Un enregistrement des communications de l'équipage avec les contrôleurs aériens révèle des dialogues de routine et aucun échange avant que le Boeing 737-500 de Sriwijaya Air ne plonge en mer de quelque 10.000 pieds en moins d'une minute samedi, a indiqué Nurcahyo Utomo, enquêteur de l'agence indonésienne de sécurité des transports (NTSC).

"C'est comme une conversation normale et il n'y a rien d'inquiétant", a-t-il expliqué à l'AFP.

"Il n'y a pas mention d'une situation d'urgence ou de quelque chose de ce type". Les données préliminaires suggèrent que "très probablement" l'avion était encore intact quand il a touché l'eau.

"Mais nous ne savons pas à ce stade ce qui a causé le crash", a insisté l'enquêteur.

Une vaste opération de recherches impliquant quelque 2.600 sauveteurs et militaires a permis de localiser le signal de deux boîtes noires de l'appareil à quelque 23 mètres de profondeur que les plongeurs recherchent encore.

Des images diffusées par la marine montrent un fond marin jonché de débris où les secours ont repêché de nombreux débris, morceaux de fuselage et restes humains.

Ces derniers sont transférés vers un hôpital de la police où des spécialistes cherchent à les identifier grâce à des échantillons d'ADN prélevés chez des proches des victimes.

La police a dit avoir identifié une première victime lundi grâce à l'empreinte digitale d'une de ses mains remontée à la surface.

"L'équipe (...) a réussi à identifier l'une des victimes de l'accident, Okky Bisma". Il s'agit d'un steward de 29 ans.

- cinq membres d'une famille disparus -

Les 62 passagers et membres d'équipage du vol à moitié plein étaient Indonésiens. Dix enfants étaient à bord, dont 3 âgés de moins de trois ans.

Rapin Akbar avait cinq membres de sa famille à bord, dont sa soeur, son neveu et un bébé de sept mois. Il est allé donner du sang dans un hôpital de Jakarta qui prélève des échantillon d'ADN des proches pour l'identification des victimes.

La famille de sa soeur a pris le vol SJ182 à destination de Pontianak, une ville de la partie indonésienne de l'île de Bornéo.

Mon neveu "voulait retourner à Pontianak dimanche mais il a changé d'avis et décidé de voler samedi", a expliqué à l'AFP l'homme sous le choc.

"Il m'a appelé pour dire que le vol avait été retardé et m'a envoyé une photo de leur bébé. C'était leur premier né".

- Dernier accident d'une série -

L'enquête sur l'accident, le dernier en date d'une série de catastrophes aériennes en Indonésie, pourrait prendre des mois.

Des spécialistes de l'aviation ont souligné que les données de vol indiquent que l'appareil a fortement dévié de sa trajectoire prévue avant de chuter brutalement de quelque 10.000 pieds (3.000 mètres) en moins d'une minute, avant de plonger dans la mer de Java.

Ils estiment que le mauvais temps - des pluies torrentielles qui avaient retardé le décollage - des erreurs de pilotage ou un problème technique ont pu être des facteurs du drame.

Stephen Wright, professeur de systèmes aéronautiques à l'université finlandaise de Tampere, relève que la vitesse relativement basse de l'avion était un signe d'alerte.

"Il s'est passé quelque chose de dramatique après le décollage".

La compagnie a bas prix Sriwijaya Air, qui dessert des destinations en Indonésie et Asie du Sud-Est n'a pas donné d'informations sur ce qui a pu se passer dans cet appareil vieux de 26 ans, exploité précédemment par Continental Airlines et United Airlines aux Etats-Unis.

C'est le premier accident mortel impliquant Sriwijaya depuis les débuts de la compagnie en 2003.

Mais le secteur du transport aérien en Indonésie a régulièrement connu des tragédies ces dernières années et plusieurs compagnies aériennes de ce pays ont été interdites en Europe jusqu'en 2018.

En octobre 2018, 189 personnes sont mortes dans l'accident d'un Boeing 737 MAX exploité par Lion Air qui s'est aussi abîmé dans la mer de Java, douze minutes après son décollage de Jakarta.

Un accident impliquant le même modèle d'avion en Ethiopie a débouché sur l'immobilisation pendant des mois de ce type d'appareil et une mise en cause du constructeur.

L'avion de Sriwijaya n'appartient pas à la nouvelle génération controversée de Boeing 737 MAX mais est un Boeing 737 "classique".

Un enregistrement des communications de l'équipage avec les contrôleurs aériens révèle des dialogues de routine et aucun échange avant que le Boeing 737-500 de Sriwijaya Air ne plonge en mer de quelque 10.000 pieds en moins d'une minute samedi, a indiqué Nurcahyo Utomo, enquêteur de l'agence indonésienne de sécurité des transports (NTSC)."C'est comme une conversation normale et il n'y a rien d'inquiétant", a-t-il expliqué à l'AFP."Il n'y a pas mention d'une situation d'urgence ou de quelque chose de ce type". Les données préliminaires suggèrent que "très probablement" l'avion était encore intact quand il a touché l'eau."Mais nous ne savons pas à ce stade ce qui a causé le crash", a insisté l'enquêteur.Une vaste opération de recherches impliquant quelque 2.600 sauveteurs et militaires a permis de localiser le signal de deux boîtes noires de l'appareil à quelque 23 mètres de profondeur que les plongeurs recherchent encore. Des images diffusées par la marine montrent un fond marin jonché de débris où les secours ont repêché de nombreux débris, morceaux de fuselage et restes humains.Ces derniers sont transférés vers un hôpital de la police où des spécialistes cherchent à les identifier grâce à des échantillons d'ADN prélevés chez des proches des victimes. La police a dit avoir identifié une première victime lundi grâce à l'empreinte digitale d'une de ses mains remontée à la surface."L'équipe (...) a réussi à identifier l'une des victimes de l'accident, Okky Bisma". Il s'agit d'un steward de 29 ans. Les 62 passagers et membres d'équipage du vol à moitié plein étaient Indonésiens. Dix enfants étaient à bord, dont 3 âgés de moins de trois ans. Rapin Akbar avait cinq membres de sa famille à bord, dont sa soeur, son neveu et un bébé de sept mois. Il est allé donner du sang dans un hôpital de Jakarta qui prélève des échantillon d'ADN des proches pour l'identification des victimes.La famille de sa soeur a pris le vol SJ182 à destination de Pontianak, une ville de la partie indonésienne de l'île de Bornéo.Mon neveu "voulait retourner à Pontianak dimanche mais il a changé d'avis et décidé de voler samedi", a expliqué à l'AFP l'homme sous le choc."Il m'a appelé pour dire que le vol avait été retardé et m'a envoyé une photo de leur bébé. C'était leur premier né".L'enquête sur l'accident, le dernier en date d'une série de catastrophes aériennes en Indonésie, pourrait prendre des mois.Des spécialistes de l'aviation ont souligné que les données de vol indiquent que l'appareil a fortement dévié de sa trajectoire prévue avant de chuter brutalement de quelque 10.000 pieds (3.000 mètres) en moins d'une minute, avant de plonger dans la mer de Java.Ils estiment que le mauvais temps - des pluies torrentielles qui avaient retardé le décollage - des erreurs de pilotage ou un problème technique ont pu être des facteurs du drame. Stephen Wright, professeur de systèmes aéronautiques à l'université finlandaise de Tampere, relève que la vitesse relativement basse de l'avion était un signe d'alerte."Il s'est passé quelque chose de dramatique après le décollage".La compagnie a bas prix Sriwijaya Air, qui dessert des destinations en Indonésie et Asie du Sud-Est n'a pas donné d'informations sur ce qui a pu se passer dans cet appareil vieux de 26 ans, exploité précédemment par Continental Airlines et United Airlines aux Etats-Unis. C'est le premier accident mortel impliquant Sriwijaya depuis les débuts de la compagnie en 2003.Mais le secteur du transport aérien en Indonésie a régulièrement connu des tragédies ces dernières années et plusieurs compagnies aériennes de ce pays ont été interdites en Europe jusqu'en 2018.En octobre 2018, 189 personnes sont mortes dans l'accident d'un Boeing 737 MAX exploité par Lion Air qui s'est aussi abîmé dans la mer de Java, douze minutes après son décollage de Jakarta.Un accident impliquant le même modèle d'avion en Ethiopie a débouché sur l'immobilisation pendant des mois de ce type d'appareil et une mise en cause du constructeur.L'avion de Sriwijaya n'appartient pas à la nouvelle génération controversée de Boeing 737 MAX mais est un Boeing 737 "classique".