Malgré les réticences de l'opposition, lundi soir, les députés français ont validé la création d'un "pass sanitaire" pour l'accès aux grands évènements ou à certains lieux à la présentation d'un résultat négatif d'un test, d'un justificatif de vaccination ou d'une attestation de rétablissement après contamination. La décision s'inspire des recommandations européennes et pourrait servir d'exemple pour d'autres pays, dont la Belgique.

Les Français ont davantage de perspective pour les mois à venir : réouverture des terrasses, des commerces et des lieux culturels... C'est le cas aussi en Belgique, avec la réouverture des terrasses depuis le 8 mai et un Comité de concertation pour baliser la suite du déconfinement, ce mardi.

Un projet concret de "pass sanitaire"

Lundi soir, le gouvernement d'Emmanuel Macron a donné un premier feu vert pour la création d'un "pass sanitaire", au premier jour de l'examen d'un projet de loi qui tendà desserrer l'état d'urgence sanitaire, sans baisser garde face au Covid-19. "Le passe sanitaire doit nous permettre derouvrir des établissements recevant du public, des festivals, des lieux de rassemblement.Si nous n'avions pas le passe sanitaire, nous devrions attendre beaucoup pluslongtemps", a prévenu le secrétaire d'Etat en charge du numérique Cédric O, ajoutant que ce pass "ne garantit pas qu'il n'y a aucun risque, il diminue les risques".

Le pass sanitaire consiste à présenter un certificat de test virologique négatif au Covid-19, un certificat de vaccination ou d'une attestation d'immunité naturelle, en format papier ou numérique. Il ne sera pas utile "pour les activité courantes", précise le ministre de la Santé Olivier Véran, l'objectif étant de réguler l'accès à des évènements rassemblant plus de 1000 personnes. Premièrement réservé aux déplacements depuis ou vers l'étranger, la pass sanitaire est loin d'avoir fait l'unanimité hier à l'Assemblée Nationale, et n'a pas convaincu Philippe Latombe, député MODEM (centre) qui dénonce un "texte trop large" et "pas assez précis". Cette mesure a fait l'objet de longs débats, et de nombreux amendements de suppression ou de précision, tous rejetés.

Mise en route le 9 juin

La mise en place du pass sanitaire est prévue à la réouverture des établissements culturels et sportifs, troisième étape du déconfinement en France, soit le mercredi 9 juin 2021 - une date également envisagée pour la prochaine étape du déconfinement en Belgique. Ce pass sanitaire français viendrait que compléter celui qui devrait être exigé au niveau européen pour le déplacements à l'étranger. La Commission européenne avait déjà présenté le projet d'un pass sanitaire européen le 17 mars, et précisé qu'à la mi-juin l'ensemble des pays membres devront se coordonner afin que les pass sanitaires de chacun puissent servir aux voyageurs.

La France ouvrira ses frontières aux touristes munis d'un pass sanitaire, avec un test PCR négatif et une attestation sur l'honneur attestant l'absence de symptôme d'infection ou garantissant que l'on n'a pas été en contact avec un cas confirmé.

Lina Bouzekri

Malgré les réticences de l'opposition, lundi soir, les députés français ont validé la création d'un "pass sanitaire" pour l'accès aux grands évènements ou à certains lieux à la présentation d'un résultat négatif d'un test, d'un justificatif de vaccination ou d'une attestation de rétablissement après contamination. La décision s'inspire des recommandations européennes et pourrait servir d'exemple pour d'autres pays, dont la Belgique.Les Français ont davantage de perspective pour les mois à venir : réouverture des terrasses, des commerces et des lieux culturels... C'est le cas aussi en Belgique, avec la réouverture des terrasses depuis le 8 mai et un Comité de concertation pour baliser la suite du déconfinement, ce mardi.Un projet concret de "pass sanitaire"Lundi soir, le gouvernement d'Emmanuel Macron a donné un premier feu vert pour la création d'un "pass sanitaire", au premier jour de l'examen d'un projet de loi qui tendà desserrer l'état d'urgence sanitaire, sans baisser garde face au Covid-19. "Le passe sanitaire doit nous permettre derouvrir des établissements recevant du public, des festivals, des lieux de rassemblement.Si nous n'avions pas le passe sanitaire, nous devrions attendre beaucoup pluslongtemps", a prévenu le secrétaire d'Etat en charge du numérique Cédric O, ajoutant que ce pass "ne garantit pas qu'il n'y a aucun risque, il diminue les risques".Le pass sanitaire consiste à présenter un certificat de test virologique négatif au Covid-19, un certificat de vaccination ou d'une attestation d'immunité naturelle, en format papier ou numérique. Il ne sera pas utile "pour les activité courantes", précise le ministre de la Santé Olivier Véran, l'objectif étant de réguler l'accès à des évènements rassemblant plus de 1000 personnes. Premièrement réservé aux déplacements depuis ou vers l'étranger, la pass sanitaire est loin d'avoir fait l'unanimité hier à l'Assemblée Nationale, et n'a pas convaincu Philippe Latombe, député MODEM (centre) qui dénonce un "texte trop large" et "pas assez précis". Cette mesure a fait l'objet de longs débats, et de nombreux amendements de suppression ou de précision, tous rejetés.Mise en route le 9 juinLa mise en place du pass sanitaire est prévue à la réouverture des établissements culturels et sportifs, troisième étape du déconfinement en France, soit le mercredi 9 juin 2021 - une date également envisagée pour la prochaine étape du déconfinement en Belgique. Ce pass sanitaire français viendrait que compléter celui qui devrait être exigé au niveau européen pour le déplacements à l'étranger. La Commission européenne avait déjà présenté le projet d'un pass sanitaire européen le 17 mars, et précisé qu'à la mi-juin l'ensemble des pays membres devront se coordonner afin que les pass sanitaires de chacun puissent servir aux voyageurs. La France ouvrira ses frontières aux touristes munis d'un pass sanitaire, avec un test PCR négatif et une attestation sur l'honneur attestant l'absence de symptôme d'infection ou garantissant que l'on n'a pas été en contact avec un cas confirmé.Lina Bouzekri