Il s'agit de suspects non retenus dans la procédure française. Parmi les 20 inculpés du dossier belge, la chambre du conseil de Bruxelles a aussi prononcé cinq non-lieux et une disjonction, rattachant le cas d'un inculpé à une autre affaire, a précisé à l'AFP un porte-parole du parquet fédéral.

La décision de la chambre du conseil, rendue à huis clos, est susceptible d'appel. Le procès pourrait se dérouler au deuxième semestre à Bruxelles.

Soupçonnés d'avoir transporté, hébergé ou aidé matériellement les assaillants à partir du territoire belge, les suspects renvoyés au tribunal ne seront pas tous jugés pour les mêmes charges, a ajouté le porte-parole, Eric Van Duyse.

Mais la plupart d'entre eux -12 selon les requêtes du parquet- devront répondre de "participation aux activités d'un groupe terroriste".

Ces attentats, revendiqués par l'organisation Etat islamique (EI), avaient fait 130 morts dans la capitale française et dans la commune voisine de Saint-Denis le soir du 13 novembre 2015.

Préparées en bonne partie en Belgique où les assaillants disposaient de plusieurs planques, les attaques ont très rapidement conduit à l'ouverture d'une enquête de la justice antiterroriste à Bruxelles.

Dans ce dossier baptisé "Paris Bis", les enquêteurs ont ciblé toutes les formes de soutien apportées aux auteurs. Y compris à Salah Abdeslam, le seul membre encore en vie des commandos ayant frappé Paris, dont la cavale a duré quatre mois jusqu'à son arrestation dans la capitale belge le 18 mars 2016.

L'un des suspects, Abid Aberkane, sera jugé pour avoir caché au domicile de sa mère le jihadiste en fuite les derniers jours ayant précédé l'arrestation. Sa mère compte parmi les inculpés ayant bénéficié d'un non-lieu faute de charges suffisantes.

"L'homme au chapeau"

Les autres prévenus gravitaient aussi dans l'entourage de Salah Abdeslam, de son ami Mohamed Abrini - "l'homme au chapeau" qui a renoncé à se faire exploser au moment des attentats de Bruxelles le 22 mars 2016 - ou dans celui des frères Ibrahim et Khalid El Bakraoui, deux des kamikazes morts dans cette double attaque perpétrée par la même cellule jihadiste et qui a fait 32 morts.

Parmi les 14 appelés à comparaître, deux devraient être jugés en leur absence car ils n'ont jamais été arrêtés et sont probablement morts en Syrie, même si la justice belge n'en a aucune preuve formelle.

Il s'agit de Sammy Djedou, dont la mort a été annoncée par le Pentagone en décembre 2016, et de Youssef Bazarouj, un autre Belge soupçonné d'avoir été associé en Syrie à la cellule des opérations extérieures de l'EI. Il aurait aussi été tué en zone de guerre.

Le procès à Bruxelles pourrait se dérouler à la fin de l'année, au même moment que celui de Paris puisque les protagonistes ne sont pas les mêmes.

Dans la procédure française, 20 personnes ont été renvoyées devant la cour d'assises spéciale de Paris, où le procès doit s'ouvrir le 8 septembre 2021 et durer environ six mois.

Il s'agit de suspects non retenus dans la procédure française. Parmi les 20 inculpés du dossier belge, la chambre du conseil de Bruxelles a aussi prononcé cinq non-lieux et une disjonction, rattachant le cas d'un inculpé à une autre affaire, a précisé à l'AFP un porte-parole du parquet fédéral.La décision de la chambre du conseil, rendue à huis clos, est susceptible d'appel. Le procès pourrait se dérouler au deuxième semestre à Bruxelles.Soupçonnés d'avoir transporté, hébergé ou aidé matériellement les assaillants à partir du territoire belge, les suspects renvoyés au tribunal ne seront pas tous jugés pour les mêmes charges, a ajouté le porte-parole, Eric Van Duyse.Mais la plupart d'entre eux -12 selon les requêtes du parquet- devront répondre de "participation aux activités d'un groupe terroriste".Ces attentats, revendiqués par l'organisation Etat islamique (EI), avaient fait 130 morts dans la capitale française et dans la commune voisine de Saint-Denis le soir du 13 novembre 2015.Préparées en bonne partie en Belgique où les assaillants disposaient de plusieurs planques, les attaques ont très rapidement conduit à l'ouverture d'une enquête de la justice antiterroriste à Bruxelles.Dans ce dossier baptisé "Paris Bis", les enquêteurs ont ciblé toutes les formes de soutien apportées aux auteurs. Y compris à Salah Abdeslam, le seul membre encore en vie des commandos ayant frappé Paris, dont la cavale a duré quatre mois jusqu'à son arrestation dans la capitale belge le 18 mars 2016.L'un des suspects, Abid Aberkane, sera jugé pour avoir caché au domicile de sa mère le jihadiste en fuite les derniers jours ayant précédé l'arrestation. Sa mère compte parmi les inculpés ayant bénéficié d'un non-lieu faute de charges suffisantes.Les autres prévenus gravitaient aussi dans l'entourage de Salah Abdeslam, de son ami Mohamed Abrini - "l'homme au chapeau" qui a renoncé à se faire exploser au moment des attentats de Bruxelles le 22 mars 2016 - ou dans celui des frères Ibrahim et Khalid El Bakraoui, deux des kamikazes morts dans cette double attaque perpétrée par la même cellule jihadiste et qui a fait 32 morts.Parmi les 14 appelés à comparaître, deux devraient être jugés en leur absence car ils n'ont jamais été arrêtés et sont probablement morts en Syrie, même si la justice belge n'en a aucune preuve formelle.Il s'agit de Sammy Djedou, dont la mort a été annoncée par le Pentagone en décembre 2016, et de Youssef Bazarouj, un autre Belge soupçonné d'avoir été associé en Syrie à la cellule des opérations extérieures de l'EI. Il aurait aussi été tué en zone de guerre. Le procès à Bruxelles pourrait se dérouler à la fin de l'année, au même moment que celui de Paris puisque les protagonistes ne sont pas les mêmes.Dans la procédure française, 20 personnes ont été renvoyées devant la cour d'assises spéciale de Paris, où le procès doit s'ouvrir le 8 septembre 2021 et durer environ six mois.