"Je vais rester au Parlement jour et nuit sans manger, pour dénoncer ce scandale: les gens n'en ont pas conscience, mais on va vers une situation où il n'y aura quasi plus d'argent pour le climat, la santé, rien de sérieux pour l'emploi" dans le prochain budget européen, a déclaré l'eurodéputé socialiste au premier jour de sa grève, élu depuis 2019.

"La seule solution, c'est d'augmenter les ressources propres de l'UE avec une 'vraie' taxe sur les transactions financières (TTF), qui permettrait de rembourser le plan de relance, tout en finançant la santé et le climat", insiste M. Larrouturou (56 ans), membre du groupe "Socialistes & Démocrates" et rapporteur du budget 2021.

Les dirigeants européens ont approuvé en juillet un plan de relance post-Covid de 750 milliards d'euros, financé par l'emprunt et adossé à un budget européen de 1.074 milliards d'euros pour 2021-2027.

Or, les eurodéputés, dont l'approbation est indispensable, réclament 39 milliards supplémentaires pour plusieurs programmes, de l'éducation à la recherche, sabrés dans la proposition des États. Leur blocage pourrait retarder le plan de relance.

57 milliards par an

Dans un vote en commission mi-octobre, les eurodéputés ont réclamé de nouvelles sources de revenus, dont une TTF (appelée communément "taxe Tobin"), techniquement prête et qui rapporterait jusqu'à 57 milliards d'euros par an.

"Si on ne taxe pas la spéculation, le 'Pacte vert' européen est mort (...) les belles paroles sur la loi climat, et la création d'emplois verts, tout cela restera lettre morte, et nous conduit vers une planète morte", a expliqué Pierre Larrouturou dans un discours au Parlement où il a annoncé sa grève de la faim.

"On fonce vers le chaos social, climatique et sanitaire. Tout se joue dans les quinze prochains jours, s'est-il alarmé auprès de l'AFP, appelant Paris à "clarifier sa position".

La France et l'Allemagne proposent certes une TTF européenne, mais sur une base beaucoup plus restreinte qu'un projet de la Commission de 2011, dans le souci d'éviter une fuite massive des flux financiers hors de l'UE.

A l'inverse, l'Autriche réclame de taxer tous les types d'instruments financiers (actions, produits dérivés, obligations), accusant en janvier dernier la proposition franco-allemande d'épargner "approximativement 99% des transactions".

"Je vais rester au Parlement jour et nuit sans manger, pour dénoncer ce scandale: les gens n'en ont pas conscience, mais on va vers une situation où il n'y aura quasi plus d'argent pour le climat, la santé, rien de sérieux pour l'emploi" dans le prochain budget européen, a déclaré l'eurodéputé socialiste au premier jour de sa grève, élu depuis 2019."La seule solution, c'est d'augmenter les ressources propres de l'UE avec une 'vraie' taxe sur les transactions financières (TTF), qui permettrait de rembourser le plan de relance, tout en finançant la santé et le climat", insiste M. Larrouturou (56 ans), membre du groupe "Socialistes & Démocrates" et rapporteur du budget 2021.Les dirigeants européens ont approuvé en juillet un plan de relance post-Covid de 750 milliards d'euros, financé par l'emprunt et adossé à un budget européen de 1.074 milliards d'euros pour 2021-2027. Or, les eurodéputés, dont l'approbation est indispensable, réclament 39 milliards supplémentaires pour plusieurs programmes, de l'éducation à la recherche, sabrés dans la proposition des États. Leur blocage pourrait retarder le plan de relance.Dans un vote en commission mi-octobre, les eurodéputés ont réclamé de nouvelles sources de revenus, dont une TTF (appelée communément "taxe Tobin"), techniquement prête et qui rapporterait jusqu'à 57 milliards d'euros par an."Si on ne taxe pas la spéculation, le 'Pacte vert' européen est mort (...) les belles paroles sur la loi climat, et la création d'emplois verts, tout cela restera lettre morte, et nous conduit vers une planète morte", a expliqué Pierre Larrouturou dans un discours au Parlement où il a annoncé sa grève de la faim."On fonce vers le chaos social, climatique et sanitaire. Tout se joue dans les quinze prochains jours, s'est-il alarmé auprès de l'AFP, appelant Paris à "clarifier sa position".La France et l'Allemagne proposent certes une TTF européenne, mais sur une base beaucoup plus restreinte qu'un projet de la Commission de 2011, dans le souci d'éviter une fuite massive des flux financiers hors de l'UE.A l'inverse, l'Autriche réclame de taxer tous les types d'instruments financiers (actions, produits dérivés, obligations), accusant en janvier dernier la proposition franco-allemande d'épargner "approximativement 99% des transactions".