Au pouvoir depuis 2000, M. Assad a prêté serment sur la Constitution et le Coran en présence de plus de 600 invités, parmi lesquels des ministres, hommes d'affaires, universitaires et journalistes, selon les organisateurs, dans un pays ravagé par plus de dix ans d'une guerre ayant fait près d'un demi million de morts.

Cette cérémonie a coïncidé avec des bombardements du régime sur la région d'Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, ayant tué six civils, parmi lesquels trois mineurs.

L'élection présidentielle "a prouvé la force de la légitimité populaire conférée par le peuple à l'Etat et a discrédité les déclarations des responsables occidentaux sur la légitimité de l'Etat, de la Constitution et de la patrie", a déclaré M. Assad en entamant son discours d'investiture.

Washington et plusieurs puissances européennes avaient condamné en mai une élection "ni libre ni juste", tandis que l'opposition a dénoncé une "mascarade" dans ce pays frappé par une grave crise économique et financière.

La Syrie connaît une dépréciation historique de sa monnaie, une inflation galopante et un taux de pauvreté qui touche plus de 80% de ses habitants, selon l'ONU.

La crise a été amplifiée par les sanctions internationales et l'effondrement économique et financier au Liban voisin, où les banques imposent depuis l'automne 2019 des restrictions draconiennes sur les retraits.

Belga
© Belga

"Le plus gros obstacle actuellement, ce sont les fonds syriens gelés dans les banques libanaises", a affirmé M. Assad dans son discours, estimant leurs montants à des dizaines de milliards de dollars.

Sous pression financière, le gouvernement syrien a augmenté ces dernières semaines les prix de l'essence, du diesel, du pain, du sucre et du riz non subventionnés, tandis que les pannes de courant se sont aggravées, les rationnements atteignant une vingtaine d'heures par jour.

- "Terroristes turcs et américains" -

Dans ce pays à l'économie aux abois et où la situation sociale ne cesse de se dégrader, les défis à relever sont nombreux. Un rapport de l'ONG World Vision évalue à plus de 1.000 milliards d'euros le coût économique de la guerre en Syrie.

"Pendant plus de dix ans de guerre, nos préoccupations étaient multiples, et la sécurité et la peur sur l'unité dominaient (...) mais aujourd'hui il s'agit surtout de libérer ce qui reste du territoire et de faire face aux répercussions économiques de la guerre", a encore dit M. Assad.

Durant son discours, le président syrien a été interrompu à plusieurs reprises par des applaudissements et des ovations lui rendant hommage.

Après avoir enchaîné depuis 2015 les victoires militaires avec l'appui de ses alliés, la Russie et l'Iran, Assad a réussi à reprendre les deux-tiers du territoire.

Une partie de la région d'Idleb, dominée par les groupes rebelles et jihadistes, lui échappe toujours ainsi que des zones sous domination turques dans le nord-ouest et d'autres controlées par les kurdes dans le nord et le nord-est.

"La question de libérer ce qui reste de notre territoire est primordiale à nos yeux, de le libérer des terroristes et de leurs parrains turcs et américains", a déclaré M. Assad.

Peu avant son discours, deux missiles ont été tirés par les forces du régime sur le village de Sarja, dans le sud de la province d'Idleb, tuant six civils, parmi lesquels trois mineurs et un secouriste, et faisant plusieurs blessés, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme.

Des habitants du village et des secouristes ont dû évacuer des corps sous les décombres d'une habitation touchée par les tirs.

Au pouvoir depuis 2000, M. Assad a prêté serment sur la Constitution et le Coran en présence de plus de 600 invités, parmi lesquels des ministres, hommes d'affaires, universitaires et journalistes, selon les organisateurs, dans un pays ravagé par plus de dix ans d'une guerre ayant fait près d'un demi million de morts.Cette cérémonie a coïncidé avec des bombardements du régime sur la région d'Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, ayant tué six civils, parmi lesquels trois mineurs.L'élection présidentielle "a prouvé la force de la légitimité populaire conférée par le peuple à l'Etat et a discrédité les déclarations des responsables occidentaux sur la légitimité de l'Etat, de la Constitution et de la patrie", a déclaré M. Assad en entamant son discours d'investiture.Washington et plusieurs puissances européennes avaient condamné en mai une élection "ni libre ni juste", tandis que l'opposition a dénoncé une "mascarade" dans ce pays frappé par une grave crise économique et financière.La Syrie connaît une dépréciation historique de sa monnaie, une inflation galopante et un taux de pauvreté qui touche plus de 80% de ses habitants, selon l'ONU.La crise a été amplifiée par les sanctions internationales et l'effondrement économique et financier au Liban voisin, où les banques imposent depuis l'automne 2019 des restrictions draconiennes sur les retraits. "Le plus gros obstacle actuellement, ce sont les fonds syriens gelés dans les banques libanaises", a affirmé M. Assad dans son discours, estimant leurs montants à des dizaines de milliards de dollars. Sous pression financière, le gouvernement syrien a augmenté ces dernières semaines les prix de l'essence, du diesel, du pain, du sucre et du riz non subventionnés, tandis que les pannes de courant se sont aggravées, les rationnements atteignant une vingtaine d'heures par jour.Dans ce pays à l'économie aux abois et où la situation sociale ne cesse de se dégrader, les défis à relever sont nombreux. Un rapport de l'ONG World Vision évalue à plus de 1.000 milliards d'euros le coût économique de la guerre en Syrie."Pendant plus de dix ans de guerre, nos préoccupations étaient multiples, et la sécurité et la peur sur l'unité dominaient (...) mais aujourd'hui il s'agit surtout de libérer ce qui reste du territoire et de faire face aux répercussions économiques de la guerre", a encore dit M. Assad. Durant son discours, le président syrien a été interrompu à plusieurs reprises par des applaudissements et des ovations lui rendant hommage. Après avoir enchaîné depuis 2015 les victoires militaires avec l'appui de ses alliés, la Russie et l'Iran, Assad a réussi à reprendre les deux-tiers du territoire. Une partie de la région d'Idleb, dominée par les groupes rebelles et jihadistes, lui échappe toujours ainsi que des zones sous domination turques dans le nord-ouest et d'autres controlées par les kurdes dans le nord et le nord-est. "La question de libérer ce qui reste de notre territoire est primordiale à nos yeux, de le libérer des terroristes et de leurs parrains turcs et américains", a déclaré M. Assad. Peu avant son discours, deux missiles ont été tirés par les forces du régime sur le village de Sarja, dans le sud de la province d'Idleb, tuant six civils, parmi lesquels trois mineurs et un secouriste, et faisant plusieurs blessés, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme.Des habitants du village et des secouristes ont dû évacuer des corps sous les décombres d'une habitation touchée par les tirs.