Le nouveau tsar

Né à Saint-Pétersbourg. Il y recrutera plus tard toute une cour de fidèles
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Né à Saint-Pétersbourg. Il y recrutera plus tard toute une cour de fidèlesDésigné en 1999 par le président Boris Eltsine pour lui succéderPoutine entre au KGB à 23 ans. Après la chute du bloc communiste en 1989, Eltsine le rappelle de son poste dans l'ancienne DDR pour le nommer à Moscou comme président du gouvernement et chef du FSB, les nouveaux services secrets de la Fédération de Russie. Depuis 2000, il règne quasiment en maître absolu, avec un style de plus en plus autocratique. Il ne tolère aucune véritable opposition. Les manifestations sporadiques sont réprimées dans la violence. Pourtant, le nouveau tsar demeure populaire : la plupart des Russes apprécient la stabilité de son régime et lui sont reconnaissants de leur assurer un niveau de vie raisonnable grâce aux revenus du secteur pétrolier et gazier. Mais à mesure que l'orgueil lui monte à la tête, la formule Poutine présente des failles. La corruption phénoménale qui règne au sommet ne peut plus être cachée. L'économie va mal. Et les sanctions internationales qui sont imposées au pays depuis l'annexion de la Crimée en 2014 découragent ses partisans. Quoique... la question de l'après-Poutine n'a pas (encore) trouvé de réponse.