Le chef de l'Etat français s'est dit "prêt" à une relance des relations franco-britanniques mais a "souligné que ce réengagement imposait que les Britanniques respectent la parole donnée aux Européens et le cadre défini par les accords Brexit", a indiqué l'Elysée après une rencontre entre les deux dirigeants en marge du sommet du G7.

Le dossier de l'Irlande du Nord et des dispositions commerciales spéciales prévues pour la province britannique après le Brexit empoisonne les relations entre le Royaume-Uni et l'Union européenne. Il fait de l'ombre au sommet du G7 prévu jusqu'à dimanche dans le sud-ouest de l'Angleterre, où les dirigeants des grandes puissances et de l'UE entendent offrir l'image d'un front uni désireux de redynamiser le multilatéralisme pour favoriser la reprise post-pandémie et lutter contre le réchauffement climatique.

Les chefs de l'UE mettent en garde Londres

La chefs de l'Union européenne, Ursula von der Leyen et Charles Michel, ont averti samedi Londres que "les deux côtés" devaient appliquer l'accord de Brexit, lors d'une rencontre avec le Premier ministre Boris Johnson sur fond de tensions autour de l'Irlande du Nord.

"Les deux côtés doivent appliquer ce sur quoi nous nous sommes mis d'accord. L'unité de l'UE à ce sujet est totale", ont tweeté de manière identique les dirigeants de la Commission et du Conseil européen, estimant que les mesures adoptées pour l'Irlande du Nord permettaient de "préserver" la paix dans la province.

Londres accuse Bruxelles d'adopter une "approche trop puriste" quant à l'application de nouvelles dispositions douanières spécifiques en Irlande du Nord, contenues dans le "protocole nord-irlandais" âprement négocié dans le cadre du Brexit. En maintenant de fait l'Irlande du Nord dans l'union douanière et le marché unique européens, ces mesures sont source de tensions dans la province britannique, provoquant même de violents heurts début avril. Des discussions se sont tenues à Londres mercredi, sans permettre d'avancée, l'UE signifiant qu'elle n'hésiterait pas à prendre des mesures de rétorsion si Londres refusait de mettre en oeuvre les dispositions du protocole.

Après le tête-à-tête avec Emmanuel Macron, Boris Johnson devait s'entretenir également avec les dirigeants du bloc européen et la chancelière allemande Angela Merkel. Soulignant que le G7 n'était pas forcément l'endroit pour aboutir à une "solution immédiate", le porte-parole du dirigeant conservateur avait indiqué vendredi que "toutes les options sont sur la table" pour préserver l'intégrité du Royaume-Uni, mis à mal selon lui par le protocole.

Le président américain Joe Biden, fier de ses racines irlandaises, a également réaffirmé son attachement au protocole qui, en évitant le retour d'une frontière dure sur l'île, garantit selon lui la paix dans la province britannique conclue en 1998 après trois décennies de violences sanglantes entre partisans (unionistes) ou opposants (républicains) au maintien dans la couronne britannique.

Boris Johnson appelle les Européens "au pragmatisme et au compromis"

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a appelé samedi les Européens, en marge du G7, à faire preuve "de pragmatisme et de compromis" sur les dispositions post-Brexit pour l'Irlande du Nord, à l'origine de vives tensions dans la province britannique.

Boris Johnson "a exprimé clairement son souhait de pragmatisme et de compromis de la part de tous mais a souligné que la protection de l'accord (de paix) du Vendredi Saint était primordiale", a indiqué Downing Street après une série de rencontres avec le président français Emmanuel Macron, la chancelière allemande Angela Merkel et les chefs de l'UE, Ursula von der Leyen et Charles Michel.

Le chef de l'Etat français s'est dit "prêt" à une relance des relations franco-britanniques mais a "souligné que ce réengagement imposait que les Britanniques respectent la parole donnée aux Européens et le cadre défini par les accords Brexit", a indiqué l'Elysée après une rencontre entre les deux dirigeants en marge du sommet du G7.Le dossier de l'Irlande du Nord et des dispositions commerciales spéciales prévues pour la province britannique après le Brexit empoisonne les relations entre le Royaume-Uni et l'Union européenne. Il fait de l'ombre au sommet du G7 prévu jusqu'à dimanche dans le sud-ouest de l'Angleterre, où les dirigeants des grandes puissances et de l'UE entendent offrir l'image d'un front uni désireux de redynamiser le multilatéralisme pour favoriser la reprise post-pandémie et lutter contre le réchauffement climatique. Londres accuse Bruxelles d'adopter une "approche trop puriste" quant à l'application de nouvelles dispositions douanières spécifiques en Irlande du Nord, contenues dans le "protocole nord-irlandais" âprement négocié dans le cadre du Brexit. En maintenant de fait l'Irlande du Nord dans l'union douanière et le marché unique européens, ces mesures sont source de tensions dans la province britannique, provoquant même de violents heurts début avril. Des discussions se sont tenues à Londres mercredi, sans permettre d'avancée, l'UE signifiant qu'elle n'hésiterait pas à prendre des mesures de rétorsion si Londres refusait de mettre en oeuvre les dispositions du protocole.Après le tête-à-tête avec Emmanuel Macron, Boris Johnson devait s'entretenir également avec les dirigeants du bloc européen et la chancelière allemande Angela Merkel. Soulignant que le G7 n'était pas forcément l'endroit pour aboutir à une "solution immédiate", le porte-parole du dirigeant conservateur avait indiqué vendredi que "toutes les options sont sur la table" pour préserver l'intégrité du Royaume-Uni, mis à mal selon lui par le protocole. Le président américain Joe Biden, fier de ses racines irlandaises, a également réaffirmé son attachement au protocole qui, en évitant le retour d'une frontière dure sur l'île, garantit selon lui la paix dans la province britannique conclue en 1998 après trois décennies de violences sanglantes entre partisans (unionistes) ou opposants (républicains) au maintien dans la couronne britannique.