"Il est vital que chacun en Irlande du Nord et au Royaume-Uni fasse preuve de calme et de modération ainsi que de détermination à résoudre les problèmes", a déclaré devant les députés le ministre d'Etat Michael Gove, jugeant "totalement inacceptables" les menaces visant les employés des ports nord-irlandais de Lane et Belfast.

La collectivité locale du Mid and East Antrim Borough a annoncé lundi soir qu'elle retirait "immédiatement" ses 12 employés chargés de participer aux inspections sanitaires et vétérinaires au port de Larne en raison "d'inquiétudes pour leur sécurité".

Cette décision intervient après une recrudescence de "comportements menaçants ces dernières semaines", avec notamment des tags "faisant référence aux tensions croissantes autour du protocole nord-irlandais et décrivant le personnel des ports comme des +cibles+", a souligné la collectivité.

Dans la foulée, le ministère nord-irlandais de l'Agriculture a décidé de "suspendre de manière temporaire les inspections physiques des produits d'origine animale à Larne et Belfast".

Les contrôles des documents continueront à être menés

Des médias locaux ont rapporté des tentatives de prise d'information sur les employés, comme le relevé de leurs numéros de plaques d'immatriculation, des intimidations rappelant les heures sombres des "Troubles", qui ont opposé républicains majoritairement catholiques et unionistes majoritairement protestants pendant trois décennies. Quelque 3.500 personnes sont mortes lors de ces violences qui ont pris fin avec l'accord du vendredi saint, en 1998.

Pour éviter le retour d'une frontière physique entre la nation britannique et la République d'Irlande, membre de l'UE, qui risquerait de fragiliser la paix entre unionistes et républicains, l'Irlande du Nord fait toujours partie du marché unique européen.

L'entrée en vigueur au 1er janvier du nouveau régime dû au Brexit a vu apparaître des contrôles douaniers pour les marchandises qui traversent la mer d'Irlande entre la province britannique et la Grande-Bretagne. Cette différence de traitement, au sein du Royaume-Uni, provoque le courroux des unionistes.

"Il est difficile pour les responsables politiques de (contrôler) le niveau de colère qui existe dans la communauté", a décrit mardi sur la BBC le ministre de l'Agriculture nord-irlandais, Edwin Poots, démissionnaire mardi pour raison de santé, appelant aussi à l'apaisement.

"Tensions communautaires"

Elle-même unioniste et opposée aux contrôles, la Première ministre nord-irlandaise Arlene Foster a constaté des "tensions communautaires" et jugé "tout à fait répréhensibles" les menaces observées.

De l'autre côté de la frontière, le chef de la diplomatie irlandaise, Simon Coveney, a condamné sur Twitter "toute intimidation ou menace".

Le ministre irlandais de la Santé, Stephen Donnelly, a expliqué sur la chaîne de télévision publique RTE que les graffitis en question étaient "très menaçants" et visaient les employés chargés d'effectuer les contrôles ainsi que "certains responsables politiques irlandais".

Récemment, le chef-adjoint de la police nord-irlandaise avait prévenu que le régime différent appliqué dans la province suscitait un "mécontentement croissant" dans les rangs unionistes.

La police a indiqué avoir "augmenté les patrouilles au port de Larne ainsi qu'à d'autres points d'entrée pour rassurer le personnel et la population locale".

Les récentes dissensions avec l'Union européenne sur l'exportation des vaccins, qui avait vu Bruxelles adopter des restrictions spécifiques à l'Irlande du Nord avant de reculer face au tollé, ont rajouté de l'huile sur le feu.

"Quelle qu'en soit la raison, les menaces de violences sont inacceptables", a répliqué le porte-parole de la Commission européenne, Eric Mamer, estimant que le mécontentement en Irlande du Nord datait d'avant la polémique sur les vaccins.

L'UE a également demandé à son personnel travaillant en Irlande du Nord de "ne pas assurer ses missions" mardi en raison de la situation.

"Il est vital que chacun en Irlande du Nord et au Royaume-Uni fasse preuve de calme et de modération ainsi que de détermination à résoudre les problèmes", a déclaré devant les députés le ministre d'Etat Michael Gove, jugeant "totalement inacceptables" les menaces visant les employés des ports nord-irlandais de Lane et Belfast.La collectivité locale du Mid and East Antrim Borough a annoncé lundi soir qu'elle retirait "immédiatement" ses 12 employés chargés de participer aux inspections sanitaires et vétérinaires au port de Larne en raison "d'inquiétudes pour leur sécurité". Cette décision intervient après une recrudescence de "comportements menaçants ces dernières semaines", avec notamment des tags "faisant référence aux tensions croissantes autour du protocole nord-irlandais et décrivant le personnel des ports comme des +cibles+", a souligné la collectivité.Dans la foulée, le ministère nord-irlandais de l'Agriculture a décidé de "suspendre de manière temporaire les inspections physiques des produits d'origine animale à Larne et Belfast".Des médias locaux ont rapporté des tentatives de prise d'information sur les employés, comme le relevé de leurs numéros de plaques d'immatriculation, des intimidations rappelant les heures sombres des "Troubles", qui ont opposé républicains majoritairement catholiques et unionistes majoritairement protestants pendant trois décennies. Quelque 3.500 personnes sont mortes lors de ces violences qui ont pris fin avec l'accord du vendredi saint, en 1998.Pour éviter le retour d'une frontière physique entre la nation britannique et la République d'Irlande, membre de l'UE, qui risquerait de fragiliser la paix entre unionistes et républicains, l'Irlande du Nord fait toujours partie du marché unique européen.L'entrée en vigueur au 1er janvier du nouveau régime dû au Brexit a vu apparaître des contrôles douaniers pour les marchandises qui traversent la mer d'Irlande entre la province britannique et la Grande-Bretagne. Cette différence de traitement, au sein du Royaume-Uni, provoque le courroux des unionistes."Il est difficile pour les responsables politiques de (contrôler) le niveau de colère qui existe dans la communauté", a décrit mardi sur la BBC le ministre de l'Agriculture nord-irlandais, Edwin Poots, démissionnaire mardi pour raison de santé, appelant aussi à l'apaisement.Elle-même unioniste et opposée aux contrôles, la Première ministre nord-irlandaise Arlene Foster a constaté des "tensions communautaires" et jugé "tout à fait répréhensibles" les menaces observées.De l'autre côté de la frontière, le chef de la diplomatie irlandaise, Simon Coveney, a condamné sur Twitter "toute intimidation ou menace".Le ministre irlandais de la Santé, Stephen Donnelly, a expliqué sur la chaîne de télévision publique RTE que les graffitis en question étaient "très menaçants" et visaient les employés chargés d'effectuer les contrôles ainsi que "certains responsables politiques irlandais".Récemment, le chef-adjoint de la police nord-irlandaise avait prévenu que le régime différent appliqué dans la province suscitait un "mécontentement croissant" dans les rangs unionistes. La police a indiqué avoir "augmenté les patrouilles au port de Larne ainsi qu'à d'autres points d'entrée pour rassurer le personnel et la population locale".Les récentes dissensions avec l'Union européenne sur l'exportation des vaccins, qui avait vu Bruxelles adopter des restrictions spécifiques à l'Irlande du Nord avant de reculer face au tollé, ont rajouté de l'huile sur le feu. "Quelle qu'en soit la raison, les menaces de violences sont inacceptables", a répliqué le porte-parole de la Commission européenne, Eric Mamer, estimant que le mécontentement en Irlande du Nord datait d'avant la polémique sur les vaccins. L'UE a également demandé à son personnel travaillant en Irlande du Nord de "ne pas assurer ses missions" mardi en raison de la situation.