L'application totalement gratuite créée par le Français Alexis Barreyat est disponible sur Apple et Android. Le réseau social a pour concept original l'authenticité et l'ordinaire. L'objectif est de montrer la vie de tous les jours, sans filtres, sans artifices. Le fonctionnement est simple, l'utilisateur s'inscrit, se met en contact avec ses amis et de manière tout à fait aléatoire l'application envoie une notification pour publier une photo. L'utilisateur a alors deux minutes pour prendre en photo ce qui se trouve devant lui et simultanément une photo en mode selfie est aussi prise. Les deux photos sont ensuite publiées. Pour voir ce qu'ont partagé ses contacts, il faut jouer le jeu de son côté. Le réseau social propose deux options de partage, avec ses abonnés ou en public, visible à tous. La plateforme est sobre, à l'image de son concept. Arrivée en 2020, cette application a beaucoup de succès auprès des plus jeunes. Avec BeReal, Alexis Barreyat propose une alternative à Instagram et Snapchat.

Une application anti-Instagram

Le réseau social Instagram a été beaucoup critiqué pour ses effets négatifs sur l'estime de soi. D'après une étude britannique réalisée en 2017 par la Royal society for public health, Instagram est le réseau social qui a l'impact le plus négatif sur ses jeunes utilisateurs. L'application est suivie par Snapchat, Facebook et Twitter. L'étude a démontré que dans le groupe des 16-24 ans, qui a le taux le plus élevé d'utilisateurs des réseaux sociaux, la fréquentation trop forte de ces applications peut provoquer une hausse de l'anxiété, de l'auto dépréciation ou encore de la dépression.

Depuis, l'application a mis en place plusieurs techniques pour améliorer l'expérience de ses jeunes utilisateurs. Par exemple, elle offre la possibilité de masquer le nombre de likes sur les photos.

Alors que sur Instagram on ne montre généralement que les meilleurs côtés de sa vie, BeReal veut que ses utilisateurs montrent la réalité, qu'elle soit "instagramable", ou pas. L'application tire aussi son épingle du jeu en proposant non pas des likes, mais des "RealMoji", c'est-à-dire des réactions aux partages des autres, mais avec son vrai visage, sous forme de selfie.

Alexis Barreyat propose donc un réseau social innovant mais avec ses failles. Les notifications envoyées par l'application peuvent s'avérer intrusives et l'utilisateur peut se sentir obligé de poster.

Cependant montrer l'ordinaire toute en spontanéité est d'autant plus intéressant en période de pandémie, lorsque chacun était confiné chez soi et ne pouvait ni aller au restaurant ni voyager. Le challenge pour BeReal maintenant est que son succès ne soit pas éphémère et qu'il perdure même après la pandémie.

Angèle Bilégué.

L'application totalement gratuite créée par le Français Alexis Barreyat est disponible sur Apple et Android. Le réseau social a pour concept original l'authenticité et l'ordinaire. L'objectif est de montrer la vie de tous les jours, sans filtres, sans artifices. Le fonctionnement est simple, l'utilisateur s'inscrit, se met en contact avec ses amis et de manière tout à fait aléatoire l'application envoie une notification pour publier une photo. L'utilisateur a alors deux minutes pour prendre en photo ce qui se trouve devant lui et simultanément une photo en mode selfie est aussi prise. Les deux photos sont ensuite publiées. Pour voir ce qu'ont partagé ses contacts, il faut jouer le jeu de son côté. Le réseau social propose deux options de partage, avec ses abonnés ou en public, visible à tous. La plateforme est sobre, à l'image de son concept. Arrivée en 2020, cette application a beaucoup de succès auprès des plus jeunes. Avec BeReal, Alexis Barreyat propose une alternative à Instagram et Snapchat. Une application anti-InstagramLe réseau social Instagram a été beaucoup critiqué pour ses effets négatifs sur l'estime de soi. D'après une étude britannique réalisée en 2017 par la Royal society for public health, Instagram est le réseau social qui a l'impact le plus négatif sur ses jeunes utilisateurs. L'application est suivie par Snapchat, Facebook et Twitter. L'étude a démontré que dans le groupe des 16-24 ans, qui a le taux le plus élevé d'utilisateurs des réseaux sociaux, la fréquentation trop forte de ces applications peut provoquer une hausse de l'anxiété, de l'auto dépréciation ou encore de la dépression. Depuis, l'application a mis en place plusieurs techniques pour améliorer l'expérience de ses jeunes utilisateurs. Par exemple, elle offre la possibilité de masquer le nombre de likes sur les photos. Alors que sur Instagram on ne montre généralement que les meilleurs côtés de sa vie, BeReal veut que ses utilisateurs montrent la réalité, qu'elle soit "instagramable", ou pas. L'application tire aussi son épingle du jeu en proposant non pas des likes, mais des "RealMoji", c'est-à-dire des réactions aux partages des autres, mais avec son vrai visage, sous forme de selfie. Alexis Barreyat propose donc un réseau social innovant mais avec ses failles. Les notifications envoyées par l'application peuvent s'avérer intrusives et l'utilisateur peut se sentir obligé de poster. Cependant montrer l'ordinaire toute en spontanéité est d'autant plus intéressant en période de pandémie, lorsque chacun était confiné chez soi et ne pouvait ni aller au restaurant ni voyager. Le challenge pour BeReal maintenant est que son succès ne soit pas éphémère et qu'il perdure même après la pandémie. Angèle Bilégué.