Quel casse-tête! Les dirigeants européens ont peiné à se mettre d'accord sur les nominations aux top jobs, les plus hautes fonctions des institutions communes. Alors que s'annonce pour l'Union une longue période d'incertitudes liée à la crise du Brexit, que les forces populistes europhobes progressent et que le projet politique européen est menacé de disparition si l'Europe ne s'affirme pas comme puissance face aux Etats-Unis, à la Chine et à la Russie, les Vingt-Huit ont étalé leurs divergences lors de trois sommets extraordinaires dont l'un, le dernier, s'est prolongé ces 1er et 2 juillet. "Et pour cause, confie un diplomate: un compromis acceptable passe désormais par un accord entre trois grandes familles politiques au lieu de deux." Conservateurs et socialistes, restés les deux groupes les plus grands groupes au Parlement européen, mais en perte de vitesse, doivent s'entendre avec les libéraux, appelés à faire partie de la majorité. A cette nouvelle donne s'ajoute la résistance de plus en plus vive de pays d'Europe centrale aux arrangements dictés par le "moteur" franco-allemand de l'Union.
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