Mme Wilmès ne sait pas encore sur quelles bases reprendront les négociations dans un second temps, alors que la réunion des chefs d'État et de gouvernement a accouché d'un désaccord.

Repartira-t-on de la proposition chiffrée de Charles Michel présentée la semaine dernière? Avec ou sans les ajustements du document technique dessiné par la Commission, dévoilé vendredi soir après plus de 24h de tractations infructueuses?

"Ce sera en fonction des discussions qui vont avoir lieu maintenant", a répondu la libérale. A partir du document qui a circulé vendredi soir, "il y avait deux possibilités; soit on y allait et on essayait d'amender ce chemin de réflexion pour pouvoir repartir de cette base-là et refaire une 'négobox', soit - et c'est ce que l'on a vécu aujourd'hui - l'on observait qu'il n'y avait pas possibilité de se rencontrer sur ce chemin-là". "Ce sera au président de décider sur quelle base nous nous retrouverons".

Compromis

Un élément du document technique d'ajustements ("non paper") n'était en tout cas pas de nature à plaire à la délégation belge, ce que la Première ministre a reconnu à demi-mot: l'idée d'accorder aux Pays-Bas durant trois ans (2021-2023) un taux plus élevé de frais de collecte que l'État peut retenir des droits de douane perçus à ses frontières (le reste file dans le budget UE). Selon le papier qui circulait, les Néerlandais auraient pu en garder 25% durant les trois premières années, alors que les autres n'auraient pu en garder que 15%, contre 20 actuellement. La Belgique elle-même voudrait garder ces frais de collecte aussi proches que possible des 20%, car le Brexit entraine une forte hausse des coûts pour la douane belge.

Une telle différenciation envisagée en faveur d'un État, "ce n'est pas une dynamique dans laquelle la Belgique s'inscrivait automatiquement, pour le dire comme ça", a commenté Sophie Wilmès. Cependant, aucun compromis ne se verrait refusé côté belge sur la base d'un seul élément, a-t-elle insisté, précisant que c'est le "cadre général" qui compte avant tout.

Point positif selon la Première ministre: "le message commun" autour de la table des 27 était "que tout le monde veut trouver un compromis".

Chacune des propositions qui a circulé "avait ses qualités et ses défauts" aux yeux des Belges. Qui gardent un même objectif: un budget qui demandera forcément une contribution en hausse des États, vu le départ des Britanniques, et qui devra trouver un délicat équilibre entre les "anciennes" politiques à préserver (cohésion et PAC) et les nouvelles politiques qui comptent également beaucoup pour la Belgique. Sophie Wilmès cite ainsi "la recherche et développement" et les "programmes comme Horizon Europe", "dans lesquels la Belgique score très bien".

Mme Wilmès ne sait pas encore sur quelles bases reprendront les négociations dans un second temps, alors que la réunion des chefs d'État et de gouvernement a accouché d'un désaccord. Repartira-t-on de la proposition chiffrée de Charles Michel présentée la semaine dernière? Avec ou sans les ajustements du document technique dessiné par la Commission, dévoilé vendredi soir après plus de 24h de tractations infructueuses? "Ce sera en fonction des discussions qui vont avoir lieu maintenant", a répondu la libérale. A partir du document qui a circulé vendredi soir, "il y avait deux possibilités; soit on y allait et on essayait d'amender ce chemin de réflexion pour pouvoir repartir de cette base-là et refaire une 'négobox', soit - et c'est ce que l'on a vécu aujourd'hui - l'on observait qu'il n'y avait pas possibilité de se rencontrer sur ce chemin-là". "Ce sera au président de décider sur quelle base nous nous retrouverons". Un élément du document technique d'ajustements ("non paper") n'était en tout cas pas de nature à plaire à la délégation belge, ce que la Première ministre a reconnu à demi-mot: l'idée d'accorder aux Pays-Bas durant trois ans (2021-2023) un taux plus élevé de frais de collecte que l'État peut retenir des droits de douane perçus à ses frontières (le reste file dans le budget UE). Selon le papier qui circulait, les Néerlandais auraient pu en garder 25% durant les trois premières années, alors que les autres n'auraient pu en garder que 15%, contre 20 actuellement. La Belgique elle-même voudrait garder ces frais de collecte aussi proches que possible des 20%, car le Brexit entraine une forte hausse des coûts pour la douane belge. Une telle différenciation envisagée en faveur d'un État, "ce n'est pas une dynamique dans laquelle la Belgique s'inscrivait automatiquement, pour le dire comme ça", a commenté Sophie Wilmès. Cependant, aucun compromis ne se verrait refusé côté belge sur la base d'un seul élément, a-t-elle insisté, précisant que c'est le "cadre général" qui compte avant tout. Point positif selon la Première ministre: "le message commun" autour de la table des 27 était "que tout le monde veut trouver un compromis". Chacune des propositions qui a circulé "avait ses qualités et ses défauts" aux yeux des Belges. Qui gardent un même objectif: un budget qui demandera forcément une contribution en hausse des États, vu le départ des Britanniques, et qui devra trouver un délicat équilibre entre les "anciennes" politiques à préserver (cohésion et PAC) et les nouvelles politiques qui comptent également beaucoup pour la Belgique. Sophie Wilmès cite ainsi "la recherche et développement" et les "programmes comme Horizon Europe", "dans lesquels la Belgique score très bien".