Les faits: à Barcelone et à Cambrils

Vers 17h00 locales jeudi, une camionnette blanche percute la foule sur les Ramblas, l'avenue de Barcelone la plus fréquentée par les touristes espagnols et étrangers, provoquant des scènes de chaos et de panique parmi les nombreux piétons. Le conducteur prend la fuite.

Plus tard, quelques minutes à peine après minuit, une Audi A3 fonce dans la foule à Cambrils, sur le front de mer de cette station balnéaire à 120 km au sud de Barcelone. La voiture est alors prise sous le feu d'une patrouille de Mossos d'Esquadra, la police catalane. Quatre des cinq "terroristes présumés" à bord du véhicule sont tués sur le coup, le dernier, grièvement blessé, meurt quelques minutes plus tard. Six civils ont été blessés par le véhicule, dont deux grièvement selon la police. Les services de secours parlent d'une personne dans un état critique. Un policier a été légèrement blessé.

La police a fait savoir sur son compte Twitter qu'elle considérait cette attaque comme liée à l'attentat de Barcelone.

Les victimes: 24 nationalités, dont des Belges

Selon le responsable de l'Intérieur du gouvernement catalan, Joaquim Forn, l'attaque a fait treize morts et une centaine de blessés.

Le ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders annonce qu'une Belge a été tuée dans l'attentat. Deux ressortissant belges se trouvent également parmi la centaine de blessés.

Les victimes des attentats sont au moins de 24 nationalités différentes. Selon le journal espagnol La Vanguardia, trois Allemands sont également à compter parmi les morts. Par ailleurs, les autorités respectives ont indiqué que trois Néerlandais et trois Grecs avaient été touchés, ainsi qu'un ressortissant de Hong Kong et quatre Australiens. Selon la ministre australienne des Affaires étrangères, Julie Bishop, un Australien est toujours porté disparu. Les autres nationalités confirmées parmi les victimes sont les suivantes: argentine, vénézuélienne, hongroise, péruvienne, irlandaise, cubaine, macédonienne, italienne, roumaine, algérienne et espagnole.

Les autorités espagnoles n'ont pas encore publié de liste reprenant le nom des victimes.

La revendication

Le groupe jihadiste Etat islamique (EI) a revendiqué le premier attentat dans un communiqué diffusé par son agence de propagande Amaq et relayé par le centre américain de surveillance des sites jihadistes, SITE. "Les assaillants de l'attaque de Barcelone étaient des soldats de l'Etat islamique", indique le communiqué, ajoutant que "l'opération a été menée en réponse aux appels à cibler les Etats de la coalition" internationale antijihadistes opérant en Syrie et en Irak.

L'attaque de Cambrils n'avait pas encore été revendiquée vendredi.

Plusieurs arrestations, un suspect en fuite

La police régionale de Catalogne a annoncé jeudi soir l'arrestation de deux suspects, un Espagnol et un Marocain. L'Espagnol, dont l'identité n'a pas été révélée, est né à Melilla, ville sous administration espagnole dans le nord du Maroc. Il a été arrêté à Alcanar, à 200 km au sud de Barcelone, une localité où la nuit précédente une explosion dans un logement avait fait un mort et sept blessés. Les enquêteurs relient cette explosion à l'attentat de Barcelone, selon le porte-parole de la police. "Nous soupçonnons qu'ils (les occupants) préparaient un engin explosif". Le Marocain est identifié comme Driss Oukabir, indique le porte-parole de la police catalane. Il serait lié à la camionnette utilisée dans l'attentat. Aucun des deux n'avait d'antécédent judiciaire.

Aucune indication n'a encore filtré sur les cinq passagers tués à bord de l'Audi A3 à Cambrils.

La police espagnole a également interpellé une troisième personne vendredi matin en lien avec les attentats de Barcelone et Cambrils, rapporte El Pais. La police catalane, Mossos d'Esquadra, l'a confirmé sur Twitter. Le suspect a été interpellé à Ripoll, une ville à quelque 100 kilomètres de Barcelone.

La police recherche toujours un homme en fuite. Interrogé, Carles Puigdemont a confirmé qu'il était "effectivement dans la nature", indiquant que la police n'avait pas d'éléments "sur ses capacités de nuire". "Avec ce genre de profil, on sait, ils l'ont démontré, qu'ils ont la volonté de faire du mal" a poursuivi le chef de l'exécutif régional, affirmant qu'il y aurait dans "les prochaines heures (...) des résultats" vu le "travail de la police". Il pourrait s'agit du conducteur de la camionnette. Un témoin l'a décrit comme "un homme très jeune, d'une vingtaine d'années, au visage mince".

Les précédentes attaques en Espagne

L'Espagne a été la cible de la pire attaque commise par des extrémistes islamistes en Europe en mars 2004, lorsque des bombes avaient explosé dans des trains de banlieue à Madrid, faisant 191 morts. Les attentats avaient été revendiqué par des extrémistes se réclamant du réseau Al-Qaïda.

En juillet 2015, un tireur a ouvert le feu devant un hôtel à Barcelone, faisant deux blessés.

Vers 17h00 locales jeudi, une camionnette blanche percute la foule sur les Ramblas, l'avenue de Barcelone la plus fréquentée par les touristes espagnols et étrangers, provoquant des scènes de chaos et de panique parmi les nombreux piétons. Le conducteur prend la fuite.Plus tard, quelques minutes à peine après minuit, une Audi A3 fonce dans la foule à Cambrils, sur le front de mer de cette station balnéaire à 120 km au sud de Barcelone. La voiture est alors prise sous le feu d'une patrouille de Mossos d'Esquadra, la police catalane. Quatre des cinq "terroristes présumés" à bord du véhicule sont tués sur le coup, le dernier, grièvement blessé, meurt quelques minutes plus tard. Six civils ont été blessés par le véhicule, dont deux grièvement selon la police. Les services de secours parlent d'une personne dans un état critique. Un policier a été légèrement blessé. La police a fait savoir sur son compte Twitter qu'elle considérait cette attaque comme liée à l'attentat de Barcelone.Selon le responsable de l'Intérieur du gouvernement catalan, Joaquim Forn, l'attaque a fait treize morts et une centaine de blessés. Le ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders annonce qu'une Belge a été tuée dans l'attentat. Deux ressortissant belges se trouvent également parmi la centaine de blessés.Les victimes des attentats sont au moins de 24 nationalités différentes. Selon le journal espagnol La Vanguardia, trois Allemands sont également à compter parmi les morts. Par ailleurs, les autorités respectives ont indiqué que trois Néerlandais et trois Grecs avaient été touchés, ainsi qu'un ressortissant de Hong Kong et quatre Australiens. Selon la ministre australienne des Affaires étrangères, Julie Bishop, un Australien est toujours porté disparu. Les autres nationalités confirmées parmi les victimes sont les suivantes: argentine, vénézuélienne, hongroise, péruvienne, irlandaise, cubaine, macédonienne, italienne, roumaine, algérienne et espagnole. Les autorités espagnoles n'ont pas encore publié de liste reprenant le nom des victimes. Le groupe jihadiste Etat islamique (EI) a revendiqué le premier attentat dans un communiqué diffusé par son agence de propagande Amaq et relayé par le centre américain de surveillance des sites jihadistes, SITE. "Les assaillants de l'attaque de Barcelone étaient des soldats de l'Etat islamique", indique le communiqué, ajoutant que "l'opération a été menée en réponse aux appels à cibler les Etats de la coalition" internationale antijihadistes opérant en Syrie et en Irak.L'attaque de Cambrils n'avait pas encore été revendiquée vendredi.La police régionale de Catalogne a annoncé jeudi soir l'arrestation de deux suspects, un Espagnol et un Marocain. L'Espagnol, dont l'identité n'a pas été révélée, est né à Melilla, ville sous administration espagnole dans le nord du Maroc. Il a été arrêté à Alcanar, à 200 km au sud de Barcelone, une localité où la nuit précédente une explosion dans un logement avait fait un mort et sept blessés. Les enquêteurs relient cette explosion à l'attentat de Barcelone, selon le porte-parole de la police. "Nous soupçonnons qu'ils (les occupants) préparaient un engin explosif". Le Marocain est identifié comme Driss Oukabir, indique le porte-parole de la police catalane. Il serait lié à la camionnette utilisée dans l'attentat. Aucun des deux n'avait d'antécédent judiciaire.Aucune indication n'a encore filtré sur les cinq passagers tués à bord de l'Audi A3 à Cambrils.La police espagnole a également interpellé une troisième personne vendredi matin en lien avec les attentats de Barcelone et Cambrils, rapporte El Pais. La police catalane, Mossos d'Esquadra, l'a confirmé sur Twitter. Le suspect a été interpellé à Ripoll, une ville à quelque 100 kilomètres de Barcelone.La police recherche toujours un homme en fuite. Interrogé, Carles Puigdemont a confirmé qu'il était "effectivement dans la nature", indiquant que la police n'avait pas d'éléments "sur ses capacités de nuire". "Avec ce genre de profil, on sait, ils l'ont démontré, qu'ils ont la volonté de faire du mal" a poursuivi le chef de l'exécutif régional, affirmant qu'il y aurait dans "les prochaines heures (...) des résultats" vu le "travail de la police". Il pourrait s'agit du conducteur de la camionnette. Un témoin l'a décrit comme "un homme très jeune, d'une vingtaine d'années, au visage mince".L'Espagne a été la cible de la pire attaque commise par des extrémistes islamistes en Europe en mars 2004, lorsque des bombes avaient explosé dans des trains de banlieue à Madrid, faisant 191 morts. Les attentats avaient été revendiqué par des extrémistes se réclamant du réseau Al-Qaïda.En juillet 2015, un tireur a ouvert le feu devant un hôtel à Barcelone, faisant deux blessés.