"Je suis venu protester contre tous ces vols des politiques, et principalement de Lula, qui est un chef de bande. Avoir libéré cet homme est une aberration", a déclaré à l'AFP Edecio Antonio, un retraité de 77 ans, les épaules recouvertes des couleurs du drapeau brésilien, au milieu de la manifestation, avenue Paulista.

Ce défilé se tenait dans plus de 70 villes à l'appel de l'organisation Vem Pra Rua (VPR), très active en 2016 dans les protestations qui ont conduit à la destitution de la présidente de gauche, Dilma Rousseff.

Aux cris de "Lula voleur", les manifestants ont défendu le ministre de la Justice, Sergio Moro, qui avait été le juge ayant envoyé Lula en prison. Il est représenté par ses partisans comme un symbole de la lutte contre la corruption dans le cadre de la campagne "Lavage express".

"Nous avons confiance en Moro", proclamait une pancarte en anglais, représentant l'ancien juge habillé en superhéros.

"Nous sommes en guerre contre cet establishment politique d'impunité", scandaient des hauts-parleurs depuis un camion de Vem Pra Rua. Lula, condamné pour corruption, a pu sortir de prison vendredi après 19 mois de détention, au lendemain d'un arrêt de la Cour suprême qui interdit une incarcération tant que tous les recours devant la justice n'ont pas été épuisés. Cet arrêt va entraîner la révision des sentences de près de 5.000 prisonniers, au grand dam de la droite.