"La question est extrêmement grave, dramatiquement grave. Le risque est mortellement sérieux. Et j'aimerais que ceux qui oeuvrent engagés dans cette voie reviennent à la raison", a déclaré aux journalistes à Varsovie l'ancien Premier ministre libéral polonais, considéré par les conservateurs nationalistes de Jaroslaw Kaczynski comme leur principal adversaire politique.

"Le Polexit, c'est-à-dire la sortie de la Pologne de l'UE, me paraît malheureusement possible non pas parce que Jaroslaw Kaczynski aurait un tel plan. Il dit qu'il n'a pas cela en tête - qui voudra, le croira, il faut le croire", mais, a rappelé M. Tusk, l'ex-Premier ministre britannique David Cameron n'avait pas non plus l'intention de faire sortir son pays de l'UE et il a même fait beaucoup pour éviter le Brexit.

Aussi "peu importe si Jaroslaw Kaczynski planifie la sortie de la Pologne de l'UE ou bien s'il ne fait qu'initier des processus qui peuvent y aboutir", a déclaré M. Tusk, dans une allusion aux tensions entre Varsovie et Bruxelles.

La Commission européenne, et nombre de pays, reprochent aux conservateurs polonais de mettre en danger les principes fondamentaux de l'Etat de droit, notamment en tentant de se soumettre la justice par une série de réformes controversées.

M. Tusk, qui a comparu lundi en qualité de témoin devant une commission parlementaire enquêtant sur les activités d'une pyramide financière à l'époque où il était chef du gouvernement, a expliqué par ailleurs qu'il serait le 11 novembre en Pologne, qui célèbre ce jour le centenaire de son indépendance, et non à Paris, aux cérémonies internationales de l'armistice.

"Il y a 40 ans, j'ai participé pour la première fois à une manifestation commémorative à Gdansk, à l'époque (communiste, ndlr) où c'était illégal. Depuis, je célèbre cet anniversaire chaque année", a-t-il indiqué.

"J'ai décliné l'invitation du président Macron aux cérémonies internationales à Paris. Il est évident pour moi, en tant que président du Conseil européen et ancien Premier ministre polonais, que le jour du centenaire de l'indépendance de la Pologne je dois être à Varsovie", a précisé M. Tusk.

"La question est extrêmement grave, dramatiquement grave. Le risque est mortellement sérieux. Et j'aimerais que ceux qui oeuvrent engagés dans cette voie reviennent à la raison", a déclaré aux journalistes à Varsovie l'ancien Premier ministre libéral polonais, considéré par les conservateurs nationalistes de Jaroslaw Kaczynski comme leur principal adversaire politique."Le Polexit, c'est-à-dire la sortie de la Pologne de l'UE, me paraît malheureusement possible non pas parce que Jaroslaw Kaczynski aurait un tel plan. Il dit qu'il n'a pas cela en tête - qui voudra, le croira, il faut le croire", mais, a rappelé M. Tusk, l'ex-Premier ministre britannique David Cameron n'avait pas non plus l'intention de faire sortir son pays de l'UE et il a même fait beaucoup pour éviter le Brexit. Aussi "peu importe si Jaroslaw Kaczynski planifie la sortie de la Pologne de l'UE ou bien s'il ne fait qu'initier des processus qui peuvent y aboutir", a déclaré M. Tusk, dans une allusion aux tensions entre Varsovie et Bruxelles. La Commission européenne, et nombre de pays, reprochent aux conservateurs polonais de mettre en danger les principes fondamentaux de l'Etat de droit, notamment en tentant de se soumettre la justice par une série de réformes controversées.M. Tusk, qui a comparu lundi en qualité de témoin devant une commission parlementaire enquêtant sur les activités d'une pyramide financière à l'époque où il était chef du gouvernement, a expliqué par ailleurs qu'il serait le 11 novembre en Pologne, qui célèbre ce jour le centenaire de son indépendance, et non à Paris, aux cérémonies internationales de l'armistice."Il y a 40 ans, j'ai participé pour la première fois à une manifestation commémorative à Gdansk, à l'époque (communiste, ndlr) où c'était illégal. Depuis, je célèbre cet anniversaire chaque année", a-t-il indiqué. "J'ai décliné l'invitation du président Macron aux cérémonies internationales à Paris. Il est évident pour moi, en tant que président du Conseil européen et ancien Premier ministre polonais, que le jour du centenaire de l'indépendance de la Pologne je dois être à Varsovie", a précisé M. Tusk.