Selon le ministre de la Culture Franck Riester "le coût total des travaux n'est pas chiffré", bien que la Fondation du Patrimoine ait annoncé l'arrêt de sa collecte. "Il faut être raisonnable, il faut savoir s'arrêter", avait expliqué samedi à l'AFP son président Guillaume Poitrinal. Selon lui, la collecte globale de Notre-Dame devrait atteindre les 900 millions, et il a annoncé une nouvelle souscription pour les cas les plus urgents parmi 2.800 sites menacés en France.

Pour le ministre, "il est prématuré de considérer que +nous aurions trop de fonds collectés, plus qu'il n'en faut pour restaurer la cathédrale+". Il déplore la décision unilatérale de la Fondation du Patrimoine (FDP) de mettre fin à sa collecte en faveur de Notre-Dame", mais "la souscription nationale se poursuit naturellement avec la Fondation de France, la Fondation Notre-Dame et le Centre des Monuments nationaux", les trois autres institutions retenues pour réunir les dons. "La restauration se veut un projet fédérateur, ambitieux à la hauteur de la splendeur de ce chef d'oeuvre architectural et patrimonial" et "sera conduite dans la concertation la plus large", a promis M. Riester. Il a exprimé "son ambition de préserver l'intérêt historique, artistique et architectural de ce symbole de la France", alors que certaines associations craignent que ce trésor du patrimoine ne soit pas fidèlement reconstruit.