Ses avoirs avaient été gelés par les autorités au nom de la drastique loi sur la sécurité nationale promulguée l'an passé par Pékin pour museler toute dissidence.

Son propriétaire, le magnat de la presse Jimmy Lai et plusieurs journalistes et dirigeants de cette publication sont actuellement en détention, accusés de collusion avec des puissances étrangères à la suite d'articles et d'éditoriaux publiés par le quotidien. Ils encourent la perpétuité.

En septembre, l'exécutif hongkongais a demandé la dissolution de la société mère du journal, Next Digital Limited, estimant cette mesure "opportune dans l'intérêt général". Mercredi, à l'issue d'une brève audience, un magistrat au sein de la Haute cour, Jack Wong, a accédé à la demande du gouvernement.

Il était impossible de connaître mercredi les conséquences de la décision du tribunal pour l'édition taïwanaise de l'Apple Daily, toujours opérationnelle en tant que filiale financièrement indépendante. L'agence de presse Bloomberg a affirmé qu'elle est à court de liquidités et mettra la clé sous la porte avant la fin de l'année.

Apple Daily Taiwan a qualifié cette information de "spéculation" sans faire d'autre commentaire. Contacté par l'AFP, le bureau de Next Digital à Taipei n'a pas souhaité réagir à ce sujet.

M. Lai, 74 ans, purge déjà des peines d'emprisonnement pour avoir participé à des manifestations pro-démocratie ces dernières années. Lundi, il a été condamné à 13 mois de prison supplémentaires pour avoir participé en 2020 à un rassemblement interdit par les autorités, en raison des restrictions sanitaires contre le Covid-19, pour commémorer la répression de la place Tiananmen.

Les autorités de Hong Kong ont pris des mesures pour restreindre la liberté de la presse dans le territoire autrefois semi-autonome après les immenses manifestations pro-démocratie de 2019.

Début décembre, Jimmy Lai et le personnel de son quotidien pro-démocratie ont reçu la "plume d'or", un prestigieux prix de la liberté de la presse décerné par l'Association mondiale des journaux et des éditeurs (Wan-Ifra). Cette dernière a salué le journal, y voyant un "symbole de la pro-démocratie et de la dissidence"

Ses avoirs avaient été gelés par les autorités au nom de la drastique loi sur la sécurité nationale promulguée l'an passé par Pékin pour museler toute dissidence. Son propriétaire, le magnat de la presse Jimmy Lai et plusieurs journalistes et dirigeants de cette publication sont actuellement en détention, accusés de collusion avec des puissances étrangères à la suite d'articles et d'éditoriaux publiés par le quotidien. Ils encourent la perpétuité. En septembre, l'exécutif hongkongais a demandé la dissolution de la société mère du journal, Next Digital Limited, estimant cette mesure "opportune dans l'intérêt général". Mercredi, à l'issue d'une brève audience, un magistrat au sein de la Haute cour, Jack Wong, a accédé à la demande du gouvernement.Il était impossible de connaître mercredi les conséquences de la décision du tribunal pour l'édition taïwanaise de l'Apple Daily, toujours opérationnelle en tant que filiale financièrement indépendante. L'agence de presse Bloomberg a affirmé qu'elle est à court de liquidités et mettra la clé sous la porte avant la fin de l'année.Apple Daily Taiwan a qualifié cette information de "spéculation" sans faire d'autre commentaire. Contacté par l'AFP, le bureau de Next Digital à Taipei n'a pas souhaité réagir à ce sujet. M. Lai, 74 ans, purge déjà des peines d'emprisonnement pour avoir participé à des manifestations pro-démocratie ces dernières années. Lundi, il a été condamné à 13 mois de prison supplémentaires pour avoir participé en 2020 à un rassemblement interdit par les autorités, en raison des restrictions sanitaires contre le Covid-19, pour commémorer la répression de la place Tiananmen.Les autorités de Hong Kong ont pris des mesures pour restreindre la liberté de la presse dans le territoire autrefois semi-autonome après les immenses manifestations pro-démocratie de 2019.Début décembre, Jimmy Lai et le personnel de son quotidien pro-démocratie ont reçu la "plume d'or", un prestigieux prix de la liberté de la presse décerné par l'Association mondiale des journaux et des éditeurs (Wan-Ifra). Cette dernière a salué le journal, y voyant un "symbole de la pro-démocratie et de la dissidence"