Au premier abord, Let's Integrate pourrait presque ressembler à un site de rencontre classique. Sauf qu'il n'a pas vocation à mettre en lien de futures âmes soeurs, mais bien d'aider les réfugiés primo-arrivants et les locaux berlinois à se rencontrer. Le principe est simple : la plateforme internet, disponible en trois langues (allemand, anglais et arabe), propose de s'identifier soit en tant que migrant, soit comme local. Il suffit ensuite d'indiquer la date et le lieu où l'on peut se rendre disponible. Si une autre demande correspond à ces critères, vous recevez un mail de confirmation, et un rendez-vous est fixé.

Lasse Landt, co-créateur de la plateforme, a expliqué ses motivations à Associated Press. Tout a commencé durant l'été, alors que l'attention autour de la crise des migrants était à son comble. "C'est partout dans les médias. Tous les jours, il y avait des gens qui parlaient dans les shows télévisés de la crise des migrants. Je n'avais alors jamais vu de réfugié", explique-t-il.

En s'investissant dans un cours de codage internet conçu pour les migrants à Berlin, il rencontre Khaled Alaswad, un Syrien de 25 ans avec qui il décide de créer Let's Integrate. Lancé le 1er mai, le site web a jusqu'à présent permis l'organisation d'une douzaine de rencontres. Pour l'instant, il y a un trop-plein de requêtes de locaux par rapport à celles des réfugiés, mais les organisateurs essayent de pallier à cela en placardant des affiches dans plusieurs centres d'accueil.

Let's Integrate ne se revendique pas vraiment comme une plateforme de soutien aux réfugiés. Le but est plutôt de favoriser leur intégration en créant des rapports horizontaux entre eux et les locaux. Pour les créateurs du site, il s'agit d'une optique qui profitera avant tout à la société dans son ensemble. "En Allemagne, nous avons une vision très technocratique de l'intégration", explique Lasse Landt. "En bref, tu prends un cours de langue, tu trouves un job, et après ça, tu es intégré. Mais en réalité, c'est plutôt une histoire de contact social."

Suite au relais médiatique dont la plateforme a profité ces derniers jours, le nombre de soutiens au projet a rapidement augmenté. Face aux demandes, les organisateurs ont annoncé qu'ils envisageaient peut-être d'étendre le service dans d'autres villes allemandes prochainement.

En 2015, l'Allemagne a accueilli près de 1,1 million de réfugiés et 441.800 demandes d'asile y ont été déposées, selon Eurostat. Soit 35 % de l'ensemble des demandes pour l'ensemble de l'Union européenne.

Au premier abord, Let's Integrate pourrait presque ressembler à un site de rencontre classique. Sauf qu'il n'a pas vocation à mettre en lien de futures âmes soeurs, mais bien d'aider les réfugiés primo-arrivants et les locaux berlinois à se rencontrer. Le principe est simple : la plateforme internet, disponible en trois langues (allemand, anglais et arabe), propose de s'identifier soit en tant que migrant, soit comme local. Il suffit ensuite d'indiquer la date et le lieu où l'on peut se rendre disponible. Si une autre demande correspond à ces critères, vous recevez un mail de confirmation, et un rendez-vous est fixé.Lasse Landt, co-créateur de la plateforme, a expliqué ses motivations à Associated Press. Tout a commencé durant l'été, alors que l'attention autour de la crise des migrants était à son comble. "C'est partout dans les médias. Tous les jours, il y avait des gens qui parlaient dans les shows télévisés de la crise des migrants. Je n'avais alors jamais vu de réfugié", explique-t-il.En s'investissant dans un cours de codage internet conçu pour les migrants à Berlin, il rencontre Khaled Alaswad, un Syrien de 25 ans avec qui il décide de créer Let's Integrate. Lancé le 1er mai, le site web a jusqu'à présent permis l'organisation d'une douzaine de rencontres. Pour l'instant, il y a un trop-plein de requêtes de locaux par rapport à celles des réfugiés, mais les organisateurs essayent de pallier à cela en placardant des affiches dans plusieurs centres d'accueil.Let's Integrate ne se revendique pas vraiment comme une plateforme de soutien aux réfugiés. Le but est plutôt de favoriser leur intégration en créant des rapports horizontaux entre eux et les locaux. Pour les créateurs du site, il s'agit d'une optique qui profitera avant tout à la société dans son ensemble. "En Allemagne, nous avons une vision très technocratique de l'intégration", explique Lasse Landt. "En bref, tu prends un cours de langue, tu trouves un job, et après ça, tu es intégré. Mais en réalité, c'est plutôt une histoire de contact social."Suite au relais médiatique dont la plateforme a profité ces derniers jours, le nombre de soutiens au projet a rapidement augmenté. Face aux demandes, les organisateurs ont annoncé qu'ils envisageaient peut-être d'étendre le service dans d'autres villes allemandes prochainement.En 2015, l'Allemagne a accueilli près de 1,1 million de réfugiés et 441.800 demandes d'asile y ont été déposées, selon Eurostat. Soit 35 % de l'ensemble des demandes pour l'ensemble de l'Union européenne.