Les moins chanceux seront affectés dans l'extrême sud de la Thaïlande, où une rébellion séparatiste musulmane a fait plus de 7.000 morts depuis 2004 et où les soldats sont une cible de choix. Pour ceux qui redoutent de tels scénarios, le sanctuaire de Ya Nak ("Grand-mère Nak") dans le temple Wat Mahabut est devenu une halte incontournable. La légende veut que Nak soit morte en couches pendant que son mari était à la guerre. Sa statue dorée, la représentant assise en tailleur avec un bébé, est entourée de fleurs, d'offrandes et de costumes traditionnels.

Certains viennent là dans l'espoir d'échapper à un enrôlement alors qu'ils sont les seuls à subvenir aux besoins de leur famille. "Je suis le seul à travailler (...) Nous avons beaucoup de choses à payer, notamment notre voiture", explique à l'AFP Thawatchai Saisawang, père d'une petite fille.

Pasakorn Raksri, femme transgenre dont la transformation n'est pas encore achevée, ne veut pas non plus être enrôlée. "Mon apparence physique n'est pas exactement ce que l'armée recherche", soupire l'étudiante de 21 ans. Le royaume est connu pour son importante population de personnes transgenres et celles qui ont suivi des opérations sont dispensées de service militaire. Les autres peuvent être enrôlées et sont alors souvent victimes de harcèlement, d'après des organisations de défense de leurs droits.

Dans la pagode de Wat Mahabut, certains viennent aussi exprimer leur gratitude pour ne pas avoir été recrutés. Après avoir "imploré Ya Nak" de l'aider, Utain Kamrit, ouvrier dans une usine, a tiré le seul ticket noir qui restait. "La première chose qui m'est alors venue à l'esprit était que je devais revenir ici" pour la remercier, raconte-t-il.

La question du service militaire est un sujet sensible en Thaïlande, dirigée depuis 2014 par une junte. L'armée au pouvoir a organisé des législatives pour la première fois fin mars et certaines voix dans l'opposition ont fait campagne en promettant une réduction du budget militaire et la fin de la conscription.

Les moins chanceux seront affectés dans l'extrême sud de la Thaïlande, où une rébellion séparatiste musulmane a fait plus de 7.000 morts depuis 2004 et où les soldats sont une cible de choix. Pour ceux qui redoutent de tels scénarios, le sanctuaire de Ya Nak ("Grand-mère Nak") dans le temple Wat Mahabut est devenu une halte incontournable. La légende veut que Nak soit morte en couches pendant que son mari était à la guerre. Sa statue dorée, la représentant assise en tailleur avec un bébé, est entourée de fleurs, d'offrandes et de costumes traditionnels.Certains viennent là dans l'espoir d'échapper à un enrôlement alors qu'ils sont les seuls à subvenir aux besoins de leur famille. "Je suis le seul à travailler (...) Nous avons beaucoup de choses à payer, notamment notre voiture", explique à l'AFP Thawatchai Saisawang, père d'une petite fille. Pasakorn Raksri, femme transgenre dont la transformation n'est pas encore achevée, ne veut pas non plus être enrôlée. "Mon apparence physique n'est pas exactement ce que l'armée recherche", soupire l'étudiante de 21 ans. Le royaume est connu pour son importante population de personnes transgenres et celles qui ont suivi des opérations sont dispensées de service militaire. Les autres peuvent être enrôlées et sont alors souvent victimes de harcèlement, d'après des organisations de défense de leurs droits.Dans la pagode de Wat Mahabut, certains viennent aussi exprimer leur gratitude pour ne pas avoir été recrutés. Après avoir "imploré Ya Nak" de l'aider, Utain Kamrit, ouvrier dans une usine, a tiré le seul ticket noir qui restait. "La première chose qui m'est alors venue à l'esprit était que je devais revenir ici" pour la remercier, raconte-t-il. La question du service militaire est un sujet sensible en Thaïlande, dirigée depuis 2014 par une junte. L'armée au pouvoir a organisé des législatives pour la première fois fin mars et certaines voix dans l'opposition ont fait campagne en promettant une réduction du budget militaire et la fin de la conscription.