Ce sont des scènes d'un carnage sans précédent. Après l'explosion au port de Beyrouth, survenue mardi soir, la capitale du Liban s'est réveillée complètement groggy. La ville a pourtant déjà connu les affres d'une longue guerre civile, elle est traversée par une révolte sociale due à une terrible crise économique, mais le spectacle découvert ce mercredi matin est effroyable. Nos collègues du quotidien L'Orient/ Le Jour, média libanais francophone de qualité, qui fait son travail dans des conditions dantesques, ont déclaré leur coeur brisé et ouvert grandes les lignes de leur site pour informer le monde.

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Le bilan humain est lourd : plus de cent morts et quatre mille blessés. Mais bien plus de vies encore sont brisées par la destruction des logements et des quartiers. Jusqu'à 300.000 personnes se retrouvent sans abri à Beyrouth après les explosions qui ont secoué le port, a indiqué mercredi le gouverneur de la capitale Marwan Abboud, estimant le coût des dommages à plus de trois milliards de dollars. De nombreux hôpitaux ont aussi été touchés par l'explosion. "La ville ressemble à ce qui s'est passé au Japon, à Hiroshima ou Nagasaki, a déclaré Marwan Abboud, effondré. Je n'ai jamais vu ça de ma vie, un désastre aussi grand, c'est catastrophique."

Economiquement,la destruction du port, qui ne sera pas opérationnel avant plusieurs mois, est un nouveau coup terrible pour le Liban. Les marchandises devraient être déviées vers le port de Tripoli, seconde ville du pays, mais ses capacités sont sans commune mesure avec celui de la capitale.Le premier ne compte par exemple que deux grues géantes contre 16 à Beyrouth, sans compter les petites grues mobiles, explique L'Orient/ Le Jour. En matière de capacité, Beyrouth peut traiter plus de 1,5 million de conteneurs par an selon la source à Tripoli, contre moins d'un demi-million pour Tripoli. "Mais l'activité du port de Beyrouth a tellement diminué en raison de la crise économique et financière que traverse le pays, que celui de Tripoli ne devrait pas avoir de mal à absorber le trafic actuel", ajoute une source au quotidien.

Des produits de première nécessité, comme le pain ou la farine, sont en outre rendus impropres à la consommation. Les stocks sont gravement endommagés" a déclaré le responsable des urgences de la FAO, Dominique Burgeon, joint par l'AFP depuis Paris. "Et on craint d'avoir à assez brève échéance un problème de disponibilité de farine pour le pays", a-t-il ajouté au cours d'un bref entretien téléphonique. Tout cela dans un pays déjà très affecté par la crise qu'il traverse. L'inflation des produits alimentaires de base avait déjà grimpé en flèche au Liban, touché par une profonde dépression économique, atteignant les 109% entre septembre et mai, selon le Programme Alimentaire mondial (PAM), autre agence de l'ONU.

Ce sont des scènes d'un carnage sans précédent. Après l'explosion au port de Beyrouth, survenue mardi soir, la capitale du Liban s'est réveillée complètement groggy. La ville a pourtant déjà connu les affres d'une longue guerre civile, elle est traversée par une révolte sociale due à une terrible crise économique, mais le spectacle découvert ce mercredi matin est effroyable. Nos collègues du quotidien L'Orient/ Le Jour, média libanais francophone de qualité, qui fait son travail dans des conditions dantesques, ont déclaré leur coeur brisé et ouvert grandes les lignes de leur site pour informer le monde.ript>Le bilan humain est lourd : plus de cent morts et quatre mille blessés. Mais bien plus de vies encore sont brisées par la destruction des logements et des quartiers. Jusqu'à 300.000 personnes se retrouvent sans abri à Beyrouth après les explosions qui ont secoué le port, a indiqué mercredi le gouverneur de la capitale Marwan Abboud, estimant le coût des dommages à plus de trois milliards de dollars. De nombreux hôpitaux ont aussi été touchés par l'explosion. "La ville ressemble à ce qui s'est passé au Japon, à Hiroshima ou Nagasaki, a déclaré Marwan Abboud, effondré. Je n'ai jamais vu ça de ma vie, un désastre aussi grand, c'est catastrophique."Economiquement,la destruction du port, qui ne sera pas opérationnel avant plusieurs mois, est un nouveau coup terrible pour le Liban. Les marchandises devraient être déviées vers le port de Tripoli, seconde ville du pays, mais ses capacités sont sans commune mesure avec celui de la capitale.Le premier ne compte par exemple que deux grues géantes contre 16 à Beyrouth, sans compter les petites grues mobiles, explique L'Orient/ Le Jour. En matière de capacité, Beyrouth peut traiter plus de 1,5 million de conteneurs par an selon la source à Tripoli, contre moins d'un demi-million pour Tripoli. "Mais l'activité du port de Beyrouth a tellement diminué en raison de la crise économique et financière que traverse le pays, que celui de Tripoli ne devrait pas avoir de mal à absorber le trafic actuel", ajoute une source au quotidien. Des produits de première nécessité, comme le pain ou la farine, sont en outre rendus impropres à la consommation. Les stocks sont gravement endommagés" a déclaré le responsable des urgences de la FAO, Dominique Burgeon, joint par l'AFP depuis Paris. "Et on craint d'avoir à assez brève échéance un problème de disponibilité de farine pour le pays", a-t-il ajouté au cours d'un bref entretien téléphonique. Tout cela dans un pays déjà très affecté par la crise qu'il traverse. L'inflation des produits alimentaires de base avait déjà grimpé en flèche au Liban, touché par une profonde dépression économique, atteignant les 109% entre septembre et mai, selon le Programme Alimentaire mondial (PAM), autre agence de l'ONU.