Ce dispositif vise "une centaine d'individus appartenant souvent à des groupuscules qui viennent systématiquement casser dans les manifestations", a précisé le ministre de l'Intérieur lors de son audition devant la commission des Lois, rappelant que le dispositif était proche de celui qui permet "de gérer les hooligans dans les stades".

Après des débordements de "gilets jaunes", Édouard Philippe a annoncé le 7 janvier une nouvelle loi "anticasseurs", qui prévoira notamment un fichier à l'image de celui antihooligans réclamé par des syndicats de policiers.

L'Assemblée nationale doit examiner le 29 janvier une proposition de loi des sénateurs LR contre les violences dans les manifestations, adoptée en première lecture par la Haute assemblée en octobre.

Le texte, qui fera l'objet d'amendements pour le compléter ou le corriger dans le sens voulu par le gouvernement, doit durcir les sanctions contre les casseurs et les manifestations non déclarées.

La ministre de la Justice Nicole Belloubet a défendu l'annonce de cette future loi en affirmant qu'il fallait "protéger le droit de manifester" tout en l'encadrant.

Les "gilets jaunes", dont la contestation dure depuis deux mois, dénoncent eux régulièrement un amalgame entre leur mouvement et les "casseurs".

Ce dispositif vise "une centaine d'individus appartenant souvent à des groupuscules qui viennent systématiquement casser dans les manifestations", a précisé le ministre de l'Intérieur lors de son audition devant la commission des Lois, rappelant que le dispositif était proche de celui qui permet "de gérer les hooligans dans les stades". Après des débordements de "gilets jaunes", Édouard Philippe a annoncé le 7 janvier une nouvelle loi "anticasseurs", qui prévoira notamment un fichier à l'image de celui antihooligans réclamé par des syndicats de policiers. L'Assemblée nationale doit examiner le 29 janvier une proposition de loi des sénateurs LR contre les violences dans les manifestations, adoptée en première lecture par la Haute assemblée en octobre. Le texte, qui fera l'objet d'amendements pour le compléter ou le corriger dans le sens voulu par le gouvernement, doit durcir les sanctions contre les casseurs et les manifestations non déclarées. La ministre de la Justice Nicole Belloubet a défendu l'annonce de cette future loi en affirmant qu'il fallait "protéger le droit de manifester" tout en l'encadrant. Les "gilets jaunes", dont la contestation dure depuis deux mois, dénoncent eux régulièrement un amalgame entre leur mouvement et les "casseurs".