie, personne ne peut les faire retourner en arrière dans des régimes issus des coups d'Etat. Il a mis en garde toute personne qui tentera de prendre le pouvoir par le renversement des institutions élues par la population, assurant que ce genre de tentative ne fera pas un seul pas", explique le CNDD-FDD dans un communiqué rapportant les propos du président.

"Pour le président Nkurunziza, la démocratie n'est pas quelque chose à prendre à la légère. Elle a été acquise après effusion de sang. (...) Il a demandé aux Bagumyabanga (militants du parti) de rester vigilants pour que les acquis de la démocratie restent sauvegardés", souligne le CNDD-FDD. M. Nkurunziza a rappelé les assassinats du prince Louis Rwagasore (Premier ministre assassiné en 1961) et du président Melchior Ndadaye (Premier président démocratiquement élu du pays, assassiné lors d'un coup d'Etat en 1993), afin de signifier que pour la première fois, "un président élu termine son mandat" au Burundi.

"Selon M. Nkurunziza, la démocratie ne plaît pas à tout le monde. Il y a des personnes qui s'entêtent à lutter contre la volonté du peuple exprimée par la voie démocratique à travers les élections. Le CNDD-FDD, qui a amené la démocratie au Burundi, ne pourra pas admettre qu'elle s'envole et soit récupérée par des hommes sans foi ni loi", ajoute le parti présidentiel.

Le Burundi a connu dans son histoire mouvementée de nombreux massacres interethniques et plusieurs coups d'Etat, perpétrés par l'armée alors dominée par la minorité tutsi. Une sanglante guerre civile a opposé la majorité hutu à cette minorité tutsi de 1993 à 2006. Le CNDD-FDD est directement issu de l'ex-rébellion hutu du même nom.

M. Nkurunziza, au pouvoir depuis 2005, fait face depuis plus d'un mois a des manifestations quotidiennes à Bujumbura contre sa candidature à un troisième mandat à la présidentielle du 26 juin. Ce conflit reste pour l'instant de nature politique, et non ethnique, s'accordent à dire les observateurs.

Venu retirer vendredi sa carte d'électeur dans sa ville natale de Ngozi (nord), M. Nkurunziza s'est exprimé au cours d'un grand meeting organisé pour l'occasion par son parti, le CNDD-FDD, a indiqué ce mouvement lundi. Au cours du meeting, il a remercié la population "d'avoir été solidaire" pendant la tentative de coup d'Etat du 13 mai, alors qu'il assistait en Tanzanie à un sommet régional. Le putsch avait été mise en échec 24 heures plus tard. "Pour lui, les Burundais ont bien compris la démocratie, personne ne peut les faire retourner en arrière dans des régimes issus des coups d'Etat. Il a mis en garde toute personne qui tentera de prendre le pouvoir par le renversement des institutions élues par la population, assurant que ce genre de tentative ne fera pas un seul pas", explique le CNDD-FDD dans un communiqué rapportant les propos du président. "Pour le président Nkurunziza, la démocratie n'est pas quelque chose à prendre à la légère. Elle a été acquise après effusion de sang. (...) Il a demandé aux Bagumyabanga (militants du parti) de rester vigilants pour que les acquis de la démocratie restent sauvegardés", souligne le CNDD-FDD. M. Nkurunziza a rappelé les assassinats du prince Louis Rwagasore (Premier ministre assassiné en 1961) et du président Melchior Ndadaye (Premier président démocratiquement élu du pays, assassiné lors d'un coup d'Etat en 1993), afin de signifier que pour la première fois, "un président élu termine son mandat" au Burundi. "Selon M. Nkurunziza, la démocratie ne plaît pas à tout le monde. Il y a des personnes qui s'entêtent à lutter contre la volonté du peuple exprimée par la voie démocratique à travers les élections. Le CNDD-FDD, qui a amené la démocratie au Burundi, ne pourra pas admettre qu'elle s'envole et soit récupérée par des hommes sans foi ni loi", ajoute le parti présidentiel. Le Burundi a connu dans son histoire mouvementée de nombreux massacres interethniques et plusieurs coups d'Etat, perpétrés par l'armée alors dominée par la minorité tutsi. Une sanglante guerre civile a opposé la majorité hutu à cette minorité tutsi de 1993 à 2006. Le CNDD-FDD est directement issu de l'ex-rébellion hutu du même nom. M. Nkurunziza, au pouvoir depuis 2005, fait face depuis plus d'un mois a des manifestations quotidiennes à Bujumbura contre sa candidature à un troisième mandat à la présidentielle du 26 juin. Ce conflit reste pour l'instant de nature politique, et non ethnique, s'accordent à dire les observateurs.