La pub de la marque d'hygiène intime féminine enflamme les réseaux sociaux depuis bientôt trois mois et s'est fait critiquer par beaucoup d'internautes. En effet, celle-ci représente sous plusieurs formes (porte monnaie, cupcake, pêche, coquillage) et de manière animée l'anatomie de la femme, mais ça n'a pas plu à tout le monde. Si certains sont ravis que le sang des menstruations soit enfin représenté par du rouge et plus par un liquide bleu, d'autres sont choqués et en viennent même jusqu'à signer une pétition pour retirer la publicité des écrans.

Alors que certains téléspectateurs qualifient la pub de "dégradante pour la femme", il serait peut-être bon de se demander si au contraire, ce qui est rétrograde n'est pas le fait de vouloir la supprimer. La marque Nana a voulu casser les codes et transgresser les tabous de la société dans le but de décomplexer les femmes (et les hommes) vis-à-vis des menstruations.

La campagne de Bicky, quant à elle, fait scandale pour une toute autre raison. Qualifiée de sexiste et misogyne, la pub met en scène un homme qui frappe sa femme après que celle-ci lui ai apporté un faux bicky.

Affiche publicitaire Bicky © belga

On ne sait toujours pas à l'heure actuelle si le but de cette pub est de faire parler de la marque grâce à une polémique ou si c'est une maladroite plaisanterie de la part du département marketing mais ce qui est sûr, c'est qu'elle n'a pas fait l'unanimité. En ce qui concerne la marque, cette dernière affirme qu'elle ne veut absolument pas promouvoir la violence contre les femmes et qu'elle désapprouve fermement toute forme de violence. "Ce n'était pas l'intention du poste. (...) L'approche et le principe du post est que la vente de faux Bicky's ne se fait pas non plus ! Restez réaliste, gardez la paix et ne battez personne ! On veut la paix dans le monde et le vrai bicky est au pouvoir ! ". Alors qu'on peut constater que l'image n'apparait plus sur leur Instagram, nous pouvons retrouver une autre photo d'une femme en bikini, de dos, avec deux pains burgers pour représenter son fessier.

Entre les féministes qui sont pour la pub Nana et contre celle de Bicky, et les sexistes qui sont pour la pub de Bicky et contre celle de Nana, on peut constater qu'on est encore loin de la société égalitaire à laquelle certains veulent aboutir.

Auteure: Margaux Glamocic (stagiaire)