L'objectif de cette ambitieuse stratégie REDD+ (Réduction des émissions issues de la déforestation et de la dégradation forestière, et le + inclut l'augmentation des stocks de carbone) est de rétablir un nouvel équilibre. Par exemple en offrant un appui à la mécanisation (villages agricoles, défrichage, labour des savanes...) couplé à l'agroforesterie et autres techniques de restauration de la fertilité des sols.
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L'objectif de cette ambitieuse stratégie REDD+ (Réduction des émissions issues de la déforestation et de la dégradation forestière, et le + inclut l'augmentation des stocks de carbone) est de rétablir un nouvel équilibre. Par exemple en offrant un appui à la mécanisation (villages agricoles, défrichage, labour des savanes...) couplé à l'agroforesterie et autres techniques de restauration de la fertilité des sols.A l'est du pays, en Ituri, au Nord-Kivu au Sud-Kivu, le soutien aux cultures de rente et l'élevage, l'appui à la relance des filières, correspondant à des accès aux marchés accessibles, est déjà dynamique : cacao, café, palmier à huile, riz, pomme de terre, café arabica, quinquina, papaïne, thé...Pour installer une économie locale stable, les filières doivent être renforcées en veillant à la solidité de chaque maillon et en assurant un revenu décent au producteur, commerçant, transporteur et chaque intermédiaire ; favoriser l'émergence dans le milieu rural d'acheteurs et de transformateurs professionnels, aidés par les banques; relancer les crédits de campagne permettant d'acheter les produits ; orienter les agriculteurs vers la qualité grâce à des politiques incitatives de prix et fiscalité ; développer les labels de qualité, organiser les exportations; permettre un accès massif et facile à des équipements de transformation peu coûteux et adaptés à leurs besoins (avec plan de maintenance et de renouvellement du matériel); appuyer les organisations paysannes à structurer la commercialisation des produits (négociation des prix, warrantage1, regroupement, transport, accès aux marchés...); et à collaborer avec des investisseurs privés qui facilitent ces processus de commercialisation.Soixante ans après l'indépendance, le thème de l'inadéquation entre les cursus universitaires et le marché de l'emploi est toujours d'actualité avec une proportion excessive de diplômés destinés à la fonction publique. La formation des enseignants du secondaire, mission traditionnelle des universités, est déficiente dans les disciplines scientifiques et technologiques et plus encore les "business verts".L'Afrique a surtout besoin d'entrepreneurs, et les universités ne sont pas nécessairement les lieux les plus appropriés pour les produire. En outre, le sacrifice de la qualité académique sur l'autel de la paix sociale s'est soldé par une contribution négligeable des universités africaines à la production scientifique mondiale (à l'exception de l'Afrique du Sud). Les politiques n'ont pas assez tenu compte qu'en matière éducative, on ne pouvait se jouer du facteur temps. Ils ont précipité les choses et compromis la réussite d'universités étouffées sous le nombre. Pendant ce temps, les élites politicoéconomiques envoient leurs enfants dans les universités européennes ou nord-américaines témoignant ainsi de l'échec des universités africaines à se hisser à un niveau international.Par ailleurs, les formations pratiques ou professionnelles dans les écoles et les ISDR (instituts de développement rural, nombreux en RDC) doivent être orientées selon les potentialités locales des terroirs et territoires, dans le sens de l'entrepreneuriat, et de la création de son propre emploi. Le lien est en effet indispensable entre les programmes agricoles et les programmes d'appui à la formation professionnelle.Le président Felix Tshisekedi est totalement investi dans sa mission de montrer une nouvelle image de la RDC. Il a affiché lors de sa visite en Belgique, en septembre 2019, sa volonté d'entamer une "ère nouvelle de développement", en lançant un appel à la Belgique - et plus particulièrement ses entrepreneurs - à accompagner cette "émergence". "Nous sommes entrés dans une ère nouvelle de développement, précisa-t-il. Le Congo d'aujourd'hui est un Congo qui se veut émergent, performant et désireux de l'accompagnement de la Belgique - l'ancienne puissance coloniale avec laquelle les liens sont restés forts. Dites-vous bien qu'en demeurant de côté, vous ratez aussi des opportunités."Le secteur privé n'a pas encore trouvé une place significative dans le processus REDD-climat qui est le plus prometteur en RDC (emplois verts). Il est nécessaire que les finances publiques catalysent les investissements privés en stimulant les marchés, l'innovation et diminuant les risques associés. Cependant, la RDC dispose d'une expérience de plus de trente ans en agroforesterie (sites de Kinzono, Mampu, Nsio, autant de projets soutenus par l'Union européenne) et il y a de nombreuses initiatives comme le forum des investisseurs en agroforesterie qui a eu lieu en 2019 à l'Ecole régionale postuniversitaire d'aménagement et de gestion intégrés des forêts et territoires tropicaux (partenariat avec l'ULiège).Ces projets innovent en matière de développement et de gouvernance locale, en offrant les garanties d'un patrimoine naturel qui reste intact. La zone des tourbières est une région de prédilection en raison de son importance en tant que puits de carbone, et aussi en raison du potentiel économique des provinces en périphérie.Les problèmes sociaux, économiques environnementaux sont largement imbriqués. On ne pourra pas protéger la forêt de ce pays sans un essor économique substantiel, sans une stratégie cohérente où les partenaires techniques et financiers joueraient sur l'alignement et la complémentarité. Développement social et conservation de la nature vont de pair. Pour être capables de protéger la nature, les communautés doivent, sortir de la pauvreté. La stratégie REDD adoptée par le gouvernement de la RDC et mise en oeuvre depuis plus de cinq ans est une stratégie imbriquée.