Les autorités et services d'urgence du Victoria, second Etat le plus peuplé du pays, sont dès lors habilités à évacuer la population et à mobiliser des ressources supplémentaires. Cet état de catastrophe naturelle avait été décrété jeudi passé en raison du danger extrême que présentait la météo pour la propagation des feux durant le weekend. Il couvre le nord-est de l'Etat et la région East Gippsland, territoires qui sont encore gravement touchés par une vingtaine de foyers. Les autorités prient à nouveau les résidents de quitter ces zones menacées par les incendies, alors que le mercure va grimper dans les prochains jours.

"C'est une situation très dangereuse et très active à laquelle nous allons être confrontés au cours des 12, 24, 36 prochaines heures", a déclaré Andrew Crisp, un haut responsable de cet Etat dont Melbourne est la capitale.

Plus d'1,3 million d'hectares ont déjà été consumés dans l'Etat du Victoria, une fraction des 10 millions d'hectares calcinés au total dans tout le pays depuis septembre.

Dans l'Etat voisin d'Australie-Méridionale, des militaires frappaient aux portes des maisons de la localité de Parndana, sur l'Île Kangourou, au sud de la ville d'Adélaïde, pour exhorter leurs habitants à partir en raison de la menace d'un immense brasier.

Dans l'Etat suivant à l'ouest, en Australie-Occidentale, un avertissement a été émis jeudi pour un feu déclaré dans la périphérie de Perth, capitale de l'Etat.

En Nouvelle-Galles du Sud, Etat le plus peuplé où se situe la métropole Sydney, 144 foyers étaient répertoriés sans que des alertes d'urgence ne soient émises. La situation pourrait changer vendredi avec des conditions qui devvraient aussi empirer vendredi. Plus de 2.500 pompiers étaient déployés. Un accident est survenu avec un de leurs hélicoptères qui a chuté dans un réservoir d'eau, sans pour autant faire de blessé.

Au moins 26 personnes ont péri dans cette catastrophe naturelle en cours depuis des mois en Australie, aggravée par la sécheresse et des températures élevées dans un contexte de dérèglement climatique. L'année 2019 a été la plus chaude jamais enregistrée par le bureau météorologique du pays, établi au début du siècle passé, avec une température nationale supérieure de 1,52 degré à la moyenne.

L'année 2019 est la plus chaude jamais enregistrée en Australie

L'Australie a connu l'année la plus chaude et la plus sèche jamais enregistrée par son bureau météorologique.

"2019 a été l'année la plus chaude jamais enregistrée en Australie, avec une température nationale supérieure de 1,52 degré à la moyenne, dépassant le précédent record de 1,33 degré au-dessus de la moyenne en 2013", a communiqué jeudi le bureau météorologique australien, établi au début du siècle passé, lors de la présentation de son rapport climatique annuel.

Karl Braganza, directeur du monitoring du climat pour cette agence a relevé "six jours les plus chauds jamais enregistrés" durant lesquels le mercure a grimpé jusqu'à une température moyenne de 41,9 sur tout le continent. "Je pense que nous n'avons vu que 11 jours durant lesquels la température en journée a dépassé les 40 degrés cet été et c'est vraiment très conséquent", a poursuivi le météorologue. Sept des 12 mois de l'année ont été les plus chauds enregistrés pour la moyenne australienne du pays, avec des vagues de chaleur importantes en janvier et décembre.

Le pays doit aussi composer avec des "précipitations extraordinairement faibles" en 2019, la moyenne nationale de pluie étant de 277 mm, soit le seuil le plus bas et 40% sous la moyenne, annonce encore le bureau . A titre de comparaison, le cumul de précipitations enregistré par l'IRM en Belgique est de 798,6 mm en 2019 (pour une normale de 852,4 mm).

En conséquence, une grande partie du territoire australien est touchée par la sécheresse. L'Etat de Nouvelle-Galles du Sud (sud est) et le sud de l'Etat du Queensland (est) connaissent une sècheresse agravée depuis 2017 déjà.

Le bureau météorologique australien en déduit donc que le lien est limpide entre les feux de forêt, constatés dès le mois de septembre et toujours en cours, une pluviométrie faible et des températures élevées. La saison des feux de brousse, d'ordinaire d'octobre à mars, a tourné à la tragédie cette année avec 26 personnes décédées et plus de 10 millions d'hectares de terres partis en fumée.

"Le climat australien se réchauffe", a déclaré sans ambages M. Braganza. "Nous connaissons certaines sortes de météo, en particulier des vagues de chaleur et des conditions propices aux deux, qui deviennent de plus en fréquentes et de plus en plus extrêmes", a-t-il résumé.

Il a encore insisté sur le fait que tous les indicateurs pointaient vers une augmentation de climats catastrophiques pour les départs de feux, avec une combinaison de sècheresse prolongée, de faible humidité du sol, de combustibles plus secs, de températures plus élevées et sans pluie significative. "Rien n'indique que le temps va se rafraichir au cours des prochains mois", même si des signes de mousson commencent à apparaitre.

Le rapport a été publié au lendemain de l'annonce par le service européen Copernicus que l'année 2019 a été la deuxième la plus chaude dans le monde, concluant une décennie record. Carlo Buontempo, patron du service européen Copernicus pour le changement climatique (C3S), y voit des signes "inquiétants".

Les autorités et services d'urgence du Victoria, second Etat le plus peuplé du pays, sont dès lors habilités à évacuer la population et à mobiliser des ressources supplémentaires. Cet état de catastrophe naturelle avait été décrété jeudi passé en raison du danger extrême que présentait la météo pour la propagation des feux durant le weekend. Il couvre le nord-est de l'Etat et la région East Gippsland, territoires qui sont encore gravement touchés par une vingtaine de foyers. Les autorités prient à nouveau les résidents de quitter ces zones menacées par les incendies, alors que le mercure va grimper dans les prochains jours. "C'est une situation très dangereuse et très active à laquelle nous allons être confrontés au cours des 12, 24, 36 prochaines heures", a déclaré Andrew Crisp, un haut responsable de cet Etat dont Melbourne est la capitale. Plus d'1,3 million d'hectares ont déjà été consumés dans l'Etat du Victoria, une fraction des 10 millions d'hectares calcinés au total dans tout le pays depuis septembre. Dans l'Etat voisin d'Australie-Méridionale, des militaires frappaient aux portes des maisons de la localité de Parndana, sur l'Île Kangourou, au sud de la ville d'Adélaïde, pour exhorter leurs habitants à partir en raison de la menace d'un immense brasier. Dans l'Etat suivant à l'ouest, en Australie-Occidentale, un avertissement a été émis jeudi pour un feu déclaré dans la périphérie de Perth, capitale de l'Etat. En Nouvelle-Galles du Sud, Etat le plus peuplé où se situe la métropole Sydney, 144 foyers étaient répertoriés sans que des alertes d'urgence ne soient émises. La situation pourrait changer vendredi avec des conditions qui devvraient aussi empirer vendredi. Plus de 2.500 pompiers étaient déployés. Un accident est survenu avec un de leurs hélicoptères qui a chuté dans un réservoir d'eau, sans pour autant faire de blessé. Au moins 26 personnes ont péri dans cette catastrophe naturelle en cours depuis des mois en Australie, aggravée par la sécheresse et des températures élevées dans un contexte de dérèglement climatique. L'année 2019 a été la plus chaude jamais enregistrée par le bureau météorologique du pays, établi au début du siècle passé, avec une température nationale supérieure de 1,52 degré à la moyenne.L'Australie a connu l'année la plus chaude et la plus sèche jamais enregistrée par son bureau météorologique."2019 a été l'année la plus chaude jamais enregistrée en Australie, avec une température nationale supérieure de 1,52 degré à la moyenne, dépassant le précédent record de 1,33 degré au-dessus de la moyenne en 2013", a communiqué jeudi le bureau météorologique australien, établi au début du siècle passé, lors de la présentation de son rapport climatique annuel. Karl Braganza, directeur du monitoring du climat pour cette agence a relevé "six jours les plus chauds jamais enregistrés" durant lesquels le mercure a grimpé jusqu'à une température moyenne de 41,9 sur tout le continent. "Je pense que nous n'avons vu que 11 jours durant lesquels la température en journée a dépassé les 40 degrés cet été et c'est vraiment très conséquent", a poursuivi le météorologue. Sept des 12 mois de l'année ont été les plus chauds enregistrés pour la moyenne australienne du pays, avec des vagues de chaleur importantes en janvier et décembre. Le pays doit aussi composer avec des "précipitations extraordinairement faibles" en 2019, la moyenne nationale de pluie étant de 277 mm, soit le seuil le plus bas et 40% sous la moyenne, annonce encore le bureau . A titre de comparaison, le cumul de précipitations enregistré par l'IRM en Belgique est de 798,6 mm en 2019 (pour une normale de 852,4 mm). En conséquence, une grande partie du territoire australien est touchée par la sécheresse. L'Etat de Nouvelle-Galles du Sud (sud est) et le sud de l'Etat du Queensland (est) connaissent une sècheresse agravée depuis 2017 déjà. Le bureau météorologique australien en déduit donc que le lien est limpide entre les feux de forêt, constatés dès le mois de septembre et toujours en cours, une pluviométrie faible et des températures élevées. La saison des feux de brousse, d'ordinaire d'octobre à mars, a tourné à la tragédie cette année avec 26 personnes décédées et plus de 10 millions d'hectares de terres partis en fumée. "Le climat australien se réchauffe", a déclaré sans ambages M. Braganza. "Nous connaissons certaines sortes de météo, en particulier des vagues de chaleur et des conditions propices aux deux, qui deviennent de plus en fréquentes et de plus en plus extrêmes", a-t-il résumé. Il a encore insisté sur le fait que tous les indicateurs pointaient vers une augmentation de climats catastrophiques pour les départs de feux, avec une combinaison de sècheresse prolongée, de faible humidité du sol, de combustibles plus secs, de températures plus élevées et sans pluie significative. "Rien n'indique que le temps va se rafraichir au cours des prochains mois", même si des signes de mousson commencent à apparaitre. Le rapport a été publié au lendemain de l'annonce par le service européen Copernicus que l'année 2019 a été la deuxième la plus chaude dans le monde, concluant une décennie record. Carlo Buontempo, patron du service européen Copernicus pour le changement climatique (C3S), y voit des signes "inquiétants".