"En réaction aux atteintes répétées à la démocratie et droits humains de la part du régime de Loukachenko", le chef de la diplomatie britannique Dominic Raab a annoncé dans un communiqué de nouvelles mesures. Elles interdisent notamment toute assistance technique à la flotte d'avions privée du président bélarusse, restreignent le commerce de potasse (un matériau nécessaire aux engrais agricoles dont le Bélarus est un producteur clé), de produits pétroliers et de certaines technologies, afin de réduire les revenus du régime.

"Ces sanctions démontrent que le Royaume-Uni n'acceptera pas les actions commises par Loukachenko depuis l'élection frauduleuse", a averti M. Raab. "La production des industries d'État de M. Loukachenko ne sera pas vendue au Royaume-Uni et nos entreprises aérospatiales ne toucheront pas à sa flotte d'avions de luxe".

Le Royaume-Uni, qui n'a pas reconnu la réélection d'Alexandre Loukachenko il y a un an et l'a sanctionné personnellement, avait déjà annoncé plusieurs séries de sanctions depuis le vote.

La semaine dernière, le Premier ministre Boris Johnson a reçu à Downing Street la cheffe de file de l'opposition Svetlana Tikhanovskaïa, assurant que son pays "se tient au côté du peuple bélarusse".

Des sanctions américaines

Un an après l'élection qu'il juge "frauduleuse" du président du Bélarus, Joe Biden va signer un décret qui durcit le régime de sanctions américaines en vigueur depuis 2006, en l'élargissant à plusieurs secteurs clé de l'économie de ce pays frontalier de la Russie, selon cette même source.

L'annonce américaine intervient peu après la conférence de presse annuelle du président bélarusse, qui a proclamé une fois de plus sa victoire lors d'un scrutin "totalement transparent" face à une opposition qui préparait un "coup d'Etat".

Mettant directement en application ce nouveau décret présidentiel, le département du Trésor américain va, d'après le haut responsable, prendre ses "plus importantes sanctions à ce jour" contre des entreprises, personnalités et entités du Bélarus.

Parmi elles, le Comité national olympique du Bélarus. L'institution est visée peu après que la sprinteuse Krystsina Tsimanouskaya dit avoir été victime d'une tentative de rapatriement forcé des Jeux olympiques de Tokyo, pour avoir critiqué des responsables sportifs de son pays.

La jeune femme, qui dit craindre la prison, est désormais en Pologne, voisine du Bélarus et fervent soutien de l'opposition exilée.

En plus de ce scandale qui illustre "l'incapacité (de cette institution) à protéger les athlètes de la répresssion politique", les Etats-Unis accusent le Comité olympique bélarusse de "faciliter le blanchiment d'argent".

Washington va également sanctionner l'entreprise publique Balruskali OAO, l'un des plus gros producteurs d'engrais à base de potasse du monde, "source d'enrichissement illégal du régime", selon la même source.

Seront aussi visés "des responsables économiques de premier plan soutenant le régime", ainsi que quinze entreprises avec lesquelles ces personnes sont liées, dont la banque privée Absolutbank, et enfin des "entités" actives dans l'industrie du tabac, dans le BTP, l'énergie et les transports.

Ces sanctions sont la conséquence de "l'offensive continue contre les aspirations démocratiques et les droits du peuple du Bélarus", mais aussi des "violations des règles internationales" et de la "corruption" du régime, a indiqué le haut responsable américain.

Les Etats-Unis appellent Alexandre Loukachenko, entre autres, à "libérer immédiatement tous les prisonniers politiques" et à engager un "dialogue" avec l'opposition en vue d'organiser une élection présidentielle libre, faute de quoi, indique la source, "l'administration américaine continuera à faire usage" de son pouvoir de sanctions.

Ces sanctions américaines interviennent par ailleurs dans un moment de grande tension entre les Etats-Unis et la Russie de Vladimir Poutine, principal allié du président bélarusse.

"En réaction aux atteintes répétées à la démocratie et droits humains de la part du régime de Loukachenko", le chef de la diplomatie britannique Dominic Raab a annoncé dans un communiqué de nouvelles mesures. Elles interdisent notamment toute assistance technique à la flotte d'avions privée du président bélarusse, restreignent le commerce de potasse (un matériau nécessaire aux engrais agricoles dont le Bélarus est un producteur clé), de produits pétroliers et de certaines technologies, afin de réduire les revenus du régime. "Ces sanctions démontrent que le Royaume-Uni n'acceptera pas les actions commises par Loukachenko depuis l'élection frauduleuse", a averti M. Raab. "La production des industries d'État de M. Loukachenko ne sera pas vendue au Royaume-Uni et nos entreprises aérospatiales ne toucheront pas à sa flotte d'avions de luxe". Le Royaume-Uni, qui n'a pas reconnu la réélection d'Alexandre Loukachenko il y a un an et l'a sanctionné personnellement, avait déjà annoncé plusieurs séries de sanctions depuis le vote. La semaine dernière, le Premier ministre Boris Johnson a reçu à Downing Street la cheffe de file de l'opposition Svetlana Tikhanovskaïa, assurant que son pays "se tient au côté du peuple bélarusse".Des sanctions américainesUn an après l'élection qu'il juge "frauduleuse" du président du Bélarus, Joe Biden va signer un décret qui durcit le régime de sanctions américaines en vigueur depuis 2006, en l'élargissant à plusieurs secteurs clé de l'économie de ce pays frontalier de la Russie, selon cette même source.L'annonce américaine intervient peu après la conférence de presse annuelle du président bélarusse, qui a proclamé une fois de plus sa victoire lors d'un scrutin "totalement transparent" face à une opposition qui préparait un "coup d'Etat".Mettant directement en application ce nouveau décret présidentiel, le département du Trésor américain va, d'après le haut responsable, prendre ses "plus importantes sanctions à ce jour" contre des entreprises, personnalités et entités du Bélarus.Parmi elles, le Comité national olympique du Bélarus. L'institution est visée peu après que la sprinteuse Krystsina Tsimanouskaya dit avoir été victime d'une tentative de rapatriement forcé des Jeux olympiques de Tokyo, pour avoir critiqué des responsables sportifs de son pays.La jeune femme, qui dit craindre la prison, est désormais en Pologne, voisine du Bélarus et fervent soutien de l'opposition exilée. En plus de ce scandale qui illustre "l'incapacité (de cette institution) à protéger les athlètes de la répresssion politique", les Etats-Unis accusent le Comité olympique bélarusse de "faciliter le blanchiment d'argent".Washington va également sanctionner l'entreprise publique Balruskali OAO, l'un des plus gros producteurs d'engrais à base de potasse du monde, "source d'enrichissement illégal du régime", selon la même source.Seront aussi visés "des responsables économiques de premier plan soutenant le régime", ainsi que quinze entreprises avec lesquelles ces personnes sont liées, dont la banque privée Absolutbank, et enfin des "entités" actives dans l'industrie du tabac, dans le BTP, l'énergie et les transports.Ces sanctions sont la conséquence de "l'offensive continue contre les aspirations démocratiques et les droits du peuple du Bélarus", mais aussi des "violations des règles internationales" et de la "corruption" du régime, a indiqué le haut responsable américain.Les Etats-Unis appellent Alexandre Loukachenko, entre autres, à "libérer immédiatement tous les prisonniers politiques" et à engager un "dialogue" avec l'opposition en vue d'organiser une élection présidentielle libre, faute de quoi, indique la source, "l'administration américaine continuera à faire usage" de son pouvoir de sanctions.Ces sanctions américaines interviennent par ailleurs dans un moment de grande tension entre les Etats-Unis et la Russie de Vladimir Poutine, principal allié du président bélarusse.