S'il est encore trop tôt pour envisager des vacances à l'étranger, la question se pose néanmoins : "comment voyager en toute sécurité dans un monde d'après-crise sanitaire ?". L'industrie du voyage pourrait bien connaître quelques changements, temporaires ou même définitifs. Petit tour d'horizon de ce qui pourrait nous attendre dans un futur proche.
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S'il est encore trop tôt pour envisager des vacances à l'étranger, la question se pose néanmoins : "comment voyager en toute sécurité dans un monde d'après-crise sanitaire ?". L'industrie du voyage pourrait bien connaître quelques changements, temporaires ou même définitifs. Petit tour d'horizon de ce qui pourrait nous attendre dans un futur proche.Ce qui est déjà d'application en BelgiqueÀ l'heure actuelle, quelques premières mesures de sécurité ont déjà été mises en place à Brussels Airport et à Brussels South Charleroi Airport afin de limiter la propagation du virus :Ce à quoi on pourrait s'attendre en BelgiqueSi aucune date de réouverture des aéroports n'a encore été annoncée, quelques premières mesures sont déjà envisagées :D'autres perspectives ?Outre ces règles d'hygiène et de distanciation déjà largement mises en place dans le monde, certains pays et compagnies aériennes ont été plus loin. L'aéroport international de Hong Kong, par exemple, réalise actuellement des tests sur une cabine de désinfection complète du corps. L'objectif ? Désinfecter les voyageurs en 40 secondes, en utilisant des sprays qui tuent les potentiels virus et bactéries présents sur la peau et les vêtements.L'aéroport de Hong Kong serait également le premier aéroport au monde à utiliser des robots pour désinfecter et nettoyer les espaces publics. Ces robots autonomes sont équipés à la fois d'un stérilisateur capable de tuer les microbes grâce aux rayons ultraviolets, mais également d'un stérilisateur à air pour tuer les germes.Plusieurs autres aéroports auraient annoncé qu'ils mettaient en place un "dépistage par détection thermique" afin d'empêcher la propagation du virus à l'étranger. Toutefois, l'installation de détecteurs thermiques divise les experts sur leur réelle efficacité. Leur capacité à dépister des patients fiévreux dépendrait fortement des points visés (front, oreilles, profil) et de la température ambiante (il peut faire très chaud et humide dans certains aéroports). Sans oublier que de nombreux porteurs du virus sont asymptomatiques.Enfin, certains aéroports sont allés encore plus loin. La compagnie Emirates offrirait aux passagers des tests sanguins Covid-19 rapides avant l'embarquement dans les terminaux de l'aéroport de Dubaï. Emirates affirmerait même que ces tests produisent des résultats en 10 minutes.Si la question des vols dépend des compagnies aériennes, on peut déjà s'attendre à plusieurs mesures communes. Le port du masque, par exemple, ne serait pas uniquement obligatoire dans l'enceinte de l'aéroport, mais également dans l'avion lui-même. Tant pour les passagers, que pour les agents de bord.La plupart des grandes compagnies aériennes vont sans doute intensifier leurs procédures de nettoyage et d'hygiène. Ainsi, qu'il s'agisse du plateau-repas, du dossier de chaque siège et de la ceinture de sécurité, l'avion sera convenablement désinfecté après chaque vol.Certaines compagnies ont dores et déjà annoncé qu'elles limiteraient le nombre de passagers. Ainsi, les vols ne seront pas entièrement réservés et les sièges du milieu resteront normalement vides, du moins, au début. Une mesure qui inquiète néanmoins certaines personnes, car cela engendrerait des pertes financières importantes.En Italie, les autorités envisageraient la disposition de grandes vitres de plexiglas pour séparer les transats sur les plages. D'après l'Institute for Tourism Research in Northern Europe, certaines destinations européennes seraient également en train de réfléchir à diverses mesures pour limiter les contacts entre individus. Par exemple, seulement certains hôtels pourraient ouvrir en même temps, ou seulement certaines chambres au sein d'un même bâtiment pourraient être occupées au même moment." Si l'objectif central est la distance sociale, il semble impossible de permettre l'ouverture des piscines dans les stations balnéaires méditerranéennes", explique un expert de l'Institut à la BBC. Il en va de même pour les buffets à volonté proposés dans certains hôtels, qui représentent un risque non négligeable.D'autres pays européens envisageaient même la mise en place de "couloirs touristiques". L'idée serait de permettre aux touristes de certaines zones et États membres les moins touchés par le coronavirus de voyager à l'étranger. La République tchèque envisagerait ainsi de créer un "couloir" avec la Slovaquie et la Croatie, qui ont toutes connu relativement peu de cas de virus. En d'autres termes, seuls les habitants de Slovaquie et de Croatie seraient autorisés pour le moment à voyager en République tchèque, et inversement.Pour l'instant, il ne s'agit que de suppositions. Et pour cause : pour les Belges, les voyages à l'étranger ne seront sans doute pas envisageables cet été. "Je ne suis pas Madame soleil. C'est un peu tôt. En tous les cas, je souhaite des vacances pour tous, et pour tout le monde. Concernant des vacances à l'étranger comme on le faisait avant, pour être honnête, je n'en suis pas certaine. ", a déclaré à Bel-RTL Erika Vlieghe, présidente du groupe d'experts en charge du déconfinement. "En Belgique, il y a assez de lieux. Mais pour passer des vacances en dehors de la Belgique, cela dépendra aussi de l'étranger et de l'état de l'évolution de l'épidémie à l'étranger." Il faudra sans doute attendre la fin du mois de mai pour en savoir davantage à ce sujet.